Présentation de la Cellule Pédagogique

XVIIèes journées universitaires francophones de pédagogie des sciences de la santé de la CIDMEF (Lille, 5 au 8 avril 2008): atelier "l'image en pédagogie"

Visite de Serge Normand, Docimologue à l'Université de Montréal

La pédagogie médicale constitue une discipline en plein développement, enseignée dans les Universités les plus prestigieuses. Une revue francophone lui est consacrée (« Pédagogie Médicale », http://www.pedagogie-medicale.org). Elle relaye une activité émergente de recherche en pédagogie médicale, déjà présente dans des revues anglo-saxonnes appréciées.

La CIDMEF (Conférence des Doyens des Facultés de Médecine francophones) organise tous les deux ans un colloque sur ce sujet, et a défini des recommandations pour la formation pédagogique des enseignants de médecine (http://www.cidmef.u-bordeaux2.fr).

3 niveaux de formation sont suggérés :

  • Niveau 1 : compétence minimale exigée pour un futur enseignant: 2 jours.

  • Niveau 2 : être capable de planifier, de réaliser et d'évaluer une activité de formation centrée sur les besoins des étudiants : 10 à 15 demi-journées.

  • Niveau 3 : formation d'experts en pédagogie : minimum 3 mois temps-plein.

Par ailleurs, les progrès de la pédagogie ont permis de préciser la nosologie des stratégies d'apprentissage, qui peuvent considérablement varier d'un étudiant à l'autre. Quant aux méthodes d'enseignement, elles ont récemment connu une importante diversification : mentionnons l'apprentissage par problèmes, l'apprentissage par raisonnement clinique, etc. Les nouvelles technologies de l'enseignement se sont développées et requièrent une formation efficace pour être enseignées. Enfin, certaines universités ont inclus dans leurs méthodes l'enseignement à distance. C'est dire que l'introduction de ces nouveautés pose actuellement presque autant de problèmes qu'elle n'en résout. Il convient en effet :

  • 1. De former les enseignants à une connaissance raisonnable des processus d'apprentissage mis en ouvre par les étudiants.

  • 2. De former les enseignants à certaines méthodes pédagogiques « alternatives » au cours magistral.

  • 3. D'initier les professeurs à l'utilisation optimale des nouvelles technologies.

  • 4. De sensibiliser les enseignants à définir les objectifs et le cahier des charges de leurs cours.

  • 5. De sensibiliser les professeurs aux notions élémentaires de docimologie, en relation étroite avec le point précédent.

  • 6. D'évaluer l'efficacité des méthodes pédagogiques mises en pratique, ce qui sous-entend une activité de recherche pédagogique.

  • 7. D'aider les collègues débutants, en difficulté ou simplement demandeurs à organiser leur cours, leurs travaux pratiques, etc.

  • 8. D'organiser à la demande d'éventuelles sessions d'apprentissage à la prise de parole en public.

  • 9. De réduire le fossé qui sépare l'enseignement secondaire et l'enseignement universitaire par une meilleure connaissance des processus cognitifs de base des lycéens et des compétences qu'ils ont acquises, et par la mise en ouvre d'une transition pédagogique plus progressive.

Cette liste n'est nullement limitative.

Une cellule pédagogique doit s'efforcer de répondre aux attentes ci-haut décrites.

Il est clair que le travail de cette cellule doit s'opérer en étroite collaboration avec :

  • Le Doyen et son équipe

  • La Commission des Programmes

  • La Commission des avis pédagogiques

  • Les Universités plus avancées dans ce domaine et leurs experts en pédagogie médicale (des études multicentriques devraient notamment être encouragées)

  • Les structures centrales de l'Université, pour autant que celles-ci proposent des actions concrètes cohérentes

  • Les guidances déjà mises en place

  • Les services de relation avec l'enseignement secondaire et supérieur hors-université (ce qui peut impliquer une ouverture vers le « Pôle »)

  • Et bien sûr l'ensemble des enseignants, qui sont les partenaires de la cellule et non des « clients », ni encore moins des sujets à contrôler

Il est tout aussi évident que la liberté académique demeure le principe de base, à caractère inaliénable. Mais elle n'est pas incompatible une « bonne pratique » de la pédagogie, susceptible d'optimaliser la relation enseignant-enseigné.

Professeur S. LOURYAN - Directeur de la Cellule de Pédagogie Médicale

Stéphane LOURYAN

Faculté de Médecine

tel 02 555 6339(6376), fax 02 555 6378,

Campus Erasme

ULB CP619, route de Lennik 808, 1070 Bruxelles

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