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Barbara CLERBAUX (Chercheur Qualifié)

Parcours

La physique des particules élémentaires porte sur l'étude des constituants fondamentaux de la matière et des interactions entre ces constituants. Les physiciens ont élaboré un cadre théorique appelé le Modèle Standard (MS) qui inclut toutes les particules élémentaires et forces connues, à l'exception de la gravitation. J'ai réalisé ma thèse dans le cadre de l'expérience H1 au collisionneur HERA à DESY, Hambourg. J'y ai étudié les interactions diffractives à haute énergie, en particulier la production exclusive quasi-élastique de mésons vecteurs (VM) par l'interaction de positrons sur protons. L'intérêt de ces mesures est de tester la théorie des interactions fortes, la chromodynamique quantique (QCD), et de fournir une interprétation de la diffraction fondée sur la théorie QCD.

Ces deux dernières années, j'ai travaillé (sous un contrat de post-doctorat du CERN) au sein de la collaboration ALEPH, l'une des quatre expériences étudiant les interactions électron-positon au collisionneur LEP. Dans le MS, les particules acquièrent une masse grâce au mécanisme dit de Higgs toutes les particules de matière et les vecteurs de force interagissent avec une particule hypothétique, et l'intensité de cette interaction détermine la masse de la particule. Si ce mécanisme est correct, le MS prédit alors l'existence d'au moins un boson scalaire neutre, le boson de Higgs, non observé actuellement. Dans sa dernière phase de fonctionnement, le LEP a continuellement augmenté l'énergie des faisceaux, dans l'espoir de détecter l'existence du boson de Higgs, ou des indices d'une physique nouvelle au-delà du MS, comme la théorie de la supersymétrie. Cette théorie introduit une symétrie entre particules bosoniques et fermioniques et prédit l'existence de superpartenaires pour toutes les particules observées. L'absence de signal statistiquement significatif a permis de poser une limite inférieure sur les masses de ces particules hypothétiques.

Maintenant, l'accélérateur LEP est démonté, et le tunnel est prêt à accueillir la nouvelle génération à toujours plus haute énergie: le grand collisionneur de hadrons LHC. Cet accélérateur permettra des collisions frontales de protons à des énergies de 14 TeV. La prise des données devrait commencer en 2007. La machine et les détecteurs sont optimisés pour la recherche de nouvelles particules dans un domaine de masse étendu. Mon projet de recherche est de participer à la construction, à la prise des données et à l'analyse des données de l'expérience CMS, auprès du collisionneur LHC, en me concentrant sur la recherche des particules supersymétriques.

Thèse

Electroproduction élastique de Mésons à HERA (publiée le 22/12/1998)

Contacts

Barbara CLERBAUX

Faculté des Sciences

tel 02 629 32 14, fax 02 629 38 16,

Campus de la Plaine

ULB CP230, boulevard du Triomphe, 1050 Bruxelles