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Jeudi l 11-10-2018
The Most Unknown

Les mystères de la conscience humaine sont impénétrables ou presque. Axel Cleeremans (ULB Neuroscience Institute, Faculté des Sciences psychologiques et de l'éducation) les étudie depuis près de 30 ans.

Dans un documentaire produit par Motherboard, la filière scientifique du géant médiatique Vice, le chercheur partage ses questionnements. Des travées de son laboratoire jusqu'à l'intérieur d'une cheminée d'une centrale nucléaire, « The Most Unknown » nous fait découvrir ce qui anime le scientifique. Huit autres chercheurs, issus des quatre coins du globe, ont participé à ce projet qui expose les questions scientifiques fondamentales restant aujourd'hui sans réponse : Comment la vie a-t-elle commencé ? Qu'est-ce que le temps ? Comment se forment les étoiles ?

Le trailer est d'ores et déjà accessible en ligne.

Mardi l 09-10-2018
Gwilherm Evano récompensé par le Prix Triennal de la Société Royale de Chimie

Le chercheur de l'ULB a remporté ce prix, offert par la Société Royale de Chimie (SRC) et "destiné à honorer un chercheur en plein épanouissement scientifique dont l'oeuvre reçoit une audience internationale et est considérée comme faisant école."

Actif depuis de nombreuses années au sein du Laboratoire de chimie organique de l'ULB (Faculté des Sciences), Gwilherm Evano travaille avec ses collègues sur le développement de nouveaux procédés de synthèse de molécules organiques, molécules ayant des applications multiples au quotidien, notamment dans des domaines tels que les médicaments, l'agrochimie, les matériaux...

Le but de leurs recherches est de mettre au point des procédés de synthèse innovants permettant d'avoir accès à certaines familles de molécules organiques à la fois plus rapidement et plus efficacement (et si possible de façon moins onéreuse) mais également plus respectueusement de l'environnement.

Cette récompense n'avait plus été remise à un chercheur de l'ULB depuis 1993.

Lundi l 08-10-2018
Cancer: un mécanisme responsable des rechutes identifié

La résistance aux traitements est un problème majeur pour les patients atteints de cancer, notamment car elles sont à l'origine de la récidive tumorale. Une équipe de chercheurs belges et espagnols, dirigée par Cédric Blanpain (Laboratoire des Cellules souches et Cancer, Faculté de Médecine), a identifié une population de cellules tumorales responsables de la résistance aux traitements et des rechutes dans le cancer le plus fréquent chez l'homme : le carcinome basocellulaire.

Dans leur étude publiée dans la revue Nature, Adriana Sánchez-Danés et ses collègues décrivent les mécanismes par lesquels le vismodegib – un médicament utilisé pour traiter les carcinomes basocellulaires – induit la régression tumorale. Les chercheurs ont montré que le vismodegib induit la différenciation de la majorité des cellules tumorales, conduisant à leur élimination. Cependant, le traitement par vismodegib conduit à l'émergence d'une population de cellules tumorales dormantes, caractérisées par l'activation de la voie de signalisation Wnt.

Les chercheurs ont aussi découvert que l'inhibition concomitante de la voie de signalisation Wnt avec le traitement par vismodegib supprime les cellules tumorales résistantes aux traitements et conduit ainsi à l'éradication tumorale dans la grande majorité des cas. Les deux médicaments existent déjà en clinique: la prochaine étape sera de conduire une étude clinique sur l'administration de ces deux médicaments chez les patients présentant des rechutes du carcinome basocellulaire.

Lundi l 08-10-2018
Moins de mandataires locaux à Bruxelles ?

En 2017, le ministre-président de la Région de Bruxelles-Capitale, Rudi Vervoort, suggérait de réduire les nombres de conseillers communaux et échevins. Pour documenter la réflexion, le gouvernement régional a commandé à une équipe interuniversitaire une étude pour analyser les conséquences d'une telle proposition.

Plusieurs chercheurs du Département de Science politique (Faculté de Philosophie et Sciences sociales) et du Centre de Droit Public (Faculté de Droit et de Criminologie), emmenés par Emilie Van Haute (CEVIPOL), ont participé à cette étude, aujourd'hui publiée dans Brussels Studies.

Les chercheurs constatent d'abord que l'impact serait très important sur les petites fractions politiques des conseils communaux : si ces dernières se réduisaient encore, cela obligerait à répartir la charge de travail entre un nombre encore plus restreint de conseillers. Par ailleurs, la réduction du nombre de conseillers toucherait particulièrement les élus néerlandophones. Leur nombre serait plus faible dans tous les scénarios et, dans certaines communes, ramené à un ou zéro. Les listes susceptibles de disparaître des conseils communaux sont presque toutes des listes néerlandophones unilingues.

Une diminution du nombre de conseillers n'aurait aucun impact sur les équilibres de genres au niveau des conseillers communaux, mais bien sur les collèges des bourgmestre et échevins : les femmes y sont déjà fortement sous-représentées et, dans les petits collèges, elles auraient sans doute encore plus de difficultés à conquérir une place.

En conclusion, une diminution des nombres de conseillers et d'échevins serait donc loin d'être une opération politiquement neutre.

Vendredi l 05-10-2018
Et le Prix Nobel de la Paix est attribué à... Denis Mukwege!

L'Université libre de Bruxelles adresse toutes ses félicitations au Dr. Denis Mukwege, maître d'enseignement et docteur en sciences médicales de l'ULB où il a défendu sa thèse en 2015.

Il a été récompensé ce vendredi, conjointement avec Nadia Murad, du Prix Nobel de la Paix « pour leurs efforts pour mettre fin à l'emploi des violences sexuelles en tant qu'arme de guerre ».

Ce Prix Nobel de la Paix honore l'incroyable travail d'engagement du Dr Mukwege au service des femmes et des enfants congolais. L'Université salue celui qui chaque jour, au péril de sa vie, reconstruit, « répare » des femmes et des enfants, dont les corps ont été mutilés par des groupes rebelles. Son travail acharné a su mettre en lumière à travers le monde la gravité de la situation.

Il s'agit pour l'ULB du 2ème Prix Nobel de la Paix après celui attribué en 1913 à Henri La Fontaine, diplômé de l'ULB, pour son rôle dans la promotion du droit international pour gérer les conflits entre nations.