Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
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Stanislas GORIELY (Chercheur qualifié - 2007)

Parcours

La recherche, c'est presqu'une histoire de famille pour Stanislas Goriely: avec une s?ur chercheur en génétique au Royaume-Uni, un frère chercheur en mathématique appliquée aux Etats-Unis et un frère chercheur FNRS en astrophysique, il était presque naturel de s'inscrire dans la lignée? Et pourtant, c'est d'abord vers la médecine que Stanislas Goriely se tourne; il envisage même de se spécialiser en pédiatrie. Pendant ses études, il tâte toutefois déjà un peu de la recherche: il réalise un stage à Yale pendant ses vacances. Quelques années plus tard, alors qu'il termine ses études de médecine à l'ULB, il choisit de réaliser un mémoire en immunologie et là, se souvient-il, "j'ai compris que je devais choisir entre la clinique et la recherche. Le choix n'a pas été trop difficile: après quelques mois de recherche, j'étais loin d'avoir trouvé des réponses à toutes les questions posées, ma curiosité était titillée, je voulais aller plus loin".

Stanislas Goriely postule donc pour une bourse du FNRS et se lance dans une thèse. Toujours intéressé par la pédiatrie, il choisit un projet de recherche lié à la petite enfance : sous la supervision de Michel Goldman, il étudie les caractéristiques du système immunitaire néonatal au sein du Laboratoire d'immunologie expérimentale de l'ULB. Une partie importante de son travail de thèse est également réalisé à l'Institut de biologie et de médecine moléculaires (IBMM, ULB), dans le Laboratoire de virologie moléculaire que dirige Carine Van Lint.

On le sait, les nouveau-nés et les jeunes enfants sont particulièrement vulnérables aux infections: pendant sa thèse, le chercheur étudie et contribue à déterminer les bases cellulaires et les mécanismes moléculaires responsables de l'immaturité du système immunitaire en début de vie. Avec, pour perspective médicale, de réguler un jour certains désordres allergiques ou de développer des vaccins administrables dès la naissance, ce qui est crucial pour certains types de vaccins ou sous certaines latitudes, comme par exemple, en Afrique. Stanislas Goriely défend sa thèse en 2004.

Les cellules dendritiques jouent un rôle crucial dans l'initiation des réponses immunes. Ces cellules produisent différents médiateurs parmi lesquels les cytokines, destinés à instruire les autres cellules du système immunitaire. L'immaturité du système immunitaire en début de vie est associée à un défaut d'expression de certaines de ces cytokines. Stanislas Goriely poursuit à l'heure actuelle ses recherches sur les cellules dendritiques et leur rôle dans la réponse immune; plus précisément, il s'intéresse à une famille de cytokines qui contrôle les processus inflammatoires et la réponse immunitaire. Ses recherches pourraient ouvrir d'intéressantes perspectives, notamment dans le cadre de la sclérose en plaques ou le développement de stratégies anti-tumorales: des études sont en cours dans des modèles in vivo.

"L'immunologie est très riche sur le plan de la recherche fondamentale: il est passionnant d'étudier les mécanismes qui permettent de différencier un organisme étranger de ses propres cellules. Sur le plan médical, les implications sont nombreuses et touchent des aspects très différents, qu'il s'agisse de se protéger contre des microbes, de contrôler une maladie autoimmune ou de lutter contre une tumeur. L'Institut d'immunologie médicale (IMI) de l'ULB incite ses chercheurs à être attentifs à la finalité ultime, le bien-être du patient : cette approche est très importante pour moi", souligne Stanislas Goriely.

Si l'immunologie est passionnante, elle a aussi connu des évolutions fulgurantes au cours des dernières années. L'évolution des concepts et de la connaissance est certes rapide, elle implique une remise en question constante; les technologies associées ont, elles aussi, continué à progresser. Un véritable enjeu, comme l'explique le chercheur: "Les micropuces ou les souris transgéniques étaient encore de la science-fiction il y a à peine quelques années; aujourd'hui, tous les laboratoires du monde y recourent. Ces nouvelles technologies nous permettent d'aborder des questions fondamentales de plus en plus pointues. Elles nous obligent également à nous former constamment, à aller chercher l'expertise là où elle se trouve, à travailler de manière interdisciplinaire. Malheureusement, la technologie qui ouvre tant de perspectives réclame aussi de plus en plus de temps et d'énergie en recherche. Pour moi, le plus gros défi de la recherche n'est pas d'avoir l'idée "sur papier" mais bien de la tester en s'appuyant sur des technologies de très haut niveau, dans un contexte de concurrence internationale".

Contacts

Stanislas GORIELY

Faculté de Médecine

tel 02 650 9586, fax 02 650 95 63,

Campus de Charleroi - Gosselies (Biopark)

ULB CP305, rue des Professeurs Jeener et Brachet 12, 6041 Charleroi (Gosselies)