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Mercredi l 16-01-2019
Le bien-être n'est pas uniquement lié au revenu

« En faut-il peu pour être heureux ? », c'est le titre d'un livre présentant une enquête réalisée par des économistes de l'UCLouvain, de l'ULB, de la KULeuven et de l'UAntwerpen sur le bien-être en Belgique.

Bram de Rock (ECARES, Solvay Brussels School of Economics and Management) et ses collègues ont mis en pratique une nouvelle théorie pour mesurer ce bien-être. Ils ont interrogé 3400 personnes représentatives de la population belge sur leur situation objective et leur appréciation subjective des différents aspects de leur vie – santé, travail, logement. Ces personnes ont ensuite dû estimer à quel montant de consommation elles seraient prêtes à renoncer mensuellement pour jouir d'une bonne santé, d'un meilleur job, d'un beau logement, etc. Ceci a permis aux chercheurs de "chiffrer" et comparer le bien-être des gens, de manière plus large que les études prenant en compte uniquement le revenu, la santé ou le logement.

Résultats : certaines personnes ayant de faibles revenus, des problèmes de santé et un logement insatisfaisant se déclarent pourtant globalement satisfaites de leur vie. Les Belges situés au bas de l'échelle du bien-être sont principalement les familles monoparentales, issues de l'immigration et/ou dont les parents sont peu qualifiés et/ou sans emploi. L'enquête a également révélé que les personnes âgées ne sont pas nécessairement celles qui ont la situation la plus précaire et que les inégalités entre hommes et femmes sont notables.

Les chercheurs aimeraient établir des statistiques de base et réutiliser le questionnaire de l'enquête dans les années à venir. Cela leur permettrait d'évaluer l'impact des politiques sociales dans la durée et de donner des pistes aux pouvoirs publics pour augmenter l'efficacité de ces politiques auprès des catégories les plus vulnérables de la société. 

Jeudi l 10-01-2019
De nouvelles campagnes conservatrices balaient l'Europe

La Manif pour Tous française, le mouvement Generazione Famiglia ou les récentes attaques de Victor Orban contre les études de genre, quelques exemples qui témoignent de l'émergence des campagnes « anti-genre » partout en Europe. Dans tous les cas, ces mobilisations affirment défendre les libertés d'expression, de pensée et de conscience, tout en contestant l'égalité des genres et les droits des LGBT. Partout, elles se situent à l'intersection de projets inventés au sein des franges conservatrices de l'Église catholique et de la récente vague populiste et autoritaire qui traverse aujourd'hui l'Europe.

Dans un ouvrage codirigé par David Paternotte (Atelier Genre(s) et Sexualité(s), Faculté de Philosophie et Sciences sociales & STRIGES, MSH) et Roman Kuhar (Université de Ljubljana) intitulé « Campagnes anti-genre en Europe, des mobilisations contre l'égalité », une dizaine chercheur·e·s d'Europe et des États-Unis tentent de comprendre l'origine de ces mobilisations, leurs manifestations concrètes sur le terrain et leur diffusion.

Après avoir été récompensé en version originale par le prix Excellent Science 2018 de l'Agence slovène de la recherche, l'ouvrage est aujourd'hui disponible en français (Presses universitaires de Lyon, 2018). Cette nouvelle version comprend également un chapitre supplémentaire présentant le cas particulier du Portugal. Le livre propose aussi une série d'actualisations depuis sa première publication en 2017, les mobilisations anti-genre étant en constante évolution.

Les travaux de David Paternotte portent notamment sur le genre, la sexualité et les mouvements sociaux.

Mardi l 04-12-2018
Quand la diplomatie s'invite à l'opéra

En mai 1954, les danseurs soviétiques du Bolchoï doivent se produire à l'Opéra de Paris. Pourtant, la veille de la première, malgré des semaines de négociations, les représentations sont annulées. La déroute des soldats français face aux Vietnamiens soutenus par les Soviétiques à Diên Biên Phu (Indochine) aura eu raison de la tenue du spectacle. Un événement parmi tant d'autres qui illustre l'usage du ballet comme outil de diplomatie culturelle internationale durant la guerre froide.

Après six ans de recherche et un long travail de dépouillement de sources et d'archives situées en France, Grande-Bretagne, États-Unis et en Russie, Stéphanie Gonçalves (Centre de Recherche Mondes Modernes et Contemporains, Faculté de Philosophie et Sciences sociales) publie "Danser pendant la guerre froide, 1945-1968". L'ouvrage identifie et analyse les acteurs (institutionnels, artistiques et commerciaux) et les tensions diplomatiques lors des tournées de ballet durant la guerre froide.

Ce livre constitue une première dans la littérature en Europe et se distingue notamment par une analyse du rôle des imprésarios, ces acteurs intermédiaires souvent invisibles. En illustrant la fonction diplomatique du ballet, la chercheuse expose la dynamique de "l'effet domino" qui régnait à l'époque de la guerre froide, où chaque événement aussi minime qu'il soit pouvait créer un retentissement international.

Mercredi l 21-11-2018
Esprit libre prend le pouls de la santé à l'université

Le nouvel Esprit libre se penche sur l'implication de l'université en matière de santé publique. Un important colloque de l'Agence universitaire de la francophonie vient d'y être consacré chez nous. Santé, alimentation et recherche, santé de nos étudiants aussi, avec la coupole Santé récemment créée à l'ULB et enfin santé et apprentissage, avec un focus sur le SIMLABS, laboratoire de simulation à disposition, entre autres publics, des étudiants.

Des robots du SIMLABS, on passera aux robots sur lesquels se penche Céline Pieters, dans le cadre de son doctorat (Rhétorique & robotique) en cotutelle avec l'Université de Toulouse. Son portrait dans le magazine.

Autres thématiques que vous retrouverez dans ce numéro 54: les 90 ans du FNRS, le porno sous la loupe de la recherche, le Multigram et les langues, Banturivers et Organitra (deux nouvelles ERC de l'ULB), un portrait de Paul-Henri Spaak, ou encore un focus sur la lente pénétration des Chinois en Amérique latine & Caraïbes!

Le magazine Esprit Libre est à lire en ligne ou à télécharger en format PDF.

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