Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
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Panagiota SOTIROPOULOU (Chercheur qualifié FNRS - 2010)

Parcours

" Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu faire de la recherche sur le cancer ", confie Panagiota Sotiropoulou, " je voulais travailler pour améliorer la santé humaine, mais devenir médecin, avec une consultation de patients, ne m'attirait pas ".

La jeune femme entame donc un master en hématologie de laboratoire dans sa ville natale, à l'Université d'Athènes. En dernière année, elle part à l'Université d'Oxford réaliser sa spécialisation. De retour en Grèce, son master terminé, elle ne trouve pas d'emploi en laboratoire du niveau de son travail à Oxford et s'oriente vers les... relations publiques. Elle travaille pour plusieurs entreprises, actives dans le secteur du tourisme, du sport, de publications etc.

Mais la recherche et le domaine de la santé lui manquent. Parallèlement à son travail de relations publiques, elle entame alors un master en biologie - orientation immunologie. Son deuxième diplôme universitaire décroché, elle enchaîne en 2000 avec une thèse de doctorat en immunologie du cancer. Elle défend sa thèse à l'Institut d'Immunologie et d'Immunothérapie du Cancer à Athènes, en collaboration avec l'Université de Crète où elle continuera à travailler comme chercheur jusqu'en 2007.

Cette année-là, elle part en post-doctorat à l'Université libre de Bruxelles. " J'avais été retenue pour mon post-doctorat par deux universités : l'ULB d'une part et le Centre of Regenerative Medicine à Barcelone d'autre part. Barcelone m'attirait à la fois pour la qualité de son institut et la beauté de la ville elle-même. Mais à l'IRIBHM, j'avais la chance d'intégrer l'équipe de Cédric Blanpain qui venait de rentrer des Etats-Unis : on m'y offrait plus de liberté dans ma recherche, l'équipe était motivée, l'Institut était réputé. J'ai donc choisi de venir à l'ULB ", explique-t-elle.

A l'époque, Panagiota Sotiropoulou ne pense rester à l'ULB que deux ans, le temps de réaliser son post-doctorat. D'autant que si elle a des amis à Bruxelles, à Lille et à Amsterdam, la ville se révèle moins accueillante qu'elle l'imaginait. " La première année, j'ai eu quelques difficultés à m'adapter. Les Belges de mon âge sortaient peu, j'avais peu de contacts malgré le caractère international de Bruxelles ", se souvient-elle.

Si les débuts sont un peu difficiles, elle finit toutefois par s'habituer à la vie bruxelloise et surtout sa recherche à l'IRIBHM la passionne. Après trois années passées sur le campus Erasme, Panagiota Sotiropoulou postule au FNRS. Elle est nommée en 2010 chercheur qualifié FNRS. " Lorsque j'étais en Grèce, je travaillais sur des essais cliniques en immunologie du cancer. A l'ULB, ma recherche est plus orientée vers le fondamental : j'étudie la réponse des cellules souches aux dommages de l'ADN, en particulier dans le cas du cancer de la peau. Notre ADN est soumis à des dommages venus de l'extérieur - par exemple, les rayons ultraviolets - ou internes - lié au métabolisme de la cellule -. Ces dommages se traduisent notamment par le vieillissement ou parfois par le développement d'un cancer. Il est donc intéressant de mieux comprendre comment nos cellules souches répondent ou pas à ces dommages ", précise la chercheuse.

Etre chercheur pour Panagiota Sotiropoulou ? " C'est ce que j'ai toujours rêvé de faire ", lance-t-elle, " même si parfois, c'est frustrant : vous enregistrez souvent dix mauvais résultats avant d'en obtenir un bon. La première qualité du chercheur, c'est peut-être de ne jamais se décourager, de garder son enthousiasme. La recherche m'intéresse parce que chaque jour est différent, on apprend constamment, on rencontre des gens motivés par leur travail, on peut lancer de nouveaux projets ou de nouveaux essais, on contribue au progrès de la santé humaine ". Et la chercheuse d'ajouter : " J'ai aussi découvert une autre facette du métier de chercheur, celle du " mentoring " d'autres personnes : non seulement vous apprenez tous les jours mais vous transmettez aussi aux autres, qu'ils soient doctorants, étudiants, techniciens... A l'IRIBHM, il y a beaucoup d'échanges entre chercheurs, des séminaires communs avec les équipes d'autres universités belges, ce qui favorise les collaborations scientifiques. C'est très enrichissant. En Grèce, c'était différent : vous pouviez travailler dans une équipe brillante mais rester isolé ".

Lorsqu'elle n'est pas dans son laboratoire, Panagiota Sotiropoulou " pouponne " : elle a donné naissance à un petit garçon pendant l'été 2010. Elle aime également lire - de préférence des fictions rythmées, avec une atmosphère britannique - et voyager. " Lorsqu'on est installé dans un pays étranger, on passe beaucoup de temps dans les aéroports : je retourne fréquemment en Grèce voir ma famille et mes amis. Quand j'ai quelques semaines de vacances, j'aime partir loin - en Afrique, en Asie, aux Etats-Unis, dans le Pacifique... -, en improvisant, simplement pour vivre au rythme d'autres gens, d'autres cultures ", confie-t-elle.

Contacts

Panagiota SOTIROPOULOU

Hôpital Erasme

tel 02 555 3015, fax 02 555 4655,
http://blanpainlab.ulb.ac.be/index.htm

Campus Erasme

ULB CP602, route de Lennik 808, 1070 Bruxelles