Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
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Thierry,Jacques MASSART (Premier assistant - 2006)

Parcours

Suite à mes études d'ingénieur civil des constructions, à la Faculté des sciences appliquées, j'ai tout d'abord souhaité découvrir le monde de l'entreprise et ai donc refusé une proposition de thèse. Après une première expérience de trois ans chez Euroclear, une société de compensation de titres, j'avais un peu l'impression de tourner en rond. J'ai donc décidé de revenir à l'Université - et à l'ULB, pour entreprendre une thèse mais également afin d'enseigner.

Cette occasion s'est présentée via un mandat d'assistant, et je me suis donc retrouvé dans le schéma classique, avec un mi-temps occupé par la recherche et l'autre par les tâches d'enseignement. Le thème de ma thèse concernait l'application à un cas d'étude particulier - les structures de types maçonneries et ouvrages anciens - d'une méthode de calcul numérique multiéchelles relativement nouvelle. Si le cas d'étude faisait partie d'idées de développements de mon Département, la méthodologie utilisée n'était pas développée à l'ULB. C'est pourquoi ma thèse a été organisée en cotutelle entre l'ULB et le Département de mécanique des matériaux de l'Université d'Eindhoven. Durant deux ans, j'ai été déchargé de mon mandat d'assistant afin de défendre ma thèse aux Pays-Bas.

L'objectif initial consistait à pouvoir traiter des structures historiques comme des cathédrales, des hôtels de ville? Nous avons avancé dans ce domaine, mais des progrès sont encore nécessaires pour mettre en application les modèles les plus complexes. L'observation de base de ces travaux précise que, souvent, les matériaux possèdent un comportement non linéaire - ce qui signifie que leur réponse n'est pas proportionnelle aux charges qu'on leur applique. Représenter numériquement une telle conduite peut constituer une gageure si les matériaux sont obtenus à partir de constituants dont le comportement peut lui-même évoluer. On en arrive alors à postuler des lois (des formules) très complexes. Pour éviter cela, nous essayons de nous restreindre au postulat de lois « simples », à l'échelle des constituants. Le comportement d'ensemble du matériau complexe est alors obtenu numériquement en moyennant les interactions des constituants. Cela revient à réduire un problème global complexe en le décomposant en problèmes plus faciles à traiter, suivant un des principes de Descartes. Ce type de méthodologie se prête à des études dans lesquelles les matériaux présentent des comportements complexes.

Nous tentons donc de représenter les matériaux comme des structures à part entière, avec l'objectif d'aider à sélectionner leurs propriétés : il s'agit d'un soutien à la mise au point et à l'optimisation de nouveaux matériaux. Nous participons ainsi, par exemple, au développement de nouveaux aciers à hautes performances. D'autre part, cette méthodologie permet aussi d'aborder des problèmes structuraux, tels que l'effondrement en cascade des bâtiments.

Nous travaillons bien entendu en collaboration avec le monde de l'entreprise mais également avec d'autres universités, comme l'UCL, ou des centres de recherches, comme le CRM de Liège. Forts de notre expertise en simulation numérique, nous sommes toujours engagés dans une collaboration avec une autre partie : soit un partenaire qui nous donne une problématique physique à modéliser, soit des expérimentateurs.

En tant qu'assistant, j'encadre par ailleurs des travaux pratiques, notamment dans le cadre de l'apprentissage par projet de la Faculté.

De la façon dont les études d'ingénieur civil sont conçues à l'ULB, je dirais qu'elles peuvent mener à des activités professionnelles très diverses. Un des objectifs principaux de cette formation consiste à apprendre aux étudiants à devenir autonomes et à résoudre les problèmes de manière multidisciplinaire. En ce sens, l'apprentissage par projets est l'un des aspects les plus enrichissants: il pousse à travailler en équipe, de façon transversale, et en utilisant ses acquis théoriques. Il s'érige aussi en puissant outil de remise en question pour l'enseignant.

Thèse

Multi-scale modelling of damage in masonry structures (publiée le 2 décembre 2003)

Contacts

Thierry,Jacques MASSART

Ecole polytechnique de Bruxelles

tel 02 650 2742, fax 02 650 2789,

Campus du Solbosch

ULB CP194/02, avenue F.D. Roosevelt 50, 1050 Bruxelles