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Jeudi l 12-10-2017
Nouveau type de diabète associé à une mutation génétique

Des chercheurs de l'ULB Center for Diabetes Research et de l'Hôpital Erasme de l'ULB, en collaboration avec l'Université d'Exeter (Royaume-Uni), l'Université d'Helsinki (Finlande) et l'Université de Kyoto (Japon), ont identifié un nouveau type de diabète causé par une mutation dans le gène RFX6. Les résultats sont publiés dans la revue scientifique Nature Communications.

Les individus qui portent la mutation RFX6 ont une forte probabilité de développer un diabète: il peut se déclarer avant l'âge de 20 ans et, à l'âge de 50 ans, 80% ont développé la maladie. Ce diabète est transmis des parents aux enfants et peut affecter de nombreuses générations dans la même famille. Le diabète RFX6 nécessite souvent un traitement par insuline car les patients ont une réduction de la sécrétion d'insuline par le pancréas.

Dr Miriam Cnop, professeur au ULB Center for Diabetes Research et à l'Hôpital Erasme, a identifié chez ces patients une production réduite de l'hormone "GIP", qui stimule la sécrétion d'insuline. Cette hormone est produite par l'intestin après les repas et est un régulateur important de la sécrétion d'insuline. Le diabète RFX6 est le premier type de diabète découvert à être lié à une production réduite de GIP. L'identification de ce nouveau mécanisme de maladie suggère que les analogues de GIP (c'est-à-dire des médicaments ayant une structure similaire à GIP) pourraient constituer une nouvelle option thérapeutique chez les patients atteints de diabète RFX6. Ces nouvelles observations soulignent l'importance d'identifier des formes spécifiques de diabète afin de fournir une thérapie personnalisée aux patients diabétiques.

[Redécouvrez le portrait de Miriam Cnop et le projet de recherche européen sur le diabète T2DSystem en vidéo]

Mercredi l 11-10-2017
25 ans de l'expérience CMS

Le 1er octobre 1992, près de 500 scientifiques du monde entier, notamment de l'ULB, soumettent une lettre d'intention au Comité d'expérimentation du LHC (grand collisionneur de hadrons du CERN) au nom de la collaboration Compact Muon Solenoid (CMS). L'objectif de ce groupe international : réaliser un détecteur autour d'un aimant solénoïde, qui permette d'étudier les particules élémentaires et leurs interactions dans des collisions de protons ou d'ions lourds, aux très hautes énergies fournies par le LHC.

Quelques années plus tard démarre la construction du détecteur de vingt-et-un mètres de long, quinze mètres de diamètre et quatorze mille tonnes placé à cent mètres sous terre. Une véritable prouesse technique qui a permis en particulier de découvrir le boson de Brout-Englert-Higgs en 2012, un peu moins d'un demi-siècle après sa théorisation.

L'équipe de l'ULB, qui participe à l'expérience CMS depuis ses origines, étudie les propriétés du boson de Brout-Englert-Higgs, les interactions fondamentales à très haute énergie et recherche des nouvelles particules, notamment de matière noire. Avec leurs collègues de la VUB au sein de l'Institut Interuniversitaire pour les Hautes Energies ainsi que d'autres laboratoires belges, les chercheurs de l'ULB s'impliquent pleinement dans l'amélioration du détecteur.

Mercredi l 11-10-2017
Conference: Black Studies in Europe

L'intérêt pour l'histoire et les trajectoires sociales des populations « noires » en Europe a augmenté parallèlement à la plus grande visibilité de ces populations sur la scène publique de différents pays européens. A cette visibilité de la présence noire s'ajoute un accroissement des recherches et des connaissances sur les identités minoritaires, les patrimoines coloniaux et impériaux de l'Europe et ses liens durables avec l'Afrique, les Caraïbes et les Amériques.

Le défi contemporain est de penser le passage de ce moment de visibilité accrue à la possibilité d'un cadre conceptuel européen commun pour les études noires. Le défi consiste également à interroger dans quelle mesure le modèle américain des Black Studies constitue un cadre de référence adéquat dans le contexte européen?

Ce colloque vise donc à interroger le domaine émergent des études noires en Europe, en mettant en dialogue des recherches développées dans différents pays européens et hors de l'espace européen, notamment les Amériques.

> En pratique :
- Inscription obligatoire (5euros) - conférence en anglais (traduction vers le français prévue)
- Où et quand ?
Jeudi 16 novembre 2017 – Salle Dupréel – ULB Solbosch campus
Vendredi 17 novembre 2017 – Salle Q.D. – VUB Plein campus

Pour plus d'infos, rendez-vous sur le site du LAMC (Laboroatoire d'Anthropologie des Mondes Contemporains)

Mardi l 10-10-2017
Journées d'étude sur l'Open Science

Dans le cadre de l'Open Access Week 2017, deux journées d'étude sur l'Open Science sont organisées conjointement par les universités belges.

> Le 23 octobre : "Discover Day".
Cette première journée d'étude a pour objectif de vous faire découvrir les concepts de l'Open Access et de l'Open Science. Au travers de cette journée, vous serez notamment invité à découvrir les bénéfices du partage d'informations scientifiques, l'implémentation de l'Open Access, ses liens avec le droit d'auteur, ....

> Le 24 octobre : "Advanced Day".
Au cours de cette seconde journée, ces sujets seront aborder de manière plus poussée et approfondie, avec notamment les compétences requises pour le personnel de support, le règlement général de protection des données, l'évolution de la loi sur le droit d'auteur en Belgique, les modèles économiques émergents dans l'édition scientifique, le support à la gestion des données de recherche...

Infos pratiques :
Public concerné : tous les chercheurs
Date : 23 et 24 octobre 2017
Lieu : Bibliothèque Royale, Mont des Arts, 1000 Bruxelles Langue : Anglais
Programme et inscription (obligatoire) sur le site d'Open Access Belgium.

Mardi l 10-10-2017
Papillomavirus et cancer du col de l'utérus: des lymphocytes impliqués

Une population particulière de cellules du système immunitaire, les cellules T γδ, pourrait avoir un effet important dans le cancer du col de l'utérus induit par les papillomavirus humains (HPV), la troisième cause de décès par cancer chez les femmes. C'est le principal résultat d'une étude menée conjointement par l'ULiège (GIGA) et l'équipe de David Vermijlen, Département de Pharmacothérapie et de Pharmacie Galénique de l'ULB, publiée aujourd'hui dans PNAS.

Alors que ces cellules T γδ avaient démontré un effet protecteur dans de nombreux cancers, les chercheurs ont montré que ces cellules favorisent a contrario le développement des lésions induites par les oncoprotéines du virus HPV chez la souris.

L'expression de ces oncoprotéines induit en effet une infiltration de cellules T γδ produisant de l'interleukine 17, une cytokine proangiogénique, ainsi qu'une diminution de la densité de la sous-population protectrices de lympocytes T γδ résidents. Les chercheurs ont voulu savoir si ces cellules produisant de l'IL-17 étaient présentes chez les femmes atteintes de cancer du col de l'utérus. Ils ont constaté que les lymphocytes "T γδ IL- 17A+" sont détectés uniquement lorsque les oncoprotéines sont fortement exprimées, soit dans les biopsies de cancers, mais pas dans des lésions cervicales moins avancées. Ces observations cliniques appuient la pertinence de leurs observations chez la souris.

En conclusion, les résultats obtenus montrent que les oncoprotéines virales peuvent induire une réorganisation des sous-populations T γδ, les faisant passer d'une fonction antitumorale à une fonction pro-tumorale dans cette tumeur viro-induite.