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Jeudi l 07-12-2017
Marie-Thérèse d'Autriche: la souveraineté à distance

Le saviez-vous? Nous célébrons cette année le 300e anniversaire de la naissance de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche. Durant ses 40 ans de règne, la souveraine n'aura cependant jamais mis les pieds dans nos contrées, les Pays-Bas autrichiens!

C'est le point de départ de deux journées d'étude organisées les 20 et 21 décembre par l'Institut des Haute Etudes de Belgique, à l'initiative de Valérie André et Michèle Galand (Groupe d'étude sur le XVIIIe siècle, Faculté de Philosophie et Sciences sociales): "Nous allons nous pencher sur la manière dont Marie-Thérèse a réussi à gouverner à distance, sans jamais se rendre physiquement dans les Pays-Bas autrichiens", explique Valérie André, co-organisatrice de ces journées.

Parmi les stratégies de l'impératrice: la présence de représentants familiaux ou l'installation de gouverneurs ou d'ambassadeurs à Bruxelles. "Nous avons beaucoup de traces de sa correspondance avec ces différents interlocuteurs", explique Valérie André, "Par ailleurs, sa présence se manifeste aussi par son effigie sur des pièces de monnaie, des Te Deum qui lui sont dédiés lorsqu'elle est malade, etc. La population des Pays-Bas autrichiens n'a jamais vu Marie-Thérèse, mais elle savait assurer sa présence malgré tout".

Pour illustrer les différents aspects de ce règne à distance, les organisateurs de la journée proposent également une exposition virtuelle, disponible en trois langues, retraçant le parcours de Marie-Thérèse d'Autriche au moyen des différentes formes de témoignages disponibles.

Mercredi l 06-12-2017
Ateliers de renforcement des compétences interculturelles

Le public de l'ULB est très international: 32% des étudiants, plus de 50% des doctorants et 63% des postdoctorants viennent de l'étranger. Cette multiculturalité réserve parfois quelques surprises dans les interactions qui constituent le quotidien de la vie sur nos différents campus: les stéréotypes et les préjugés sont parfois tenaces.

Aussi, l'ULB a initié une série d'ateliers visant à développer les compétences et l'intelligence interculturelles des participants. Le premier de ces ateliers s'est tenu fin novembre et s'adressait à une dizaine de doctorants internationaux. Il visait à faciliter leur adaptation à l'environnement bruxellois et aux manières de faire de notre institution, en les amenant à partager et à réfléchir leur propre expérience. D'autres ateliers sont en préparation et viseront d'autres publics de la communauté universitaire: doctorants, étudiants Erasmus sortant ou entrant, membres du personnel...

Un récent diagnostic sur l'accueil des étudiants internationaux à l'ULB, mené par les vice-rectrices à l'Enseignement (Nathalie Vaeck) et aux Relations internationales et à la Coopération au développement (Marie-Soleil Frère), a effectivement montré que le vivre ensemble sur nos campus pouvait être facilité par une meilleure prise de conscience des automatismes socioculturels, permettant de diminuer les risques de malentendus...

Mercredi l 06-12-2017
Gouvernements régionaux: plus proches des électeurs?

Les gouvernements régionaux sont-ils plus représentatifs des électeurs que les gouvernements fédéraux en Belgique? C'est la question au centre d'une étude d'Emilie Van Haute (CEVIPOL, Faculté de Philosophie et Sciences sociales) et de son collègue de la VUB Kris Deschouwer, publiée récemment dans le journal West European Politics.

Un des arguments centraux en faveur de la décentralisation est que les institutions à une échelle territoriale plus petite seraient plus proches de la population, et qu'elles pourraient ainsi développer des politiques plus en phase avec les citoyens sur leur territoire.

Cet argument est souvent avancé en Belgique, où les électeurs en Flandre tendent à voter au centre-droit et les électeurs en Wallonie au centre-gauche: les gouvernements fédéraux doivent refléter les préférences des deux régions alors que les gouvernements régionaux peuvent se concentrer sur leurs électeurs uniquement.

Cet article teste cet argument, et compare l'orientation gauche-droite des électeurs à celle des gouvernements aux différents niveaux (fédéral, régional). Les résultats montrent que les gouvernements régionaux ne sont que très partiellement plus représentatifs de leurs électeurs que les gouvernements fédéraux. Surtout, les résultats indiquent que les écarts de représentativité sont essentiellement dus à des choix des acteurs politiques plutôt qu'aux contraintes institutionnelles qui pèsent sur eux.

Mercredi l 06-12-2017
Les discours de crise en Italie et en Espagne

En 2010, la zone euro est confrontée à une grave crise de la dette souveraine qui touche d'abord la Grèce, avant de se propager notamment au Portugal, à l'Irlande, l'Espagne et l'Italie. Pour diminuer leurs dettes, ces pays prennent des mesures d'austérité sans précédents, sous le contrôle des institutions européennes et du FMI qui lancent des plans de sauvetage.

C'est sur ce contexte bouillonnant qu'Arthur Borriello, chercheur au Cevipol (Faculté de Philosophie et Sciences sociales) s'est penché. Durant sa thèse, il a ainsi analysé les discours de légitimation des plans d'austérité prononcés entre 2010 et 2013 par trois chefs de gouvernements espagnol et italien : José Luis Zapatero, Mariano Rajoy et Mario Monti. Un travail aujourd'hui résumé dans un article de la revue Mots. "La caractéristique principale de leurs discours est de présenter les événements économiques comme des phénomènes naturels, sans responsables structurels, ce qui marque de fait leur impuissance et remet en question leur propre rôle en tant qu'acteurs politiques. Pour réaffirmer leur capacité d'action et donc leur légitimité, ils vont alors faire appel à d'autres types de métaphores, comme par exemple celle d'un navire dont ils seraient le capitaine", explique le chercheur, qui met en évidence dans l'article la transversalité de ce discours, malgré les différences idéologiques des trois acteurs.

Arthur Borriello travaille désormais sur les contre-discours qui ont émergé pendant la crise, en particulier ceux du mouvement cinq étoiles en Italie et Podemos en Espagne, et la délicate définition du populisme.

Mardi l 05-12-2017
Du neuf en médecine et dentisterie

L'examen d'entrée en médecine et dentisterie a entrainé une réflexion sur notre offre d'enseignement en 1re année de médecine et de dentisterie.

Trois axes sous-tendent dorénavant le programme de l'ULB:

  • Assurer une transition harmonieuse entre le secondaire et l'Université en maintenant dans le programme du 1er quadrimestre les notions de sciences de base nécessaires pour comprendre les sciences plus médicales enseignées dès le 2e quadrimestre de cette 1er année, comme par exemple la biochimie, l'anatomie, l'embryologie ou l'histologie;
  • Faire évoluer ces cours du 1er quadrimestre vers une approche plus médicale (voir détails dans le dépliant ci-joint);
  • Profiter de la réduction du nombre d'étudiants pour rendre l'enseignement plus interactif et parallèlement permettre à tous de suivre de manière optimale les guidances et les remédiations mises en place par l'Université.

Mais la réforme c'est aussi:

  • Un équilibre entre sciences humaines et purement médicales;
  • Un stage en milieu hospitalier dès la fin de la première année;
  • Un accompagnement, en cas d'échec à l'examen d'entrée.

Découvrez plus de détails sur ces changements, ainsi que sur les modifications dans les cursus, dans le dépliant ci-joint.

Depliant-Medecine-dentisterie-ULB.pdf

 

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