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Mardi l 05-02-2019
Les minorités religieuses et l'éducation dans le monde

En utilisant les données d'une enquête internationale sur les valeurs et les croyances dans le monde, Pierre-Guillaume Méon et Ilan Tojerow (Solvay Brussels School of Economics and Management) ont étudié, pays par pays, le niveau d'éducation des fidèles de sept grandes confessions (Catholicisme, Protestantisme, Orthodoxie, Bouddhisme, Islam, Judaïsme, et Hindouisme). Ils ont observé que chacune d'entre elles avait un lien positif avec le niveau d'éducation de ses fidèles dans certains pays, négatif dans d'autres, et statistiquement non significatif ailleurs.

Ce résultat inédit suggère qu'aucune confession n'aurait d'effet universel. Il contredit donc l'idée que les fidèles de certaines confessions bénéficient systématiquement du fait que l'éducation soit pour eux une obligation religieuse (par exemple dans le protestantisme ou le judaïsme). En se tournant vers le comportement des minorités religieuses, les deux chercheurs ont toutefois découvert une régularité : les membres d'une confession minoritaire dans un pays acquièrent davantage d'éducation, quelle que soit leur confession.

Plusieurs pistes peuvent être envisagées pour expliquer le rôle des minorités : compensent-elles les discriminations en investissant dans l'éducation ? Bénéficient-elles de stéréotypes positifs ? Offrent-elles à leurs membres un réseau social plus dense et cohésif ? Ces hypothèses feront l'objet de nouveaux travaux.

Lundi l 04-02-2019
La "(dé)colonisation" au cœur du débat

La « (dé)colonisation » a été au coeur de débats médiatiques ces derniers mois. Notamment lors de la réouverture de l'Africa Museum de Tervuren, début décembre 2018.

Dans un article publié dans The Conversation, Samuel Lempereur tente de dépassionner le débat. « Je voudrais montrer ici que la nature caricaturale de ce débat ne peut que déboucher sur des incompréhensions et des frustrations », écrit-il dans l'article. Doctorant au Laboratoire des Mondes Contemporains (LAMC, Faculté de Philosophie et Sciences sociales), Samuel Lempereur étudie notamment l'anthropologie historique de l'esclavage et de ses transformations de par le monde. Il décrypte ici certains arguments avancés par les « décoloniaux ».

À lire en entier sur The Conversation : https://theconversation.com/esclavage-et-de-colonisation-museale-comment-depassionner-le-debat-108726

Lundi l 04-02-2019
À toutes voiles vers l'Antarctique !

Le 19 février, 9 chercheurs belges et français mettront le cap en direction de l'Antarctique. Emmenés par Bruno Danis, chercheur au Laboratoire de Biologie marine de la Faculté des Sciences de l'ULB, ils partiront explorer l'Antarctique... en voilier ! Ce mode de transport présente un impact environnemental mesuré et permettra, grâce à son agilité, d'atteindre des zones encore peu explorées par les imposants brise-glaces de recherche.

Le but de la mission "Belgica 121" est d'observer les réponses apportées par les écosystèmes marins antarctiques au changement climatique, en particulier à faible profondeur. Les chercheurs vont réaliser un recensement détaillé de la biodiversité dans ces zones très exposées. Ils comptent aussi réaliser une cartographie détaillée des habitats marins jusqu'à 100 mètres de profondeur ainsi qu'un recensement des organismes vivant sur les fonds marins.

Les chercheurs étudieront également la présence de microplastiques dans l'océan Austral, dans les zones impactées par le tourisme, afin d'estimer l'impact de ce polluant anthropique sur les écosystèmes des océans. En collaboration avec d'autres institutions, l'équipe s'intéressera de près aux contaminants associés (métaux, polluants organiques persistants) que les plastiques semblent disperser sur des distances considérables.

Mission à suivre sur le blog http://belgica121.be/ou via le compte Twitter de Bruno Danis : @marinebiologybe

Mercredi l 30-01-2019
La sensibilisation contre les HPV

Depuis 2007, la vaccination préventive des adolescentes contre le papillomavirus est mise en avant. En effet, il existe plus de 100 types de papillomavirus humain (HPV), dont l'infection est très contagieuse. Ces virus sont à l'origine de cancers de la sphère génitale et de l'oropharynx ainsi que des verrues génitales.

Pourtant, l'adhésion de la population à cette vaccination a demandé un grand travail de sensibilisation auprès et avec les praticiens et les organismes prévention à la santé. La problématique des maladies sexuellement transmissibles, combinée à la jeunesse des personnes visées (11-14 ans), a compliqué l'acceptation du vaccin. Béatrice Swennen (Politique et systèmes de Santé, École de Santé publique) a étudié ce processus alors qu'elle était membre du consortium interuniversitaire Provac et du Conseil supérieur de la santé. Aujourd'hui, la vaccination préventive contre les HPV est en passe d'être également proposée aux jeunes garçons.

Le 8 février, la chercheuse expliquera le bilan de cette expérience lors du symposium "vaccination Saint-Valentin". L'événement regroupera les différents acteurs de la vaccination afin d'informer des différents changements en cours et à venir en matière de vaccin. Pierre Smeeters (Laboratoire de bactériologie moléculaire, Faculté de Médecine) et Arnaud Marchant (Institut d'Immunologie Médicale, Faculté de Médecine) y auront des rôles de modérateurs.

Mercredi l 30-01-2019
Enquête généalogique... végétale !

Au sein du Service Evolution biologique et Ecologie (Faculté des Sciences), Jérémy Migliore, Olivier Hardy et ses collègues mènent actuellement une enquête généalogique... à partir des feuilles d'arbres ! Collectées dans les forêts d'Afrique centrale, ces feuilles permettent aux chercheurs de retracer les liens génétiques entre les différents spécimens. "Notre but est de comprendre l'histoire du couvert forestier et la diversité génétique des arbres qui le compose", explique Jérémy Migliore.

La théorie la plus répandue pour expliquer l'existence de groupes génétiques séparés géographiquement est liée aux glaciations, dont la dernière a pris fin il y a 12000 ans : elles auraient provoqué la fragmentation des forêts africaines au profit de savanes, séparant ainsi des populations d'arbres qui ont ensuite évolué chacune de leur côté. Dans une publication du Journal of Biogeography, les chercheurs de l'ULB viennent cependant nuancer cette théorie. Grâce à des analyses génomiques et de séquençage à haut-débit, ils ont démontré que cette différenciation des populations remonterait à plus de 3.5 millions d'années, soit bien avant les premiers épisodes glaciaires débutant il y a -2.7 millions d'années.

Les chercheurs ont réalisé cette étude sur le Greenwayodendron (à vos souhaits !), une espèce très répandue dans les forêts tropicales. Ils vont maintenant tâcher de confirmer leurs résultats sur d'autres espèces représentatives de la diversité des écosystèmes forestiers. Au-delà du mystère scientifique et historique, comprendre la réponse des forêts aux changements climatiques passés permettra de mieux prédire leur évolution future et de favoriser une exploitation durable des ressources.

 

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