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Mardi l 02-10-2018
Deux nouvelles ERC Starting Grant à l'ULB

ORGANITRA et BANTURIVERS, ce sont les noms des deux nouveaux projets de recherches soutenus par une Starting Grant du Conseil européen de la recherche, ERC. Ces bourses viennent d'être attribuées à deux chercheuses de l'ULB.

Hennie Valkenier-van Dijk est chercheuse au service Engineering of Molecular NanoSystems (EMNS) de l'École polytechnique de Bruxelles. Le but de son projet ORGANITRA est de développer de nouvelles molécules synthétiques, capables de traverser la membrane cellulaire et d'ainsi transporter des composés organiques phosphatés comme des nucléotides. Ceci permettrait, par exemple, d'introduire des nucléotides marqués afin de mieux étudier les processus biochimiques au sein de la cellule. Le système pourrait également servir à des fins pharmaceutiques pour la livraison des médicaments faits à base de nucléotides

Chercheuse au Centre d'Anthropologie Culturelle (CAC) de la Faculté de Philosophie et Sciences sociales, Birgit Ricquier s'intéresse aux langues bantu, parlées en Afrique centrale et australe. L'étude comparative des langues bantu est un outil pour comprendre comment les communautés bantuphones se sont réparties en Afrique et quelles sont les relations historiques entre eux et d'autres communautés linguistiques. Elle permet également de tracer l'histoire des techniques, instruments et connaissances des riverains. Son projet de recherche « BANTURIVERS » intégrera la linguistique, l'anthropologie et l'archéologie afin d'étudier les communautés riveraines actuelles et historiques du bassin Congo.

A ce jour, l'ULB a accueilli ou accueille 29 récipiendaires de bourses ERC. Tous les projets figurent sur http://www.ulb.ac.be/recherche/presentation/fr-erc.html

Mardi l 02-10-2018
Commandant et agent: une responsabilité diluée

Une nouvelle étude, publiée dans la revue scientifique Plos One, se demande si, dans une situation hiérarchique, les sentiments de responsabilité sont transmis à la personne qui donne les ordres. Emilie Caspar et Axel Cleeremans (Center for Research In Cognition and Neurosciences-CRCN, Faculté des Sciences psychologiques et de l'Éducation) figurent parmi les auteurs. Ils avaient déjà démontré précedemment que, lorsque des individus obéissent aux ordres d'une autorité, leur perception d'être responsable des évènements est réduite.

Dans cette nouvelle expérience, les participants prirent trois rôles : commandant, agent ou 'victime'. Lorsqu'ils étaient dans le rôle du commandant, les participants donnaient des ordres à l'agent d'envoyer, ou non, une décharge électrique douloureuse à la victime en échange d'une faible compensation monétaire. L'agent, quant à lui, pouvait décider d'obéir ou non à cet ordre. Tant pour le commandant que pour l'agent, les auteurs ont ensuite mesuré leur sentiment de responsabilité à travers des questions explicites et des mesures implicites.

Les chercheurs ont observé que, dans une situation hiérarchique, ni celui qui donne l'ordre ni celui qui obéit ne ressentent vraiment de responsabilité pour les conséquences qui découlent de leur action conjointe. Ils soulignent également que les traits psychopathiques ont tendance à augmenter le risque d'une réduction du sentiment de responsabilité lorsque les individus sont dans une position de donneur d'ordre.

Enfin, l'étude montre que même dans la condition où les agents pouvaient désobéir aux ordres du commandant, ceux-ci ne désobéirent que lors de 32% des essais. "Nous nous attendions pourtant clairement à ce que les individus désobéissent fréquemment lorsqu'ils leur étaient demandés d'envoyer une décharge électrique douloureuse à la 'victime' en échange de 5 centimes d'euro", rapporte Emilie Caspar.

Mardi l 02-10-2018
Traquer les mouvements de l'ammonium

L'ion ammonium (NH4+) est une molécule abondante sur terre. Source majeure d'azote chez les micro-organismes et les plantes, il est cependant principalement connu pour son rôle dans le contrôle du pH du sang et pour la toxicité de son accumulation chez les animaux.

Une étude publiée dans la revue Science Advances vient apporter un nouvel éclairage sur les mécanismes de transport de cet ammonium au travers des membranes cellulaires. Mélanie Boeckstaens et Anna Maria Marini, chercheuses soutenues par le FNRS et le WELBIO au Laboratoire de Biologie du Transport membranaire (Faculté des Sciences), ont participé à cette étude internationale, en collaboration avec des chercheurs portugais, espagnols et allemands.

Le Laboratoire s'intéresse depuis plusieurs années aux protéines de transport de la famille Mep-Amt-Rh. Apparentées aux antigènes du groupe sanguin Rhésus, ces protéines facilitent le transport spécifique d'ammonium. Dans cette étude, les équipes de recherche ont utilisé un variant particulier de l'azote pour observer son transport dans des cellules de levures. Elles ont ainsi démontré que le transport d'ammonium assuré par les protéines Mep-Amt-Rh implique une étape de déprotonation de l'ion. Cette technique permet également d'évaluer l'excrétion d'acides aminés qui survient en cas de toxicité à l'ammonium.

Cette étude met donc en lumière les mécanismes de transport de cette famille de protéines, qui pourraient se révéler importants pour la compréhension de la physiologie cellulaire et notamment la régulation du pH interne.

Lundi l 01-10-2018
Let's Meet ULB: une application de rencontres qui déconstruit les stéréotypes

Has-been les Tinder et autres Meetic! Découvrez Let's Meet ULB !

Let's Meet ULB est une application de rencontres d'un nouveau genre, réalisée par un groupe de 15 étudiants en psychologie sociale et interculturelle et en sciences de l'informatique. Ils ont été accompagnés par l'ONG ULB-Coopération.

Ce projet interdisciplinaire avait pour objectif de réaliser un outil permettant de déconstruire les stéréotypes au sein de la communauté universitaire et de décloisonner l'Université. Il permet ainsi aux utilisateurs de faire des rencontres, en solo ou en binôme, qu'ils n'auraient probablement pas faites avec une application de rencontre plus traditionnelle.

L'application est disponible sur le Google Play Store et il est également possible d'y accéder via le site internet de Let's Meet ULB. Elle sera aussi bientôt disponible sur iOS (App Store).

Lundi l 01-10-2018
Diabète de type 1: un dialogue complexe

L'immunothérapie du cancer est en plein développement et devient progressivement un traitement important des cancers avancés. Cependant, des effets secondaires existent : ainsi, 10% des patients sous immunothérapie développent des maladies auto-immunes, comme le diabète de type 1.

Les chercheurs de l'ULB Center for Diabetes Research viennent de comprendre ce phénomène. Le résultat de leurs recherches est publié dans EBiomedicine, un nouveau journal scientifique des groupes Lancet et Cell.

Les chercheurs ont étudié la molécule PDL1, qui inhibe l'action de certaines cellules immunitaires et est donc une cible de choix pour l'immunothérapie du cancer. Ils ont découvert que PDL1 est exprimée dans les cellules bêta du pancréas des patients atteints de diabète de type-1, mais pas dans les cellules des patients sains. L'étude démontre également que l'expression de PDL1 est induite, in vitro, par les interférons de type 1 et 2.

L'hypothèse des chercheurs est que PDL1 permet d'atténuer l'attaque du système immunitaire vis-à-vis des cellules bêta, à l'origine du développement du diabète de type 1. Ceci confirme également l'idée d'une sorte de dialogue moléculaire entre les cellules bêta du pancréas et les cellules immunitaires. De nouvelles pistes thérapeutiques ciblant les agents protecteurs (comme PDL1) ou délétères pourraient également voir le jour.

 

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