La vague de réfugiés en provenance du Proche et du Moyen Orient (principalement l'Irak et la Syrie) nécessite de la part de toutes les institutions d’Europe, et notamment de la part des universités, un effort particulier afin de manifester un accueil digne des valeurs éthiques que prétendent défendre les pays de l’Union européenne.

Cet accueil s’inscrit dans la défense des valeurs humanistes qui sont chères à notre Université qui a une longue tradition d’engagements et de mobilisations.

L’ULB souhaite agir dans les domaines qui sont les siens : la recherche et l’enseignement. Avec l’espoir de voir ces réfugiés regagner un jour leur pays, munis d’un nouveau bagage intellectuel.

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS!
Aidez-nous à prolonger notre action d'accueil à des chercheurs réfugiés!
Faites un don en versant le montant de votre choix sur le compte BE79 2100 4294 0033 - code BIC GEBABEBB - avec la communication 5D00.Y.000011 - DON SOLIDARITÉ UNIVERSITAIRE RÉFUGIÉS.
Tout don d'un montant minimum de 40 euros fera l'objet d'une exonération fiscale.

L’ULB a ouvert 10 chaires d’accueil post-doctorales d'un an, renouvelables, qui permettent à des chercheurs et enseignants ayant obtenu le statut de réfugiés de poursuivre leur recherche à Bruxelles, dans un environnement sécurisé et entouré de leurs pairs.


Ces chaires portent le nom de Khaled al’As-ad, cet archéologue de 82 ans, décapité par Daesh pour avoir participé à des colloques scientifiques internationaux et collaboré avec des collègues étrangers. Sa mémoire constitue une évocation tragique mais emblématique de la valeur de la solidarité académique internationale. Les offres ont été diffusées en collaboration avec l’association Scholars at Risk.

L'appel à candidature a permis de retenir 17 dossiers éligibles sur les 35 prises de contact initiales. Parmi les dossiers, 11 l'étaient dans le domaine des sciences humaines et sociales, 4 dans le domaine des Sciences et Techniques et 2 dans le domaine des Sciences de la Vie. Trois étaient portés par des femmes et 15 candidat.e.s étaient d’origine syrienne. Un tiers des réfugié.e.s sont issu.e.s de la dernière vague migratoire et la majorité ont entre 30 et 40 ans.

Depuis la rentrée 2016-2017, l'ULB accueille déjà 9 chercheuses et chercheurs.

Ils et elles mettront leur savoir et expertise au service de l'Université, dans me cadre de ces chaires post-doctorales, au sein des facultés suivantes: 1 à l'HDERF et Faculté de Médecine, 1 en Faculté de Lettres, Traduction et Communication (à partir de la rentrée 2017) , 3 en Faculté de Philosophie et Sciences sociales, 2 au sein de l'École Polytechnique de Bruxelles, 1 en Faculté des Sciences, 1 en Faculté de Droit.

Neuf d'entre eux viennent de Syrie et un d'Irak. Parmi eux figurent 2 femmes et 7 hommes.

Chaque chaire coûtant 40 000 euros par an, l’ULB a mobilisé un demi-million d’euros sur fonds propres et a lancé un appel aux dons afin de récolter la somme manquante.

Nous remercions chaleureusement toutes celles et ceux qui, donateurs ou bénévoles, nous aident et nous soutiennent dans nos actions.