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Le saviez-vous? 4 Prix Nobel à l'ULB!

Jeudi l 19-07-2018

Sur les six Prix Nobel scientifiques décernés à des Belges, quatre l'ont été à des professeurs et chercheurs de l'ULB.

Le plus récent est bien évidemment François Englert, Prix Nobel de Physique 2013, récompensé pour ses travaux théoriques qui l'ont conduit dès 1964, avec Robert Brout et Peter Higgs, à proposer un mécanisme théorique qui joue un rôle essentiel dans notre compréhension de l'Univers.

Le premier prix Nobel scientifique décerné à un professeur de l'ULB fut attribué à Jules Bordet (Médecine, 1919) pour ses découvertes relatives à l'immunité. Albert Claude, lui aussi professeur à l'ULB, reçut également un Prix Nobel de Médecine, en 1974, pour ses découvertes sur l'organisation structurelle et fonctionnelle de la cellule.

Enfin Ilya Prigogine, en 1977, fut lauréat du Prix Nobel de Chimie pour ses travaux sur les structures dissipatives et l'auto-organisation des systèmes.

Un autre lauréat fait également la fierté de l'Université puisque Henri-Marie La Fontaine, diplômé de l'ULB, reçut le Prix Nobel de la paix en 1913.

Tout savoir sur les distinctions obtenues par les membres de notre communauté universitaire

Un gène impliqué dans la dépendance aux drogues

Jeudi l 12-07-2018

Emmenés par Alban de Kerchove d'Exaerde, les chercheurs du Laboratoire de Neurophysiologie (Faculté de Médecine et ULB Neuroscience Institute, UNI) viennent de mettre en évidence le rôle majeur du gène Maged1 dans la dépendance aux drogues. L'étude, réalisée avec l'aide d'autres équipes européennes, est publiée dans la revue scientifique EMBO Reports.

Les chercheurs ont démontré in vivo, à l'aide de modèles de souris transgéniques, que l'inactivation du gène Maged1 rendait les souris totalement insensibles aux différents effets de la cocaïne. Les souris testées ne présentaient aucune réaction ou comportement addictif, habituellement observés après l'administration de cocaïne.

Grâce à des inactivations dans des régions du cerveau ou des populations neuronales spécifiques, ils ont ainsi pu montrer que Maged1 contrôle la libération de dopamine dans le Nucleus accumbens. Il s'agit d'une région du cerveau est directement impliquée dans les processus de récompense et de renforcement. Ce processus implique également des neurones du cortex préfrontal, une région du cerveau suspectée de contrôler des comportements comme l'inhibition ou la régulation des émotions. Ceci expliquerait certains symptômes de la dépendance à la cocaïne, dont la perte de contrôle et une faible capacité de décision.

La dépendance aux drogues est une maladie neuropsychiatrique chronique qui touche 15,5 millions de personnes en Europe pour un coût de 65,7 milliards d'euros par an. Ces découvertes laissent donc entrevoir des possibilités de nouveaux traitements, plus ciblés et efficaces, pour traiter la dépendance aux drogues. Elles ouvrent également la voie à d'autres études sur les mécanismes moléculaires qui sous-tendent les adaptations associées à la dépendance dans le cerveau.

8 projets retenus pour les Bourses Hessel 2018

Mardi l 10-07-2018

8 projets ont été retenus par le jury pour être lauréats d'une bourse Hessel, qui vise à favoriser l'engagement étudiant à l'ULB.

Créée en 2014, la Bourse Stéphane Hessel aide à subsidier des projets citoyens et solidaires initiés par des étudiants de l'ULB. Ces projets originaux, à buts sociaux, citoyens et non-lucratifs sont donc portés par des étudiants engagés qui ont défendu leurs idées devant un jury.

Parmi les 19 projets participants, huit on été retenus par le jury et seront financés pour un montant total de près de 25 000 euros.

Voici les lauréats:

  • Genepi: sensibilisation de la communauté universitaire à la question du droit de vote des détenus et organisation d'ateliers dans les différentes prisons belges selon les principes humanistes qui visent une citoyenneté active et responsable,
  • Sensibilisation aux MGF: campagne bilingue de sensibilisation aux mutilations génitales féminines en Belgique,
  • Association étudiante d'aide au développement, Volet Nord: actions de sensibilisation et activités concrètes concernant diverses inégalités présentes dans notre pays,
  • Remorquables: développement d'une plateforme de location de remorques à vélos accessibles aux étudiantes et étudiants pour favoriser une transition vers les modes de déplacement décarbonés et encourager la mobilité de type "douce",
  • FLE-citoyen: cours de français langues étrangères (FLE) à destination des personnes "sans-papier" à Bruxelles,
  • Frigo partagé: récupérer les invendus de différents supermarchés et les redistribuer gratuitement afin de réduire le gaspillage alimentaire tout en aidant les étudiants et étudiantes en difficulté,
  • Dochub: plateforme de partage de documents (résumés, notes de cours, correctifs de TP) et d'entraide pour les membres du corps étudiant de l'ULB via un logiciel libre,
  • Cours de langues des signes: donner la possibilité à la communauté universitaire d'avoir accès à des cours de langues des signes afin de permettre une meilleure inclusion sociale aux personnes malentendantes.

Jeudi l 19-07-2018
Les robots capables de déterminer l'ordre des tâches

La capacité à correctement séquencer des tâches est une compétence nécessaire pour que les robots puissent accomplir des missions complexes, comme aider les secouristes à sauver les survivants d'une catastrophe naturelle ou l'exploration de milieux hostiles à l'homme, par exemple. Actuellement, ce sont les ingénieurs qui programment la séquence d'actions des robots. Mais cela pourrait bientôt changer... Mauro Birattari et Lorenzo Garattoni, chercheurs au laboratoire IRIDIA (École Polytechnique de Bruxelles) viennent en effet de montrer que les robots peuvent, collectivement, déterminer l'ordre des actions à mener. Leur étude est publiée dans la revue scientifique Science Robotics.

Actuellement, les robots sont capables de communiquer et de se coordonner entre eux pour prendre des décisions et réaliser des actions simples, comme déplacer un objet ou choisir un chemin parmi deux options. Pour cette recherche, Mauro Birattari et Lorenzo Garattoni ont poussé la complexité un cran plus loin : ils ont créé un essaim de robots capable de réaliser une suite de trois actions dans l'espace, sans connaitre au préalable l'ordre d'exécution correct. Les chercheurs observent alors que les robots s'organisent pour trouver la bonne séquence de tâches. La résolution de l'énigme n'est pas possible pour un individu seul : elle n'émerge que suite aux interactions entre individus du groupe.

Ensemble, les robots sont capables de séquencer collectivement des actions dont l'ordre d'exécution est a priori inconnu. Cette recherche ouvre la voie à de nombreuses applications potentielles, nécessitant un groupe de robots « intelligents », c'est-à-dire capables de résoudre des problèmes de manière autonome.

Mercredi l 18-07-2018
(vidéos) Le cycle du carbone, de la terre à la mer

Le projet de recherche 'C-CASCADES' est financé par la Commission Européenne dans le cadre du programme Horizon 2020, Actions Marie Sklodowska-Curie, Innovative Training Network (ITN). Le projet, coordonné par le Prof. Pierre Regnier (UR Biogéochimie and Modélisation du Système Terre (BGEOSYS), Faculté des Sciences), rassemble 13 partenaires académiques et privés.

Le but de C-CASCADES est de former une nouvelle génération de jeunes chercheurs à la pointe du domaine des 'Sciences du Système Terre'. Intégrés dans des équipes de recherche, ils travaillent à mieux comprendre le cycle du carbone le long du continuum aquatique reliant les continents aux océans (rivières, lacs, estuaires) et d'améliorer ainsi les projections climatiques futures.

Alors que le projet entre dans sa dernière année, des avancées cruciales ont déjà été accomplies. Ainsi, les chercheurs ont maintenant une vue plus claire du parcours du carbone depuis l'intérieur des terres vers les océans. Ils ont également réussi à quantifier les émissions de CO2 de systèmes aquatiques continentaux pour différents régimes climatiques. Toutes ces nouvelles données permettront d'affiner les projections climatiques futures et de mieux appréhender l'impact des activités humaines sur le cycle du carbone.

Adam Hastie est doctorant au sein du service BGEOSYS dans le cadre du projet C-CASCADES : découvrez ses recherches et ses résultats en vidéo. Pour en savoir plus, visionnez également la vidéo de présentation du projet par le Pr. Pierre Regnier.

Mardi l 17-07-2018
RGPD: le MaSTIC forme les étudiants et les professionnels

Dès 1977, l'ULB formait à la gestion de l'information. Aujourd'hui, le MaSTIC vise à former des spécialistes capables de s'inscrire dans les enjeux stratégiques de la gestion de l'information et de la communication.

Avec la mise en route du Digital Act (loi belge sur les services de confiance tels que la signature électronique) et du RGPD (Règlement général européen sur la protection des données), les entreprises recherchent maintenant des professionnels capables de gérer les informations dites "sensibles".

Le Master en STIC forme donc ces professionnels, d'une part à la structuration de l'information au sens large et d'autre part à l'intégration de connaissances technologiques en vue de la mise en oeuvre opérationnelle des systèmes d'information.

Cette formation s'adresse donc tant aux étudiants qu'aux professionnels qui ont la volonté de parfaire leur formation. Elle est également accessible aux étudiants souhaitant faire leurs premiers pas sur le marché de l'emploi à l'issue d'une première formation universitaire.

L'ensemble des cours se donnent selon un horaire aménagé (après 17h et le samedi matin).

Retrouvez toutes les informations sur le Master en STIC de l'ULB.

Lundi l 16-07-2018
Antarctique : les modélisations en évolution

Directeur du Laboratoire de glaciologie de la Faculté des Sciences de l'ULB, Frank Pattyn étudie notamment l'impact des calottes glaciaires sur l'élévation du niveau marin. Actuellement, les calottes glaciaires de l'Antarctique et du Groenland sont les principaux contributeurs à l'élévation du niveau marin, et on s'attend à ce que leur contribution augmente à l'avenir. Mais à quel point et quand ? Est-il possible de prédire le comportement futur des calottes glaciaires ? Ce sont les thèmes abordés par Frank Pattyn dans un article publié dans Nature Communications.

Les modèles mathématiques utilisés pour prédire le comportement futur de grandes calottes glaciaires, comme l'Antarctique, sont apparus très récemment (dans les années 1990). Dans un premier temps, ils ont été utilisés à des résolutions grossières, correspondant typiquement aux études paléoclimatiques : l'on pensait en effet que ces calottes glaciaires évoluaient sur des échelles de temps particulièrement longues.

Cependant, des preuves récentes de perte de masse en Antarctique indiquent que le temps de réaction des calottes glaciaires à un changement climatique est beaucoup plus rapide, ce qui exige de redéfinir ces modèles. Frank Pattyn évoque les développements récents qui ont permis de se concentrer sur des processus dynamiques (tels que les interactions entre la calotte glaciaire et l'océan) et de les traduire en des modèles mathématiques. Ces évolutions permettent des prédictions du comportement futur des grandes calottes glaciaires à une échelle de temps décennale à centennale.

Lundi l 16-07-2018
Les neurones recyclent!

Les neurones communiquent entre eux grâce à des molécules chimiques libérées suite à une stimulation électrique. Parmi ces molécules chimiques, les plus connues sont les neurotransmetteurs, qui agissent au niveau des synapses, l'espace de communication entre deux neurones.

Il existe pourtant une autre classe de molécules-signal libérée par les neurones pour transmettre une information : les neuropeptides. Ils agissent sur leurs récepteurs à distance, indépendamment des connexions synaptiques, et modulent de nombreux aspects des comportements et de la physiologie de tous les animaux.

Une nouvelle étude du Laboratoire de Neurophysiologie (Faculté de Médecine) vient éclairer le mécanisme de sécrétion de ces neuropeptides. Patrick Laurent et ses collègues ont travaillé sur le modèle animal C. elegans, un modèle animal transparent. Les chercheurs y ont identifié une dizaine de nouveaux gènes impliqués dans la formation, le trafic et la sécrétion des neuropeptides.

Ils ont particulièrement étudié la formation de vésicules denses : ces 'poches intracellulaires' se forment au sein du neurone et des cellules endocrines et concentrent les neuropeptides, avant de migrer vers la surface pour les y libérer lors de la stimulation neurale. Les chercheurs ont mis en évidence que certaines protéines de ces vésicules sont recyclées, et que ce recyclage est indispensable à la formation de nouvelles vésicules denses. Ce nouveau processus précédemment inconnu est détaillé dans le journal scientifique PNAS.

 

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