Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
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Véronique FONTAINE (Chargé de cours à titre définitif - 2012)

Parcours

Encore une chercheuse qui est née avec le virus : celui d'une passion débordante pour le monde de la recherche. " J'ai toujours aimé me fonder sur des faits concrets pour analyser ce qui m'entoure ", confie Véronique Fontaine, docteur en Biologie médicale appliquée. A la fin de ses études secondaires, elle choisit de s'inscrire en Sciences biomédicales à la Faculté de Médecine de l'ULB.

En 1987, son diplôme en main, elle poursuit directement avec un doctorat en biologie moléculaire pour étudier les signaux intercellulaires : " C'était le début de la découverte des cytokines. Par conséquent, cela représentait un véritable défi et c'est ce qui m'a plu ! ", souligne-t-elle. Sous la direction du professeur Jean Content, elle intègre le Laboratoire de Virologie de l'Institut Pasteur qui avait contribué au clonage des gènes codant l'interféron-béta et l'interleukine-6. Elle consacre sa thèse à cette dernière cytokine, une protéine notamment impliquée dans la réponse inflammatoire : " J'ai étudié l'interaction entre cette protéine et ses récepteurs à la surface des cellules ", indique la chercheuse.

L'issue de son doctorat marque pour Véronique Fontaine le début de nombreux travaux de recherche à l'étranger. En 1992, elle rejoint tout d'abord l'Imperial Cancer Research Fund en Angleterre. Elle travaille alors principalement sur les signaux intracellulaires activés par les cytokines qui permettent d'induire l'expression de gènes. Elle rentre ensuite à l'Institut Pasteur où elle étudie durant un an les changements de signaux de transduction dans les cellules cancéreuses, permettant à celles-ci de résister à l'effet cytotoxique des cytokines. Une bourse Joseph Wybran lui offre alors l'opportunité de partir plusieurs mois en Israël afin d'apprendre le Band-Shift Assay, une nouvelle technique de biologie moléculaire. Enfin, c'est en Hollande qu'elle décidera de poser ses valises durant plus de cinq ans. Elle travaille, dans un premier temps, pour une firme privée dans laquelle elle conduit de nouvelles recherches en immunologie sur l'interleukine 6. Dans un second temps, elle étudie, au sein du Laboratoire de Virologie de l'Université d'Amsterdam, l'impact des cytokines sur l'expression et la fonction du papillomavirus de type 16, l'un des virus à l'origine du cancer du col de l'utérus.

De retour à Bruxelles en 2003, Véronique Fontaine est engagée à l'Institut Pasteur. Elle est alors chargée de mettre au point des méthodes permettant de détecter et d'identifier l'ADN des papillomavirus. En 2005-2006, elle redémarre des travaux de recherche avec deux doctorantes sur l'étude de la prévalence des papillomavirus, de la régulation de l'expression de leurs protéines et de l'impact de cette expression, au sein des cellules cervicales et placentaires. En 2008, suite à de profonds bouleversements au sein de l'Institut Pasteur, elle est accueillie avec son équipe dans le Laboratoire de Recherche en Reproduction Humaine, dirigé par Yvon Englert, en Faculté de médecine de l'ULB.

Lorsque la Faculté de pharmacie de l'ULB ouvre une chaire en Microbiologie Pharmaceutique et Hygiène, Véronique Fontaine présente d'emblée sa candidature. Les connaissances qu'elle a accumulées dans ce domaine lui permettent de décrocher le poste. Depuis, elle partage son temps entre le laboratoire et les salles de classe, où elle dispense les cours de Microbiologie et hygiène, de Microbiologie pharmaceutique, de Vaccinologie, d'Immunologie de la peau et des muqueuses, ainsi que les travaux pratiques en microbiologie. Véronique Fontaine ne perd pas de vue, pour autant, le volet scientifique de sa fonction. Avec son équipe, elle conduit une recherche sur la caractérisation des mécanismes de virulence et de résistance aux antimycobactériens chez les mycobactéries. En outre, elle poursuit ses travaux sur les papillomavirus humains : " Un projet de coopération au développement avec la Bolivie me tient particulièrement à cœur. Ce pays étant l'un des plus touché par le cancer du col de l'utérus, je soutiens la mise en place de programmes de recherches et de santé publique portant sur ces virus. En collaboration avec l'Universidad Mayor de San Simon (UMSS), nous tentons d'améliorer la stratégie de dépistage de ce cancer dans le pays ". Lors de son temps libre, Véronique Fontaine aime retrouver ses amis et surtout profiter de tous les précieux moments passés en famille.

Contacts

Véronique FONTAINE

Faculté de Pharmacie

tel 02 650 5296,

Campus de la Plaine

ULB CP205/02, boulevard du Triomphe, 1050 Bruxelles