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Apprendre en dormant ? Pas sûr...

Lundi l 06-08-2018

L'hypnopédie, ou la capacité d'apprendre pendant le sommeil, a été popularisée dans les années 60', avant d'être progressivement abandonné faute de preuves scientifiques fiables d'une capacité d'apprentissage en sommeil. Les chercheurs du Neuropsychology and Functional Neuroimaging Research Group (CRCN, Faculté des Sciences psychologiques et de l'éducation, & ULB Neurosciences Institute, UNI) démontrent aujourd'hui que cet apprentissage est effectivement limité.

Publiée dans la revue Scientific Reports, l'étude montre que, si notre cerveau est capable de continuer à percevoir des sons au cours du sommeil, la capacité de les grouper en fonction de leur organisation dans une séquence n'est présente qu'à l'éveil, et disparaît totalement au cours du sommeil.

Sous la direction de Philippe Peigneux, la chercheuse Juliane Farthouat a utilisé la magnétoencéphalographie (MEG) pour enregistrer l'activité cérébrale pendant le sommeil à ondes lentes (partie du sommeil pendant lequel l'activité du cerveau est fortement synchronisée) et au cours de l'éveil suivant. Pendant leur sommeil, les participants ont été exposés à des flux rapides de sons purs : ces sons étaient organisés de manière aléatoire ou, au contraire, structurés de manière à ce que le flux soit groupé en ensembles de 3 éléments. Les réponses cérébrales MEG ont démontré une détection des sons isolés pendant le sommeil, mais aucune réponse liée au groupement statistique, contrairement aux phases d'éveil.

Les résultats de cette étude suggèrent des limitations intrinsèques à nos capacités d'apprentissage de novo au cours du sommeil à ondes lentes, qui pourraient limiter les capacités d'apprentissage du cerveau endormi à de simples associations élémentaires.

Stonehenge: d'où venaient les hommes?

Vendredi l 03-08-2018

Malgré plus d'un siècle d'études intenses, nous savons encore peu de choses sur les personnes enterrées à Stonehenge et sur la manière dont elles arrivèrent là.

Une nouvelle étude internationale parue ce 2 août dans la revue Scientific Reports suggère qu'une partie des individus enterrés sur le site de Wessex se sont déplacés en même temps que les pierres bleues utilisées au début de la construction du monument. Les individus et les pierres viendraient donc d'un même endroit : les montagnes Preseli dans l'ouest du Pays de Galles.

Cette découverte s'appuie sur des avancées récentes en datation isotopique, permettant d'analyser des restes incinérés à très hautes températures. Alors en thèse de doctorat à la School of Archaeology de l'University of Oxford, Christophe Snoeck - aujourd'hui chercheur à la VUB - a montré que les os brulés conservent fidèlement la composition en isotopes de strontium; il a ainsi ouvert la voie à l'utilisation de cette technique pour étudier les individus incinérés à Stonehenge. Cette technique de pointe pourrait à l'avenir, être appliquée dans d'autres recherches, sur d'autres vestiges.

Nadine Mattielli et le laboratoire G-Time, Faculté des Sciences de l'ULB ont joué un rôle-clef dans cette étude: les analyses isotopiques du strontium permettant la démonstration que les os brulés préservaient fidèlement leur composition en isotopes de strontium ont été faites à l'ULB, tout comme les analyses isotopiques du strontium des ossements de Stonehenge.

Lundi l 13-08-2018
Mission réussie pour les quatre étudiants partis installer des boîtiers intelligents au Congo

Ils viennent de regagner la Belgique, après un mois de dur labeur dans le cadre d'un projet Codepo (Cellule de Coopération au développement de l'École polytechnique de Bruxelles). Alexandre, Antonin, David et Tom, étudiants de master, ont vécu une expérience unique à Kinshasa, en République démocratique du Congo. Partis début juillet, leur objectif était d'installer des boîtiers intelligents dans les centres hospitaliers afin de compléter le système CERHIS destiné au suivi informatisé des patients. Une mission couronnée de succès, puisque pas moins de cinq boîtiers ont été installés dans les hôpitaux des quartiers populaires de la capitale.

Pourtant, le pari n'était pas gagné d'avance. "Les conditions de travail n'étaient pas faciles: il n'y avait pas de wifi, les trajets en transport étaient très longs et les matériaux se faisaient rares, même si nous en avions apporté une valise entière", indique Alexandre. Malgré les difficultés, les étudiants ingénieurs ont pu installer leurs deux premiers prototypes et en construire trois nouveaux sur place. Ils ont également formé les ingénieurs congolais au nouveau matériel.

Logés dans un lycée pour filles, les étudiants ont également profité de leur séjour pour sympathiser avec une quinzaine d'enfants de 2 à 14 ans, résidant sur place. "Des passionnés de foot! Au début, ils avaient un peu peur de nous, mais à la fin, ils venaient carrément nous chercher pour jouer avec nous", se rappelle Tom.

La mission leur a laissé de beaux souvenirs, mais pas seulement. "Outre l'aspect technique, nous avons surtout appris à mieux communiquer entre nous et avec les autres. Les ingénieurs congolais étaient étonnants de débrouillardise et de créativité. C'était génial de pouvoir travailler à leurs côtés", assure Alexandre avant d'ajouter: "ce voyage nous a ouvert les yeux sur plein de choses. C'était une véritable leçon de vie."

Mercredi l 08-08-2018
Exposition: "The Art of Difference"

L'ULB présente l'exposition "The Art of Difference", une exposition scientifique, historique et artistique consacrée au handicap, du 20 juin au 26 août à BOZAR.

Cette exposition présente les innovations nées du progrès de la recherche sur les handicaps sensoriel, moteur et mental au fil du temps. Exosquelettes, lunettes pour aveugles, prothèses bioniques sont montrées mais ne constituent pas l'ensemble de l'exposition puisque celle-ci laisse également la part belle aux dispositifs numériques, aux arts visuels, à l'art brut, aux courts métrages, et aux objets conçus grâce aux dernières technologies.

The Art of Difference, qui se se décline en quatre thèmes (percevoir, éprouver, contester et imaginer) s'inscrit dans le cadre de l'Année des Diversités de l'ULB.

> Informations pratiques:

Du mercredi 20 juin au dimanche 26 août (BOZAR LAB, 23 Rue Ravenstein, 1000 Bruxelles)

Entrée libre, fermé le lundi

Plus d'information sur le site de Bozar

Mercredi l 08-08-2018
Deux nouveaux bacheliers à Charleroi

Dès la rentrée prochaine, le campus de Charleroi Ville-Haute accueillera deux nouveaux bacheliers organisés en collaboration avec UMons: un bachelier en sciences humaines et une première année polyvalente en sciences de la vie.

Ces deux nouveaux bacheliers viennent renforcer l'offre de proximité que l'ULB souhaite offrir aux jeunes étudiants de Charleroi et des environs. Le lancement de ces deux bacheliers en partenariat avec UMons est une réponse directe à l'enjeu pour Charleroi d'accroître le nombre de jeunes poursuivant des études supérieures.

La première année polyvalente en sciences de la vie est la seule disponible pour la Belgique francophone. Elle entre dans le cadre du bachelier en sciences biologiques. En instaurant une première année polyvalente, l'Université permet à l'étudiant de trouver sa voie en cours d'année. Durant cette année, les étudiants seront en contact lors de leurs travaux pratiques avec des enseignants chercheurs du Biopark et de l'UMons. La réussite de cette première année donnera un accès inconditionnel à cinq cursus de 2e bloc de bachelier.

Le bachelier en sciences humaines et sociales permettra aux étudiants qui désirent s'orienter vers des études en sciences humaines de pouvoir accéder à une connaissance large des savoirs en sciences sociales et politiques sans devoir se spécialiser trop rapidement dans une discipline. Le programme assure une formation dans des disciplines différentes et propose des cours de méthodologie et des cours de langue. Il propose aussi une formation de base solide, permettant l'orientation future dans de très nombreux masters.

Plus d'information sur ces bacheliers sur le site de l'ULB

Lundi l 06-08-2018
IF@ULB: prestigieux financement européen pour chercheurs postdoctoraux

L'ULB a décroché récemment un très sélectif financement européen - elle est d'ailleurs la seule en Fédération Wallonie-Bruxelles - dans le cadre du programme MARIE SKŁODOWSKA-CURIE cofinancé par la Commission Européenne (H2020).

Intitulé IF@ULB (Individual fellowships at ULB), ce projet d'un budget de 9M€ permettra durant les cinq prochaines années d'engager à l'ULB 63 chercheur·e·s postdoctoraux en mobilité internationale. D'une durée de 2 ans, ces bourses de recherche s'appuieront sur de nouveaux outils et formations développés en interne pour accompagner les chercheur·e·s dans le développement de leur carrière. Les trois appels prévus seront ouverts à toutes les disciplines et permettront de renforcer la visibilité et l'attractivité de l'ULB et de ses centres de recherche à l'échelle internationale.

Le premier appel sera ouvert le 1er août et clôturé le 15 octobre 2018. Pour plus d'informations sur les critères d'éligibilité et la procédure de soumission, rendez-vous sur le site IF@ULB: http://if-at-ulb.ulb.be

Vendredi l 03-08-2018
Diabète de type 1 : nouveaux peptides cibles identifiés

En Belgique, plus de 600.000 personnes sont atteints de diabète, dont environ 10% d'un diabète de type 1. Il s'agit d'une forme auto-immune de la maladie: le système immunitaire réagit anormalement à l'encontre des cellules beta du pancréas, les cellules productrices d'insuline. Ceci conduit progressivement à la perte quasi-totale de ces cellules, obligeant les patients à subir des injections répétées d'insuline tout au long de leur vie.

Dans une publication du journal scientifique Cell metabolism, les chercheurs de l'ULB Center for Diabetes Research aident à mieux comprendre ce processus auto-immun. Emmenés par Decio Eizirik et en collaboration avec l'Institut Cochin de Paris – INSERM, les chercheurs ont analysés ce qui provoquait une réaction des cellules immunitaires T CD8+, le type cellulaire principalement impliqué dans la destruction des cellules beta. Ils ont ainsi identifié plusieurs nouveaux fragments de protéines potentiellement reconnus par le système immunitaire. Ils ont également observé que les cellules T CD8+ infiltrées dans le pancréas et reconnaissant au moins 3 de ces peptides sont effectivement plus nombreuses dans le pancréas des patients souffrant de diabète de type I. Cela suggère que ces peptides sont bel et bien ciblés par le système immunitaire au cours de la maladie.

Cette étude ouvre la porte à une meilleure compréhension des mécanismes liés à la reconnaissance erronée des cellules beta par le système immunitaire. D'un point de vue pratique, elle permettra d'améliorer notre capacité à prédire l'apparition de la maladie et à développer de nouveaux vaccins visant à prévenir la reconnaissance des cellules beta par le système immunitaire.

 

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