Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
sommairesommairepage précédentepage précédentepage suivantepage suivanteimprimerimprimerenvoyerenvoyermarquermarquer

Caroline CLOSON (Premier Assistant - 2010)

Parcours

" L'analyse des comportements humains m'a toujours intéressée. Après mes candidatures en psychologie, l'envie de les étudier dans le cadre de la sphère professionnelle s'est précisée " se souvient Caroline Closon.

Diplômée en psychologie, elle devient assistante à mi-temps à l'ULB. " Ce qui m'a séduit en premier lieu, c'était l'encadrement pédagogique. En revanche, le projet de thèse m'effrayait un peu : je me demandais ce qui me passionnait au point de consacrer autant de temps à réfléchir, chercher et rédiger un travail que si peu de personnes liraient ! ", avoue-t-elle et elle enchaîne " Petit à petit, en me lançant sur mes questions de recherche, j'y ai pris goût. Etre payé pour lire, réfléchir et participer au débat sur une thématique qui me tenait à c?ur : la conciliation vie travail - vie privée, quel luxe ! ".

Parallèlement à son poste à l'ULB, Caroline Closon se frotte au terrain. Elle devient consultante en diagnostic et intervention en psychologie et gestion du personnel en entreprise. Elle travaille également auprès de l'asbl Lire et écrire. " Ma mission était de sensibiliser le monde des entreprises à la problématique des travailleurs infra-scolarisés et donc pour certains analphabètes. Nous proposions aux employeurs d'intégrer dans leurs programmes de formation, des modules en compétences de base en mathématique et en français ", se souvient-elle.

Après cinq ans, elle est engagée à temps plein à l'ULB. Elle défend sa thèse de doctorat en mars 2009 alors qu'elle est enceinte de 8 mois. Elle enchaîne avec un post-doctorat, " Grâce au nouveau programme post-doc pour assistants proposé par l'ULB, j'ai pu continuer la recherche en restant à Bruxelles, ce qui m'arrangeait étant donné mon tout jeune statut de maman ", confie-t-elle. Elle est nommée premier assistant à titre définitif en 2011.

Devenue chercheur, Caroline Closon savoure la liberté qui lui est offerte. " La recherche offre une liberté de choix qu'on rencontre peu dans d'autres métiers. Liberté avec laquelle j'ai pu mener mes tâches, liberté intellectuelle surtout. Véhiculée comme une valeur de l'institution, cette liberté m'a permis jusqu'ici de m'engager et de réfléchir aux thématiques du sens du travail; de la relation entre un individu et son organisation et de ses conséquences pour la personne en tant que travailleur et citoyen. Ces questions de recherche me semblent essentielles pour notre société où le travail occupe une place centrale tant pratiquement que symboliquement : nos sociétés ont fait du travail un lieu d'épanouissement et de reconnaissance sociale alors que nous devons faire face à une crise économique et de sens en même temps. Pour de nombreuses personnes, le travail est source de bien des maux " souligne-t-elle.

Ses recherches s'articulent autour des questions du rôle et de l'extra-rôle de l'entreprise et des travailleurs, sur la conciliation vie travail - vie hors travail. Elles touchent à des notions d'attentes, de croyances, de responsabilité citoyenne, d'engagement et de contrat psychologique.

Chercheur, la jeune femme apprécie aussi sa mission d'enseignement, comme elle l'explique, " Préparer un cours demande d'approfondir et de structurer les concepts étudiés : pour rendre accessibles les savoirs, il faut avant tout les rendre intelligibles pour soi-même. Enseigner exige également de remettre en question ses leçons en se tenant au courant des avancées de la recherche mais également en intégrant les remarques, questions et incompréhensions des étudiants. Je perçois la particularité de l'enseignement universitaire comme un enseignement qui axe ses approches et méthodologies sur la conviction que le savoir est une représentation de la réalité, comportant un caractère provisoire, toujours susceptible d'être révisée et remise en question. En tant qu'enseignante, partir du postulat que le savoir n'est pas une connaissance stable doit se traduire à plusieurs niveaux. Premièrement, par rapport à moi-même, dans la construction et l'évolution de mes cours. Deuxièmement dans le message à transmettre aux étudiants : le savoir ne se présente pas comme un " déjà-là " dans les leçons et/ou dans les syllabi. Mon intention pédagogique est d'accompagner les étudiants dans un processus qui leur permettra de se former à l'esprit de la recherche, à la réflexion et au sens critique ".

Contacts

Caroline CLOSON

Fac des Sc. psycho. et de l'Éducation

tel 02 650 3556, fax 02 650 3339,

Campus du Solbosch

ULB CP122, avenue F.D. Roosevelt 50, 1050 Bruxelles