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Ne dites plus Caserne, dites Usquare

Mardi l 05-12-2017

Cette fois-ci, ça y est: le projet "Caserne" de l'ancienne gendarmerie d'Ixelles cède la place à Usquare! Le ministre-président de la Région de Bruxelles-Capitale, Rudi Vervoort, le recteur de l'ULB Yvon Englert et la rectrice de la VUB, Caroline Pauwels, ont présenté ce lundi 4 décembre, cet ambitieux projet régional à l'occasion du lancement du concours d'architecte pour la rénovation et la reconversion d'une partie des bâtiments situés sur le site.

Cette présentation de Usquare.brussels s'est déroulée en présence de l'échevine ixelloise Caroline Désir ainsi que des ministres fédéraux Jan Jambon et Didier Reynders, car la Région bruxelloise rachète l'ancienne caserne à l'État avec le soutien de Beliris.

L'ambition: reconvertir ce complexe militaire clos du début du 20e siècle et le transformer en un futur quartier bruxellois mixte et dynamique, urbain et convivial, universitaire et international, durable et innovant.

Usquare sera axé sur le développement durable et sur l'attractivité internationale de Bruxelles comme ville de savoir.

En dehors des fonctions de logement privé, d'espaces de culture et de commerce de proximité, le reste du site sera consacré à des projets universitaires portés par l'ULB et la VUB : un Institut d'études avancées accueillant des chercheurs internationaux pour des séjours de moyenne à longue durée, un centre d'interprétation sur le développement durable, un centre de recherche interdisciplinaire, un Fablab commun, un incubateur d'entreprises sans oublier une Maison d'accueil international et du logement étudiant.

Bref, un programme de très haute qualité qui permettra d'accentuer les liens entre nos Universités, Bruxelles et l'international, tout en connectant le savoir universitaire et les citoyens.

Pour plus d'infos: www.usquare.brussels

« Sustaining intellectual quality: the challenge for 21st-century universities »

Lundi l 04-12-2017

Dans le cadre des travaux d'élaboration du Plan stratégique ULB CAP 2030, Stefan Collini, Professor of Intellectual History à l'Université de Cambridge, viendra donner une conférence à l'ULB le 11 décembre. Ses ouvrages What Are Universities For? (2012) et Speaking of Universities (2017) sont devenus des références dans les débats internationaux sur l'enseignement supérieur.

Vous êtes cordialement invités à la conférence dont le thème sera : « Sustaining intellectual quality: the challenge for 21st-century universities ».

> Informations pratiques :
Lundi 11 décembre à 12h15
Université libre de Bruxelles, campus Solbosch, bâtiment R42, 4e étage, salle 502 (R42.4.502)
Inscription gratuite mais obligatoire (une collation sera servie)
Plus d'informations sur la page ULB-cap2030

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In the framework of the elaboration of the University Strategic Plan ULB CAP-2030, Stefan Collini, Professor of Intellectual History at Cambridge University, will give a conference on December 11th at 12:15 (Solbosch, R42.4.502). His 2012 book What Are Universities For? and its sequel Speaking of Universities (2017), have become major points of reference in international debates about higher education.

You are cordially invited to attend the conference: « Sustaining intellectual quality: the challenge for 21st-century universities »

> Practical Information :
December 11th at 12:15 (Solbosch, R42.4.502)
Free but mandatory inscription here (a light lunch will be provided)
More info on ULB-CAP 2030

Répression des universitaires pour la paix en Turquie: l'ULB réaffirme son soutien à tous nos collègues poursuivis

Lundi l 04-12-2017

En janvier 2016, 1128 Universitaires pour la Paix ont pris l'initiative de lancer une pétition en faveur d'une solution pacifique dans le Sud Est de la Turquie.

Depuis lors, ces collègues signataires font l'objet de répressions, et ce de manière d'autant plus implacable depuis l'instauration de l'état d'urgence à la suite de la tentative de coup d'Etat de juillet 2016: exclusion définitive de leur université pour la quasi-totalité des signataires, emprisonnement d'un mois et poursuite judiciaire à l'encontre de quatre d'entre eux: Meral Camci, Kivanç Ersoy, Esra Mungan, Muzaffer Kaya, qui sont en procès depuis mars 2016.

Depuis le début de cette répression, l'ULB a tenu à apporter son soutien aux collègues turcs, que ce soit en ouvrant des chaires d'accueil pour chercheurs turcs en danger (l'ULB accueille actuellement 5 chercheurs signataires) ou en envoyant de manière régulière des représentants du corps académique à Istanbul pour assister aux différentes audiences du procès à l'encontre des quatre académiques - et ceci sera encore le cas pour la prochaine audience, le 26 décembre 2017. Voir: www.ulb.be/solidaire/turquie.html

La justice turque franchit cet hiver une nouvelle étape dans la répression des signataires: en effet, à partir du 5 décembre 2017 s'ouvre une longue série de procès à l'encontre de chacun d'entre eux, poursuivi individuellement pour propagande terroriste: cette manière d'individualiser les poursuites isole d'autant plus les collègues poursuivis et complique les possibilités dont nous disposons de leur apporter notre soutien et de produire ainsi un juste mouvement de solidarité autour d'eux.

L'ULB n'en suivra pas moins attentivement ces procès, réclamant encore une fois que la justice turque agisse en toute indépendance face à ce qui n'est que l'exercice le plus légitime de la liberté d'expression.

L'ULB réfléchit à toute forme de solidarité alternative (insertion de collègues interdits de sortir de Turquie dans des projets internationaux, Campus hors les murs, etc.) et incite toutes les Universités belges et européennes à multiplier les chaires d'accueil à l'égard des collègues radiés des universités turques, et de leurs doctorants qui se retrouvent sans promoteur.

Elle réaffirme avec force son attachement indéfectible à la liberté d'expression et aux libertés académiques partout dans le monde et appelle à rejoindre le rassemblement devant l'ambassade de Turquie qui aura lieu le 4 décembre à 17h.

Vendredi l 08-12-2017
Le guide touristique comme objet d'étude

En vacances, les guides touristiques imprimés constituent souvent notre premier contact avec la réalité d'une autre région. Un colloque international les met à l'honneur ces lundi et mardi. "En quelques pages, les guides livrent une présentation globale du pays que l'on va visiter. En ce sens, ils jouent un rôle essentiel dans la diffusion d'images et de représentations collectives", explique Serge Jaumain, chercheur au centre AmericaS (Maison des Sciences humaines) et organisateur de l'événement. L'intérêt scientifique de ces petits ouvrages ne s'arrête pas là : ils traduisent l'évolution des connaissances et surtout de leur vulgarisation à travers les époques, grâce à une publication régulière. « L'objectif de ce colloque est, notamment, de revaloriser le guide comme source auprès des anthropologues, historiens ou sociologues », soutient le chercheur.

L'événement propose une perspective comparée : les analyses porteront sur les guides des XIXe et XXe siècles consacrés à la Belgique et au Québec. Lors de son intervention, Serge Jaumain examinera en particulier la présentation de l'histoire du Québec par les guides touristiques consacrés à cette province canadienne "Les discours sur l'histoire et la société québécoises sont le reflet d'une époque et ils évoluent très vite notamment grâce aux retours des 'consommateurs'. Dans les années 60, on trouvait par exemple un regard très critique sur les Amérindiens, 'ces Iroquois qui rendaient la vie impossible aux colons français'. Aujourd'hui, un tel discours est devenu inimaginable et on insiste plutôt sur les souffrances endurées par ces peuples. C'est ce genre d'évolution qui rend l'étude de ces guides passionnante !" conclut le chercheur.

Inscription via ce formulaire.

Jeudi l 07-12-2017
Les Midis de STRIGES: « Réforme de la loi belge du 10 mai 2007 dite « relative à la transsexualité ».

Le lundi 11 décembre aura lieu un midi de STRIGES (La Structure de recherche interdisciplinaire sur le genre), intitulé pour l'occasion: « Réforme de la loi belge du 10 mai 2007 dite « relative à la transsexualité » : retour sur un processus participatif et une expérience pilote de l'equality law clinic de l'ULB ».

En effet, la Belgique a récemment adopté la loi réformant des régimes relatifs aux personnes transgenres en ce qui concerne la mention d'un changement de l'enregistrement du sexe dans les actes de l'état civil et ses effets. Cette présentation, dans le cadre des Midis de Striges sera l'occasion de revenir sur cette expérience pilote de processus participatif ayant mené à cette réforme législative, en collaboration avec les milieux associatifs et académiques.

Ce midi sera présenté par Emmanuelle Bribosia & Isabelle Rorive.qui ont suivi cette réforme législative dans le cadre de l'Equality Law Clinic qu'elles ont fondée en 2014.

> En pratique:
Quand? Lundi 11 décembre de 12h15 à 14h.
Où? Salle des Commissions (4e étage), Maison des Sciences Humaines, Avenue Antoine Depage 1, 1050 Bruxelles.
>Plus d'Infos.

Jeudi l 07-12-2017
Marie-Thérèse d'Autriche: la souveraineté à distance

Le saviez-vous? Nous célébrons cette année le 300e anniversaire de la naissance de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche. Durant ses 40 ans de règne, la souveraine n'aura cependant jamais mis les pieds dans nos contrées, les Pays-Bas autrichiens!

C'est le point de départ de deux journées d'étude organisées les 20 et 21 décembre par l'Institut des Haute Etudes de Belgique, à l'initiative de Valérie André et Michèle Galand (Groupe d'étude sur le XVIIIe siècle, Faculté de Philosophie et Sciences sociales): "Nous allons nous pencher sur la manière dont Marie-Thérèse a réussi à gouverner à distance, sans jamais se rendre physiquement dans les Pays-Bas autrichiens", explique Valérie André, co-organisatrice de ces journées.

Parmi les stratégies de l'impératrice: la présence de représentants familiaux ou l'installation de gouverneurs ou d'ambassadeurs à Bruxelles. "Nous avons beaucoup de traces de sa correspondance avec ces différents interlocuteurs", explique Valérie André, "Par ailleurs, sa présence se manifeste aussi par son effigie sur des pièces de monnaie, des Te Deum qui lui sont dédiés lorsqu'elle est malade, etc. La population des Pays-Bas autrichiens n'a jamais vu Marie-Thérèse, mais elle savait assurer sa présence malgré tout".

Pour illustrer les différents aspects de ce règne à distance, les organisateurs de la journée proposent également une exposition virtuelle, disponible en trois langues, retraçant le parcours de Marie-Thérèse d'Autriche au moyen des différentes formes de témoignages disponibles.

Mercredi l 06-12-2017
Gouvernements régionaux: plus proches des électeurs?

Les gouvernements régionaux sont-ils plus représentatifs des électeurs que les gouvernements fédéraux en Belgique? C'est la question au centre d'une étude d'Emilie Van Haute (CEVIPOL, Faculté de Philosophie et Sciences sociales) et de son collègue de la VUB Kris Deschouwer, publiée récemment dans le journal West European Politics.

Un des arguments centraux en faveur de la décentralisation est que les institutions à une échelle territoriale plus petite seraient plus proches de la population, et qu'elles pourraient ainsi développer des politiques plus en phase avec les citoyens sur leur territoire.

Cet argument est souvent avancé en Belgique, où les électeurs en Flandre tendent à voter au centre-droit et les électeurs en Wallonie au centre-gauche: les gouvernements fédéraux doivent refléter les préférences des deux régions alors que les gouvernements régionaux peuvent se concentrer sur leurs électeurs uniquement.

Cet article teste cet argument, et compare l'orientation gauche-droite des électeurs à celle des gouvernements aux différents niveaux (fédéral, régional). Les résultats montrent que les gouvernements régionaux ne sont que très partiellement plus représentatifs de leurs électeurs que les gouvernements fédéraux. Surtout, les résultats indiquent que les écarts de représentativité sont essentiellement dus à des choix des acteurs politiques plutôt qu'aux contraintes institutionnelles qui pèsent sur eux.

Mercredi l 06-12-2017
Les discours de crise en Italie et en Espagne

En 2010, la zone euro est confrontée à une grave crise de la dette souveraine qui touche d'abord la Grèce, avant de se propager notamment au Portugal, à l'Irlande, l'Espagne et l'Italie. Pour diminuer leurs dettes, ces pays prennent des mesures d'austérité sans précédents, sous le contrôle des institutions européennes et du FMI qui lancent des plans de sauvetage.

C'est sur ce contexte bouillonnant qu'Arthur Borriello, chercheur au Cevipol (Faculté de Philosophie et Sciences sociales) s'est penché. Durant sa thèse, il a ainsi analysé les discours de légitimation des plans d'austérité prononcés entre 2010 et 2013 par trois chefs de gouvernements espagnol et italien : José Luis Zapatero, Mariano Rajoy et Mario Monti. Un travail aujourd'hui résumé dans un article de la revue Mots. "La caractéristique principale de leurs discours est de présenter les événements économiques comme des phénomènes naturels, sans responsables structurels, ce qui marque de fait leur impuissance et remet en question leur propre rôle en tant qu'acteurs politiques. Pour réaffirmer leur capacité d'action et donc leur légitimité, ils vont alors faire appel à d'autres types de métaphores, comme par exemple celle d'un navire dont ils seraient le capitaine", explique le chercheur, qui met en évidence dans l'article la transversalité de ce discours, malgré les différences idéologiques des trois acteurs.

Arthur Borriello travaille désormais sur les contre-discours qui ont émergé pendant la crise, en particulier ceux du mouvement cinq étoiles en Italie et Podemos en Espagne, et la délicate définition du populisme.

 

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