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Marc OP DE BEECK


coordonnées


Marc OP DE BEECK
tel +32-2-555.43.64 / 31.11, fax +32-2-555.83.33, maopdebe@ulb.ac.be
Campus du Solbosch
CP*, avenue F.D. Roosevelt 50, 1050 Bruxelles



unités de recherche


Laboratoire de Cartographie Fonctionnelle du Cerveau (LCFC)



projets


Neurophysiologie des activités épileptiques et de leur impact sur le fonctionnement cognitif et langagier et les processus dépendants du sommeil [Neurophysiology of epileptic activities and their impact on cognition and language, and sleep-dependant processes]
Les troubles cognitifs et langagiers associés à l'épilepsie présentent une prévalence particulièrement élevée. Un impact de l'activité épileptique interictale (AEI) sur la cognition est suggéré par les troubles cognitifs transitoires où AEI et troubles cognitifs sont directement reliés dans le temps, ainsi que par le phénomène des pointe-ondes continues du sommeil observé dans certaines formes d'épilepsie de l'enfant où l'influence de l'AEI sur la cognition perdure au-delà de la période effective d'AEI par des troubles cognitifs durables à l'éveil. Par ailleurs, l'activité épileptique très présente au cours du sommeil peut potentiellement interférer avec les processus de consolidation mnésiques auxquels contribue le sommeil. Une meilleure connaissance de ces processus peut avoir des implications thérapeutiques directes dans la mesure où les médicaments anti-épileptiques sont aptes à réduire l'AEI et pourraient donc contribuer à améliorer le devenir cognitif des patients. Ce projet de recherche vise à une meilleure compréhension des mécanismes neurophysiologiques de l'AEI et de ses conséquences sur les fonctions cognitives et langagières. Les paradigmes expérimentaux utilisés dans ce projet font appel à la magnétoencéphalographie (MEG) et l'IRM fonctionnelle (IRMf) activée par l'EEG (EEG-IRMf).

Processus sommeil-dépendants d'acquisition du langage dans la dysphasie développementale [Sleep-dependant processes of language development in specific language impairment]
L'objectif de ce projet est d'étudier les processus de consolidation (renforcement et protection à long terme des informations nouvellement apprises), susceptibles d'être influencés par le sommeil, intervenant dans l'acquisition du langage chez l'enfant sain et chez l'enfant dysphasique. L'effet du sommeil sur la consolidation à long terme des apprentissages langagiers reste très peu investigué. Parallèlement, un très grand nombre de recherches rapportent une contribution positive du sommeil sur la consolidation en mémoire d'informations non linguistiques, soit « déclaratives » c'est-à-dire accessibles à la conscience de l'individu et faisant appel aux représentations épisodiques, soit « non déclaratives », c'est-à-dire non verbalisables et faisant appel à des procédures, routines et automatismes. Ce type de connaissances « non déclaratives » est appelé de façon plus générale « connaissances procédurales ». Parmi les nombreuses théories qui sous-tendent à la dysphasie développementale, l'hypothèse d'Ullman et Pierpont (2005) postule que la dysphasie peut largement être expliquée par un trouble du développement de la mémoire procédurale. Cette théorie est particulièrement attractive parce qu'elle permet de rendre compte de l'importante variabilité des déficits linguistiques et non linguistiques, souvent paradoxaux, que présentent les enfants dysphasiques. Compte tenu de la prévalence particulièrement élevée d'une activité épileptique liée au sommeil dans cette population, l'hypothèse d'un déficit de consolidation sommeil-dépendant de la mémoire procédurale sera testée par des paradigmes expérimentaux faisant notamment appel à la magnétoencéphalographie (MEG). [in preparation]

Etude des apports respectifs de la MEG et de l'EEG-IRMf dans l'évaluation pré-chirurgicale de patients épileptiques candidats à une chirurgie [Study of the respective impacts of MEG and EEG-fMRI on the presurgical evaluation of epileptic patients candidates to surgery]
Le traitement de l'épilepsie fait appel en première ligne aux médicaments anti-épileptiques. Cependant, une option chirurgicale doit être considérée lorsque les crises persistent malgré un traitement médicamenteux bien conduit, entravent le patient dans son mode de vie, son fonctionnement cognitif ou son développement psychomoteur, et sont supposées être liée à une lésion structurelle cérébrale. Ces critères sont remplis chez environ 15% des patients. Cependant, la chirurgie de l'épilepsie est sous-utilisée en partie à cause de la lourdeur de la mise au point pré-chirurgicale (en particulier les enregistrements EEG prolongés à l'aide d'électrodes intra-crâniennes) et de la difficulté pour localiser la zone épileptogène chez certains patients. Le projet vise à évaluer l'apport de nouvelles techniques non invasives aptes à localiser la zone épileptogène chez le patient épileptique candidat à une chirurgie : la magnéto-encéphalographie (MEG), qui permet de localiser les sources d'activité épileptique inter-ictale avec une grande précision, et l'IRM fonctionnelle (IRMf) activée par l'EEG (EEG-IRMf), qui est également une nouvelle technique de localisation des sources épileptiques inter-ictales. Ces techniques seront comparées aux techniques de localisation classique de la zone épileptogène (EEG de scalp, éventuellement EEG intracrânien, IRM structurelle, PET scan au FDG). [in preparation]



disciplines et mots clés déclarés


Chirurgie Imagerie cérébrale fonctionnelle Neurologie Neurologie pédiatrique Neurophysiologie Neuropsychologie

activité épileptique interictale activité épileptique interictale chirurgie cognition dysphasie développementale electroencéphalographie epilepsie imagerie par résonance magnétique imagerie par résonance magnétique magnétoencéphalographie magnétoencéphalographie mémoire procédurale réfractaire sommeil