Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
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Gilles DE LENTDECKER (Chercheur qualifié - 2006)

Parcours

J'ai toujours été captivé par les sciences. Dès le secondaire, j'ai choisi l'option latin-sciences car l'expérimentation m'attirait particulièrement. Selon mon professeur de physique, il fallait faire une thèse pour que cette matière soit réellement intéressante. Au lieu de me décourager, cela m'a motivé. Je me suis donc lancé dans une licence en physique à l'ULB. J'ai alors eu l'occasion d'effectuer de nombreux travaux pratiques au Laboratoire de physique des particules élémentaires. Lancés dans un projet de grande envergure, le LHC (voir encadré), les chercheurs de ce laboratoire m'ont proposé un sujet portant sur le développement de détecteurs de particules. Comme ce sujet accordait une grande place à l'expérimentation, cela m'a plu : après mon mémoire, j'ai naturellement continué ma thèse sur le même thème pendant 4 ans grâce à une bourse du FRIA.

Pendant mon doctorat, j'ai effectué la plus grande partie du travail à l'ULB. Mais de nombreux tests devant être effectués en faisceaux de particules, j'ai séjourné plusieurs mois au CERN, à Genève et à l'Institut Paul Scherrer près de Zurich. Nous étions alors dans la phase de recherche et développement d'une nouvelle expérience du CERN, appelée CMS (Compact Muon Solenoid), qui mobilise 2000 physiciens et ingénieurs provenant de plus de 150 institutions scientifiques de par le monde. Puisque de nouveaux types de détecteurs de particules venaient d'être introduits, il fallait les tester et étudier leur fonctionnement en faisceaux de particules en vue de leur éventuelle utilisation dans CMS. Durant la seconde partie de ma thèse, comme la phase de recherche et développement se terminait, je me suis engagé sur la voie de la reconstruction des particules avec le détecteur CMS au moyen de simulations.

Après la défense de ma thèse en 2002, comme je savais que le nouveau collisionneur LHC du CERN n'entrerait pas en fonction avant 2007, j'ai rejoint le Fermilab à Chicago, où se trouve l'accélérateur le plus performant à l'heure actuelle. J'ai donc estimé que la meilleure manière de me préparer au collisionneur du CERN était de faire un post-doctorat au sein du Fermilab. L'Université de Rochester qui travaillait sur une des expériences de ce collisionneur m'a alors embauché pour un post-doctorat de deux ans, ce qui m'a donné un avant-goût de ce qui se fera au CERN avec le LHC. Les premiers mois, l'expérience que j'ai acquise au cours de ma thèse en matière de reconstruction des particules m'a été très utile. Ensuite, alors que je n'avais jusqu'à présent travaillé que sur simulations, j'ai enfin pu analyser les données qui sortaient du détecteur puisque ce dernier fonctionne depuis 2001. Cela a donc constitué une excellente préparation et j'imagine que cela a joué un rôle dans ma nomination en tant que chercheur à l'ULB.

Les physiciens qui travaillent sur le projet LHC se trouvent à un moment charnière puisque la phase de construction s'achève. Le LHC devrait entrer en fonctionnement en 2007 et l'on devrait récolter les premiers résultats de l'expérience CMS en 2008. Je suis très enthousiaste à cette idée car si j'ai déjà eu l'occasion d'analyser les données d'un détecteur, je vais maintenant pouvoir assister au lancement de l'expérience CMS et la suivre pendant longtemps : en effet, la prise de données devrait durer plus de dix ans. En parallèle je m'intéresse dès à présent à la prochaine génération d'expériences en physique des particules.

L'expérience à laquelle j'ai collaboré pendant ma thèse, CMS, sera une des expériences associées au LHC (Large Hadron Collider). Ce collisionneur de particules construit par le CERN près de Genève dans un tunnel souterrain de 27 km de long accélérera dès 2007 des faisceaux de protons à une vitesse proche de celle de la lumière. Les faisceaux entreront alors en collisions au centre de détecteurs tels que CMS (20 mètres de long et 15 mètres de diamètre), destinés à analyser ces collisions. Le LHC devrait notamment permettre l'observation du boson de Higgs-Englert-Brout, pièce manquante du modèle standard de la physique des particules.

Thèse

Contribution to the study of the central tracking system of the CMS detector at the LHC collider and to the elaboration of its online triggering system (publiée le 19 décembre 2002)

Contacts

Gilles DE LENTDECKER

UR en Physique des Particules élémentaires

tel 02 629 32 24, fax 02 629 38 16,

Campus de la Plaine

ULB CP230, boulevard du Triomphe, 1050 Bruxelles