Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
sommairesommairepage précédentepage précédentepage suivantepage suivanteimprimerimprimerenvoyerenvoyermarquermarquer

Agnès VOKAER (Premier Assistant - 2012)

Parcours

Si nous devions dater l'intérêt d'Agnès Vokaer pour l'archéologie, il nous faudrait remonter jusqu'à son enfance. " J'étais toute jeune quand j'ai commencé à être passionnée par les sociétés anciennes. Je ressentais déjà cette envie de fouiller, de travailler sur le terrain afin de découvrir des vestiges disparus ", se souvient-elle. Après des études secondaires en latin-grec, la jeune femme se tourne d'emblée vers la section antiquité du département d'Histoire, Arts et Archéologie de l'ULB.

Durant sa première année de licence, Agnès Vokaer prend part à la mission archéologique euro-syrienne du site de Tell Beydar, dans le nord-est de la Syrie. Elle ne se doute pas encore que cette expérience marquera le début d'une longue série de voyages vers cette région : " La Syrie est pour moi un vrai coup de cœur. C'est un pays captivant à plus d'un titre. Tout d'abord, c'est le berceau des civilisations et puis, ce mélange de cultures anciennes et récentes entre les empreintes du monde romain et la société arabe moderne est absolument fascinant ! ".

La jeune femme décroche son diplôme en 1999. Grâce à une bourse de la fondation Wiener-Anspach, elle entame ensuite un second master en sciences de l'archéologie à l'université d'Oxford. Son objectif est alors de suivre une formation plus technique, notamment en géologie et en minéralogie, afin de pouvoir analyser l'argile composant les céramiques. De retour à l'ULB en 2001, elle met en pratique ses nouvelles connaissances : elle entame une thèse de doctorat consacrée à l'étude de la céramique culinaire antique en Syrie. Sous la direction du professeur Georges Raepsaet, la jeune femme cherche à reconstituer, à partir de fragments de vases, les anciens circuits commerciaux établis en Syrie. " L'envie de travailler sur la céramique s'est très vite imposée à moi. Il s'agit de l'un des vestiges les plus abondants car il était utilisé pour cuisiner, pour conserver et transporter les denrées alimentaires. Il représente un objet de la vie quotidienne qui permet de reconstituer un aspect des sociétés anciennes et c'est pourquoi, il me plaît autant ".

En 2005, dans le cadre d'un post-doctorat à l'ULB, Agnès Vokaer obtient un contrat de chargé de recherches du FNRS. Elle poursuit les travaux entamés durant sa thèse mais se concentre désormais sur différents types de céramiques. Quatre ans plus tard, elle rejoint l'Université de Munich grâce à une bourse de la fondation Alexandre von Humboldt. Une réelle opportunité pour la jeune céramologue car elle y intègre une équipe engagée sur un grand nombre de chantiers en méditerranée. Elle travaille alors plus spécifiquement sur la céramique importée de Tunisie vers la Syrie.

En 2011, elle revient en Belgique et accepte un contrat de recherche financé par la Région wallonne. Celui-ci porte sur l'analyse du matériel céramique découvert sur un site belge (Aiseau-Presles) et datant du début de la romanisation de notre pays. " Que je travaille sur du matériel belge, tunisien ou syrien, l'objectif de mes recherches est toujours de retracer le contexte économique et culturel d'une région à travers ses objets. Vous seriez surpris de voir ce qu'un petit fragment de céramique peut nous apprendre ! ", conclut la jeune femme un sourire aux lèvres.

A entendre son enthousiasme, la retrouver dans une salle de classe n'a rien d'étonnant ! Chargée d'une suppléance du professeur Didier Viviers, elle enseigne actuellement un cours d'archéologie du paysage urbain aux étudiants des masters en archéologie et histoire. Quand il lui reste du temps après ses activités à l'université, la jeune femme aime pousser la porte des antiquaires et faire le tour des marchés aux puces. Ce qu'elle recherche avidement sur les étals des brocantes ? La réponse va de soi : de la vaisselle et des objets en céramique !

Contacts

Agnès VOKAER

Faculté de Philosophie et Sc. sociales

tel 02 650 2523, fax 02 650 4349,

Campus du Solbosch

ULB CP133/01, avenue F.D. Roosevelt 50, 1050 Bruxelles