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Mardi l 22-08-2017
Détecter les états exotiques de la matière en... chauffant !

Un atome, un photon,... La quantification sous la forme de multiples entiers d'éléments fondamentaux se trouve au coeur de notre description de la nature depuis des siècles. De plus, la découverte de nouvelles "quantités physiques quantifiées" a souvent été associée à une révolution conceptuelle de lois de la nature.

Dans un article paru dans Science Advances, Duc Thanh Tran et Nathan Goldman (CENOLI, Faculté des Sciences) décrivent une nouvelle forme de quantification, qui met en jeu le taux de réchauffement d'un système physique sous l'effet d'une agitation externe. Un travail mené avec Peter Zoller (Université d'Innsbruck), dans le cadre de la chaire internationale Jacques Solvay, et des chercheurs de l'ICFO (Barcelone), de l'Institut Néel (Grenoble), et de l'Université de Californie (Berkeley).

Lorsqu'un glaçon fond, les molécules qui le composent diminuent au fil du temps, à une vitesse que l'on peut mesurer sous la forme d'un "taux de réchauffement". Les auteurs expliquent que ce phénomène se manifeste également lorsqu'un système physique, qui forme à l'origine un état exotique de la matière (une phase dite topologique), est soumis à un réchauffement contrôlé : les taux de réchauffement observés, qui sont associés aux particules éjectées de cette phase exotique, répondent alors à une loi de quantification simple et élégante.

Résumée en une équation, cette quantification du réchauffement d'un système quantique peut être utilisée comme une sonde universelle pour la détection des états exotiques de la matière.

Jeudi l 17-08-2017
Prix Avanti pour l'étude des membranes biologiques

La Société Européenne de Biophysique a remis le prix Avanti au Professeur Jean-Marie Ruysschaert (Laboratoire de Structure et Fonction des Membranes Biologiques, Faculté des Sciences) lors de son congrès annuel qui s'est tenu à Edinburgh en juillet dernier (photo).

Ce prix lui est attribué pour sa contribution à la mise au point de nouveaux modèles d'étude des membranes biologiques, modèles qui permettent d'accéder à une description moléculaire de la structure et de la fonction des constituants de la membrane.

La membrane biologique est un système complexe qui comprend des centaines de lipides et de protéines de nature différentes et qui est le siège d'un nombre importants de réactions biologiques. Les méthodes disponibles aujourd'hui ne permettent pas d'aborder toute cette complexité.

L'utilisation de systèmes membranaires modèles de plus en plus sophistiqués mais pour lesquels l'expérimentateur choisit le nombre de constituants permet de maitriser cette complexité. Cette approche, combinée au développement d'outils biophysiques de plus en plus performants, laisse augurer des avancées majeures dans notre compréhension des caractéristiques biologiques et structurales de la membrane biologique.

Mercredi l 16-08-2017
Députés eurosceptiques: absent, participant, tribun ou pragmatique

Depuis la crise économique et financière, les partis radicaux et eurosceptiques sont au centre des projecteurs, et occupent notamment près de 30% des sièges au Parlement européen. Dans le nouveau "Handbook of Euroscepticism", Nathalie Brack (CEVIPOL, Faculté de Philosophie et Sciences sociales) résume ses recherches sur l'influence de ces partis eurosceptiques sur les institutions européennes: les activités parlementaires des eurosceptiques diffèrent de celles de leurs collègues non-eurosceptiques? Quelles sont les stratégies développées par ces acteurs au sein du parlement?

Leur analyse, menée sur les 7e et 8e législatures (2009-2016), montre tout d'abord que les eurosceptiques ont davantage tendance que leurs collègues à s'investir dans les activités individuelles telles que les questions et les interventions orales et sont moins impliqués dans les amendements et rapports législatifs. Plutôt marginalisés au sein de l'assemblée, ils cherchent à attirer l'attention sur eux. Ils s'investissent donc plutôt dans la défense des intérêts de leurs électeurs et à montrer qu'ils se battent contre l'Union Européenne et l'establishment plutôt que de construire des coalitions et influencer les politiques publiques.

Toutefois, la recherche montre également que ces positions des eurosceptiques sont organisées autour de 4 stratégies, allant d'une non-implication au sein du Parlement (l'absent) à un engagement dans les activités législatives (le participant), en passant par une stratégie d'opposition frontale et bruyante (le tribun) et une tactique d'opposition constructive (le pragmatique).

Mercredi l 16-08-2017
Une nouvelle lignée cellulaire découverte dans le sein

Une des questions clés dans l'étude du cancer et des cellules souches est de comprendre quelles cellules sont impliquées dans le développement et la maintenance des tissus, ainsi que l'origine des cancers.

Emmenés par Cédric Blanpain (IRIBHM, Faculté de Médecine), les chercheurs ont identifié une nouvelle lignée de cellules souches exprimant le récepteur aux oestrogènes dans les glandes mammaires. Leur étude est détaillée dans le journal scientifique Cell Reports.

Les chercheurs se sont penchés sur les cellules luminales, responsables de la production du lait, et exprimant soit le récepteur aux oestrogènes (ER+), soit celui à la progestérone. Alexandra Van Keymeulen et ses collègues ont généré une nouvelle lignée transgénique de cellules luminales permettant d'identifier les cellules ER+ et d'étudier leur origine, leur évolution au cours de la puberté et leur maintenance à l'âge adulte. Les chercheurs ont ainsi découvert que cette lignée est issue strictement de cellules souches luminales ER+, responsables de l'expansion et de la maintenance de toute la lignée ER+ au fil du temps. Les cellules ER- et ER+ sont donc issues de lignées distinctes.

Cette découverte est importante pour les chercheurs, car elle fournit un modèle de plus pour étudier si l'hétérogénéité observée dans les cancers du sein est liée, ou non, à ces différentes lignées cellulaires.

Lundi l 14-08-2017
Stratégies sanitaires des fourmis : décryptage

Les fourmis pourraient bien malgré elles nous aider à préserver les récoltes. En étudiant attentivement les comportements sanitaires de deux espèces, Hugo Pereira, chercheur à l'unité d'Ecologie sociale (Faculté des Sciences), espère en effet mieux comprendre comment ces insectes réussissent à s'adapter pour résister à un champignon entomopathogène spécialement utilisé dans la lutte biologique.

"A l'échelle du groupe, on peut observer plusieurs stratégies pour lutter contre la transmission de la maladie au sein du nid. Par exemple, les fourmis vont se toiletter et enlever les éléments pathogènes sur leurs cuticules pour contrer les risques d'infection", explique le chercheur. A côté de cette immunité sociale, les fourmis vont mettre en place une immunité organisationnelle grâce à une ségrégation spatiale et sociale entre les différents "métiers" de la colonie. Ainsi celles qui vont chercher de la nourriture à l'extérieur ou celles qui s'occupent des déchets n'ont pas de contacts avec celles qui s'occupent de la Reine. A l'échelle individuelle, une enzyme permet également aux fourmis de se protéger contre le champignon tueur. Une triple protection que compte bien décrypter Hugo Pereira lors des quatre années de recherche à venir.

Le chercheur présentera ses travaux au Scientist's Corner lors de l'exposition photo du Jardin Massart sur le thème des relations plantes-insectes.

Lundi l 07-08-2017
Quel pollen pour quel bourdon ?

Quels sont les meilleurs types de pollens pour les bourdons et les abeilles sauvages ? C'est la question que s'est posée Romain Moerman, chercheur à l'unité d'Évolution Biologique et Écologie (Faculté des Sciences). Pour tenter d'y répondre, il a tout d'abord constitué des colonies de bourdons. "En 2014-2015, je suis parti à la récolte de reines de bourdons au Jardin Massart, parce que c'est un site très intéressant en termes de biodiversité et que j'étais certain d'y trouver mes espèces modèles", explique le chercheur, en dernière année de thèse.

Une fois les colonies formées, Romain Moerman s'est livré à un minutieux travail de laboratoire. En variant la nourriture, d'une colonie à l'autre, il a ainsi pu observer les impacts de différents pollens sur la santé des bourdons et de la colonie en général. "J'ai ensuite analysé la composition chimique des pollens pour déterminer les nutriments les plus importants, et ce pour chaque espèce de bourdons, car leurs besoins nutritifs semblent différer." Deux éléments essentiels se distinguent alors : les acides aminés et les stérols. Grâce à cette étude, nous possédons ainsi un nouvel outil afin de déterminer les types de plantes ressources à privilégier pour une croissance optimale des colonies de bourdons et d'abeilles sauvages.

Retrouvez Romain Moerman au Scientist's Corner durant l'exposition photo du Jardin Massart sur le thème des relations plantes-insectes.

Mercredi l 02-08-2017
L'hormone de l'amour chez les fourmis

Saviez-vous que l'ocytocine, surnommée "hormone de l'amour" pour son rôle chez les mammifères, possède son équivalent chez les fourmis ? C'est ce qu'a démontré une étude de 2012 grâce au séquençage de leur génome. Afin d'en apprendre plus, Sarah Chérasse, chercheuse à l'unité d'Evolution Biologique et Ecologie (Faculté des Sciences), s'est intéressée à l'expression du gène de cette hormone chez les fourmis noires de nos jardins, et en particulier, chez leurs reines. "Celles-ci vont s'accoupler en volant et chercher un endroit pour fonder de nouvelles colonies. S'il n'y a pas assez de place, il arrive que plusieurs reines doivent cohabiter au sein d'un même nid jusqu'à la naissance des premières ouvrières", explique la chercheuse.

Après, la situation se gâte : les reines se battent entre elles jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'une, chargée de poursuivre la colonie. Avant et après la bataille, Sarah Chérasse a donc observé l'évolution des taux d'hormones dans le temps. "Et ils ne sont pas particulièrement hauts durant la période de cohabitation par rapport à l'après bataille. Cependant les taux d'hormones sont élevés autour de la période de l'accouplement. Cette hormone pourrait donc être impliquée dans des processus liés à l'accouplement plutôt que dans ceux associés à la coopération entre reines", indique la chercheuse, qui va désormais se concentrer sur leur gestion du stock de sperme en cas de conditions extrêmes.

Retrouvez Sarah Chérasse au Scientist's Corner durant l'exposition photo du Jardin Massart sur le thème des relations plantes-insectes.