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Mercredi l 04-10-2017
Inquisition et sorcellerie

Ce mardi 10 octobre, le Palais des Académies accueille Benoît Beyer de Ryke, collaborateur scientifique au sein du Groupe de recherche en histoire médiévale - GRHM (Faculté de Philosophie et Sciences sociales), pour une conférence sur l'Inquisition et la sorcellerie à la fin du Moyen Age. "Contrairement à ce qu'on croit souvent, la grande chasse aux sorcières ne date pas de la période médiévale, mais des XVIe et XVIIe siècles, c'est-à-dire l'époque d'Erasme et de Descartes", annonce d'emblée le chercheur.

Une temporalité étonnante qui n'est pas due au hasard. "A la fin du Moyen Age, l'Inquisition, à court d'hérésies à éradiquer, établit la sorcellerie comme la pire d'entre elles : pour l'Eglise, les sorciers et sorcières forment une secte diabolique destinée à renverser la société chrétienne", explique le médiéviste. En 1486, un ouvrage intitulé Le Marteau des sorcières renforce cette aversion auprès de la population qui va faire de ces femmes les boucs émissaires de tous ses malheurs. Les autorités laïques vont également profiter du phénomène pour réaffirmer leur pouvoir.

Plus largement, la chasse aux sorcières constitue un moyen d'achever la christianisation de l'Europe moderne, dans un contexte de guerres de religion. "Dans chaque localité d'Europe du Nord ou presque, on recense au moins un cas de procès pour sorcellerie, soit environ 100.000. Quant au nombre d'exécutions, on l'estime autour des 50.000."

Informations et inscription sur le site de l'Académie royale de Belgique.

Mercredi l 04-10-2017
Sexualité, filiation et parentalité dans l'Eglise catholique

L'ouvrage "La Sainte Famille, Sexualité, filiation et parentalité dans l'Eglise catholique" vient de paraître. Dirigé par Cécile Vanderpelen-Diagre et Caroline Sägesser, chercheuses au CIERL (Faculté de Philosophie et Sciences sociales), il rassemble les contributions de plus d'une vingtaine d'auteurs originaires d'Europe et des Etats-Unis, sur l'évolution des positions de l'Eglise catholique quant au couple et à la famille.

"Ce qu'on constate, c'est qu'il n'y a pas de grandes ruptures entre le Moyen Age et nos jours. La contraception reste interdite et l'on répond toujours à l'impératif croissez, multipliez-vous. Ce qui change, c'est la manière dont les croyants vont respecter cet interdit", souligne Cécile Vanderpelen-Diagre. La révolution sexuelle des années 1960 y jouera notamment un rôle crucial.

Et c'est précisément sur cet événement et les réactions qu'il va susciter auprès du monde catholique que travaillent la chercheuse et son équipe depuis maintenant deux ans dans le cadre d'une Action de Recherche Concertée. Ce projet de recherche étudie en particulier l'histoire des plannings familiaux et institutions de protection de la jeunesse catholiques dans leur rapport avec les mutations de genre et de sexualité, mais aussi les discours des autorités catholiques belges sur ces questions.

Mardi l 03-10-2017
Guerre et paix ne sont pas les deux faces d'une même pièce

Quelle est votre attitude vis-à-vis de la paix ou de la guerre? C'est la question posée par une équipe de chercheurs du Centre de recherche en Psychologie sociale et interculturelle de l'ULB (Faculté des Sciences Psychologiques et de l'Éducation) à plus de 800 personnes francophones.

L'objectif de cette étude, dirigée par Nicolas Van der Linden, consistait à mettre au point une version française d'une échelle développée auprès de répondants danois et américains: les participants devaient répondre à 16 questions permettant d'évaluer leur attitude par rapport aux notions de guerre et de paix.

Il peut être tentant de penser que les gens qui valorisent la paix abhorrent la guerre et vice-versa. L'étude démontre toutefois que, même si on chérit la paix, on peut considérer que celle-ci ne doit pas être préservée à tout prix et que, dans certains cas, la guerre est une solution légitime et nécessaire pour résoudre des conflits. En d'autres termes, des attitudes généralement positives vis-à-vis de la paix et de la guerre peuvent coexister.

Globalement, les résultats du public francophone confirment ceux des publics danois et américain: même si les attitudes vis-à-vis de la paix et de la guerre sont liées, il s'agit bien de deux réalités psychologiques distinctes qui ont des antécédents et des conséquences différentes.

Lundi l 02-10-2017
Aurélie Degroote, lauréate "Oréal-UNESCO For Women in Science"

Décernées tous les deux ans, les bourses L'Oréal-UNESCO For Women in Science finance des recherches effectuées par des femmes dans le monde. Parmi les lauréates de cette année figure Aurélie Degroote, qui va débuter son doctorat en neurosciences à l'ULB au sein du Laboratoire de Neurophysiologie sous la direction d'Alban de Kerchove d'Exaerde.

La jeune chercheure étudie le système des "noyaux de la base", un ensemble de structures dans le cerveau jouant un rôle dans la locomotion, l'apprentissage procédural et le système de la récompense. Ce système joue également un rôle dans la maladie de Parkinson, les addictions ou encore la schizophrénie.

Aurélie Degroote va se pencher sur les communications qui vont du thalamus vers le striatum, encore peu connues. Le but est de déterminer comment les connexions entre ces différentes parties du cerveau sont affectées par la prise de drogues. La chercheure était présente sur le plateau de l'émission radio "Tendances 1ère" pour parler de son parcours et de la présence des femmes en sciences : podcast.

Lundi l 02-10-2017
Histoire de la représentation de la violence

C'est le résultat de plusieurs années de recherche sur le théâtre de la première modernité. Le livre "The Hurt(ful) Body: Performing and Beholding Pain, 1600-1800", coordonné par Tomas Macsotay, Cornelis van der Haven et Karel Vanhaesebrouck, chercheur au Centre de recherche en cinéma et arts du spectacle (Faculté de Lettres, Traduction et Communication), se penche sur la représentation théâtrale de la violence à l'époque baroque à travers les contributions d'une quinzaine d'auteurs.

"Il s'agissait d'un théâtre d'action avec beaucoup d'effusions de sang et des histoires de martyrs", souligne Karel Vanhaesebrouck. Dans l'ouvrage, les chercheurs s'intéressent, entre autres, aux moyens utilisés pour provoquer des émotions puissantes chez le spectateur, mais aussi aux rapports qu'entretiennent alors le théâtre et les arts visuels avec le contexte historique. "Le frontières sont parfois poreuses entre la réalité et la fiction, et ce jeu permet au spectateur de commémorer et d'aborder certains éléments de la vie réelle dont il ne peut pas parler. "

A travers un état des lieux interdisciplinaire du théâtre et de la théâtralité, les chercheurs offrent un nouveau regard sur cette période marquée par la violence religieuse. Une période qui nous renvoie douloureusement au présent. "Daesh utilise aujourd'hui les mêmes procédés dramaturgiques", note le chercheur.

 

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