Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
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Mario MANTO (Chercheur qualifié - 2004)

Parcours

J'ai suivi mes candidatures à l'Université de Mons-Hainaut, avant de venir à l'ULB pour mon doctorat en médecine, un lien étroit existant entre les 2 institutions. J'ai ensuite étudié la neurologie à Charleroi, puis à Bruxelles. J'ai pu bénéficier de plusieurs mandats FNRS, à l'Hôpital Universitaire Erasme, ou d'un mandat mixte, comme celui subsidié à la fois par un projet de la Commission Européenne visant à créer une orthèse électronique " intelligente " et par un projet américain de Boston University avec laquelle nous collaborons étroitement depuis plusieurs années. Durant ma formation en neurologie, j'ai eu la chance de rencontrer 3 personnes-clés, les professeurs Jean Jacquy, Emile Godaux et Jerzy Hildebrand, qui m'ont fait confiance et qui ont éveillé mon intérêt pour la clinique neurologique et la recherche. Ma thèse d'agrégation de l'enseignement supérieur tentait de mieux cerner la fonction du cervelet humain, une partie du cerveau jouant un rôle essentiel dans l'équilibre et la coordination. L'intérêt clinique direct est de mieux comprendre les maladies extrêmement invalidantes qui touchent cette structure, et pour lesquelles il n'existe à l'heure actuelle aucun traitement. Pour y parvenir, il faut percer les mécanismes des déficits présentés par les malades, vu les difficultés à transposer les résultats obtenus chez l'animal de laboratoire.

Nous avons depuis lors poursuivi les recherches, et étendu le champ d'action en poussant davantage les techniques d'investigation et la caractérisation des syndromes cérébelleux. Le travail auquel nous nous attelons est financé par le National Institute of Health, aux Etats-Unis. C'est une collaboration avec deux centres de recherche : le NeuroMuscular Research Centre de Boston University et le New-York Medical Center. L'idée est d'identifier des patterns de décharges de motoneurones, ces cellules nerveuses qui permettent in fine le contrôle moteur. Le but du projet consiste à créer un nouvel outil en utilisant l'intelligence artificielle et des concepts proches de ceux utilisés dans les techniques radar. Actuellement, les techniques disponibles ne permettent d'identifier à la fois qu'une ou deux décharges des motoneurones. Nous espérons pouvoir en identifier jusqu'à quinze ou vingt de manière simultanée. Les techniques actuelles sont également limitées car très douloureuses. Un travail ergonomique se voit donc inclus dans le programme.

Notre objectif concret est donc la mise au point d'un appareil d'une nouvelle génération basé sur des concepts innovants et jamais appliqués à des analyses humaines ou animales à ce jour. Celui-ci permettrait, en particulier aux neurologues, de posséder un outil objectif de diagnostic et de suivi hautement fiable des maladies neurologiques graves. Pour la première fois, les chercheurs pourront disposer d'un outil précieux qui " apprendra " à reconnaître et à distinguer des déficits observés. Plus le chercheur interagira avec l'appareil, plus celui-ci aura des capacités diagnostiques accrues. L'intérêt théorique du projet consiste à identifier des " signatures " associées de manière spécifique à des lésions dans le système nerveux, afin de les utiliser ultérieurement dans la rééducation quotidienne de maladies neurologiques. Ce travail nécessitera plusieurs années ; mon nouveau statut FNRS tombe à point nommé.

Le souhait de toute personne active dans la recherche est bien entendu de pouvoir disposer de plus de fonds et d'un " environnement " adéquat. Ceci pour étoffer les équipes, en engageant des forces vives, des techniciens, des doctorants, des post-doctorants, en accroissant les échanges internationaux qui sont devenus essentiels, en créant des contacts multidisciplinaires qui dépassent le domaine ciblé de recherche pour ouvrir de nouvelles perspectives? Plus de moyens permettent de mieux s'équiper de manière générale et d'aboutir aux objectifs de façon efficace.

Thèse

Physiopathologie de la dysmétrie cérébelleuse (publiée le mai 1996)

Contacts

Mario MANTO

Faculté de Médecine

tel 02 555 3992, fax 02 555 3992,

Campus Erasme

ULB CP504, route de Lennik 808, 1070 Bruxelles