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Lundi l 31-07-2017
Araignées et scorpions: du nouveau sur leur ancêtre commun

Si l'on regarde l'arbre phylogénétique des espèces, les araignées et les scorpions sont des "cousins" proches: ils sont d'ailleurs classés dans un même groupe, celui des arachnopulmonés.

Une nouvelle étude publiée ce lundi 31 juillet dans le journal scientifique BMC Biology dévoile que l'ancêtre commun aux araignées et aux scorpions a vraisemblablement connu une duplication complète de son génome. Lors de ce phénomène, une nouvelle copie de tous les gènes est insérée dans le génome: il s'agit d'un évènement assez rare dans l'évolution des espèces, mais qui a déjà été mis en évidence chez les vertébrés notamment.

Jean-François Flot, chercheur au sein du service Evolution Biologique et Ecologie de la Faculté des Sciences, a pris part à cette étude aux côtés d'équipes allemandes, anglaises, américaines et japonaises. En analysant les gènes dupliqués chez une araignée et un scorpion, il a trouvé des copies dans un ordre similaire à différents endroits de leur génome, signe d'une duplication complète il y a plusieurs centaines de millions d'années.

Cette découverte permet d'envisager des études sur les conséquences évolutives d'une telle duplication: les chercheurs pourront désormais comparer les vertébrés d'une part aux arachnopulmonés de l'autre.

Vendredi l 28-07-2017
La communication chimique chez les coléoptères

La chrysomèle de l'oseille est un insecte aux goûts alimentaires bien spécifiques : elle déguste essentiellement les plantes du genre Rumex auquel appartient l'oseille. "C'est un avantage pour l'insecte car la plante est peu mangée par d'autres herbivores. Cependant, comme le Rumex forme des agrégats et que les chrysomèles volent vraisemblablement assez peu et mal, cela peut mener à des populations consanguines", explique Jean-Christophe de Biseau, chercheur à l'unité d'Evolution Biologique et Ecologie (Faculté des Sciences), et directeur de plusieurs thèses sur le sujet.

Pour tester cette hypothèse, des chrysomèles de l'oseille ont été récoltées dans les Ardennes et seront soumises à une analyse génétique. Des populations sont également élevées en laboratoire pour analyser les mécanismes chimiques qui permettent à ces insectes de se reconnaître - notamment grâce à des phéromones présentes sur leurs cuticules - et, éventuellement, d'éviter de s'accoupler entre proches parents. "Nous aimerions également savoir si cette consanguinité a de réels impacts négatifs sur les chrysomèles", précise le chercheur, qui s'intéresse de façon plus large aux conséquences évolutives de la spécialisation alimentaire, notamment la formation possible de nouvelles espèces.

Retrouvez Christophe de Biseau au Scientist's Corner durant l'exposition photo du Jardin Massart sur le thème des relations plantes-insectes.

Mardi l 25-07-2017
Quand les fourmis transportent des graines

Dans la nature, les plantes disposent de plusieurs moyens de transport pour disperser leurs graines : le vent, l'eau, le pelage des animaux, mais aussi les fourmis. C'est ce dernier processus, appelé myrmécochorie, qu'étudie depuis de nombreuses années Claire Detrain, chercheuse à l'Unité d'Écologie Sociale (Faculté des Sciences), chez les fourmis noires et rouges de nos jardins. "Les fourmis apportent au nid des graines, dotées d'un petit appendice charnu qu'elles mangent, avant des les rejeter", explique la chercheuse. Cette "amputation" n'empêche cependant pas la graine de germer et la plante de s'étendre. Un procédé ingénieux connu, mais très peu étudié.

"Cet appendice mime chimiquement l'odeur d'un insecte, ce qui permet d'attirer des fourmis qui ne sont pourtant pas granivores et n'y gagnent pas grand chose à les ramasser. En réalité, elles se font berner." Mais la tromperie ne fonctionne pas à tous les coups. "Si on leur représente la même graine, elles ne répondront pas. Il faut un certain délai avant qu'elles ne retombent dans le piège." La chercheuse souhaite donc comprendre les mécanismes à l'œuvre dans ce processus en étudiant le comportement deux espèces de fourmis aux régimes alimentaires distincts face à deux plantes très différentes : la violette odorante et la chélidoine.

Les travaux de la chercheuse seront exposés au Scientist's Corner lors de l'exposition photo du Jardin Massart sur le thème des relations plantes-insectes.

Jeudi l 20-07-2017
(video) Cancer du sein: une signature moléculaire prometteuse

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes en Belgique avec plus de 10.000 cas diagnostiqués chaque année. Un défi majeur de l'oncologie moderne réside dans l'amélioration du diagnostic dans le but de trouver le traitement optimal: l'agressivité et l'efficacité d'un même traitement peuvent varier considérablement d'un patient à l'autre, selon les caractéristiques moléculaires des tumeurs.

Dans une nouvelle étude publiée dans le Journal of Clinical Investigation, les équipes de François Fuks (Laboratoire d'Epigénétique du Cancer, Faculté de Médecine) et de Christos Sotiriou (Laboratoire de Recherche Translationnelle du Cancer du Sein, Institut Jules Bordet), en collaboration avec l'Interuniversity Institute of Bioinformatics in Brussels (IB)², ont découvert une signature qui améliore le diagnostic en quantifiant les cellules immunitaires dans les tumeurs. Basée sur des changements de méthylation de l'ADN dans le cancer du sein, cette signature prédit également, au moment du diagnostic, si la patiente répondra à la chimiothérapie. Les chercheurs ont également montré que cette signature améliore le diagnostic de nombreux autres cancers, y compris le mélanome et le cancer du poumon.

Afin de prolonger cette étude par des résultats concrets, les chercheurs lancent également un nouveau projet en partenariat avec la société wallonne Diagenode. Le but du projet est de développer un test basé sur cette nouvelle signature pour un usage en routine clinique, qui sera proposé aux oncologues pour les aider à choisir le meilleur traitement pour leurs patientes. Ce projet ambitieux et opportun est soutenu par le pôle de compétitivité santé de Wallonie, BioWin, à hauteur de 3,7 millions d'euros.

(Video : RTL Info 19h : Découverte à l'ULB dans le traitement du cancer du sein)

Mercredi l 19-07-2017
Les impacts du changement climatique sur les fourmis

Si le réchauffement climatique affecte fortement les mammifères, on en oublie parfois que les insectes, et notamment les fourmis, sont eux aussi touchés par le phénomène. C'est ce qu'étudie Solène Blanchard, chercheuse à l'Unité d'Écologie Sociale (Faculté des Sciences), dans son laboratoire. D'ici à 2100, la hausse des températures et des concentrations en CO2 pourraient avoir un impact sur les relations qu'entretiennent les fourmis avec les pucerons et les plantes.

Pour le vérifier, la chercheuse a lancé une première expérience dans deux tunnels de vol où elle a étudié le choix des pucerons entre deux plantes élevées dans des enceintes climatiques contrôlées. L'une d'elles simule les températures et concentrations en CO2 que nous expérimenterons sur terre à la fin du 21e siècle, l'autre nos conditions de vie actuelles. Grâce à 20 pucerons ailés relâchés dans chaque tunnel, elle espère pouvoir noter les changements de comportements chez ces insectes.

"D'après les premières observations, les pucerons préfèreraient les plantes qui reçoivent plus de CO2", note déjà Solène Blanchard, dont l'étude permettra de déterminer si les changements chimiques ou pyshiologiques chez les plantes affecteront les pucerons et les fourmis.

Retrouvez Solène Blanchard au Scientist's Corner durant l'exposition photo du Jardin Massart sur le thème des relations plantes-insectes.

Lundi l 17-07-2017
Cardiologie : le Dr Migeotte récompensé au Inventors Awards - EHRA 2017

Le premier prix des inventeurs (Inventor Award) a été attribué à Mr Pierre-François Migeotte lors du symposium annuel du groupe européen de rythmologie (EHRA - European Heart Rhythm Association) ce 20 juin 2017. Ce docteur en physique et chercheur de l'ULB est rattaché au département de cardiologie de l'hôpital Erasme, département avec l'aide duquel il développe ses recherches. Le Dr Migeotte a été récompensé à cette occasion pour le développement du Kino-Cardiograph, un dispositif permettant d'étudier les micro-déplacements du corps engendrés par les battements cardiaques et la circulation sanguine. Le Kino-Cardiograph est un dispositif portable connecté à un smartphone, qui est capable d'évaluer la fonction mécanique cardiaque en parallèle à son activité électrique.

Dans le département de cardiologie de l'Hôpital Erasme, le Prof. Van de Borne et le Dr. Mirica ont pu évaluer le Kino-Cardiograph en le comparant pour la première fois à l'échocardiographie. Les résultats très encouragent permettent aujourd'hui de planifier les futurs développements et validations pour que cette invention puisse trouver sa place dans la pratique clinique de la manière la plus adéquate.

Le Kino-Cardiograph est en cours de développement dans le projet de Spin-Off HEARTKINETICS porté par Jean Monfils et soutenu par Innoviris (région de Bruxelles-Capitale), l'agence spatiale européenne (ESA) et la politique scientifique fédérale (BELSPO).

A l'avenir, de par sa grande simplicité d'utilisation, le Kino-Cardiograph, pourrait être utilisé à domicile et permettre de prévenir des évènements cardiaques indésirables, d'améliorer la santé, et de potentiellement réduire la survenue d'événements cliniques, et des hospitalisations.

Lundi l 17-07-2017
Conférence sur le diabète à Rio

Chercheur à l'ULB Center for Diabetes Research, Decio L. Eizirik présentera la "Keynote Conférence Ernst Knobil" le 2 août prochain à Rio de Janeiro, au Brésil. Cette "key lecture" sera donnée lors de la réunion annuelle de l'Union Internationale des Sciences Physiologiques, réunissant des milliers de scientifiques du monde entier, et constitue une reconnaissance du travail du Pr Eizirik sur la physiologie de la cellule bêta et la pathogenèse du diabète.

Au cours de sa conférence, le Pr Eizirik détaillera les récentes découvertes de son équipe sur l'épissage alternatif dans les cellules bêta pancréatiques. L'épissage alternatif est un mécanisme post-transcriptionnel complexe régulant l'expression des gènes: en réalisant des "coupes" différentes sur la molécule d'ARN messager mature, ce mécanisme permet à un seul gène de produire plusieurs formes d'une protéine.

Les travaux de Décio L. Eizirik et son équipe montrent que l'épissage alternatif régule la fonction et la survie de ces cellules béta pancréatiques. Ils ont également prouvé que la régulation de ce mécanisme dans les cellules cérébrales et les cellules bêta présentent de nombreuses similitudes. Enfin, il exposera comment l'extraction de données de génomique fonctionnelle sur l'épissage alternatif dans la cellule bêta peut aboutir à la découverte de nouveaux antigènes et biomarqueurs spécifiques et utiles en imagerie.

Déterminer le rôle précis de l'épissage alternatif dans le fonctionnement et la mort de la cellule bêta devrait permettre de mieux comprendre la pathogenèse du diabète, et d'ouvrir de nouvelles perspectives en matière de traitement et de prévention.

Vendredi l 14-07-2017
Survivre dans un milieu toxique: l'énigme des Niphargus

Le Service Évolution biologique et Écologie de la Faculté des Sciences a participé récemment à une exploration des grottes soufrées de Melissotrypa en Thessalie (Grèce). Les grottes riches en hydrogène sulfuré, un gaz mortel, sont un milieu réputé inhospitalier pour la vie animale. Présents de manière récurrente dans ces grottes, les crustacés amphipodes du genre Niphargus (voir photo) retiennent donc l'attention des chercheurs depuis plusieurs années.

Un nouvel écosystème de ce type ayant été récemment découvert dans les grottes de Melissotrypa, Jean-François Flot et Martin Collette s'y sont rendus pour l'explorer en compagnie de spéléologues grec et roumains. Leur étude vise notamment à élucider la symbiose qui associe les Niphargus à une bactérie filamenteuse nommée Thiothrix, capable de tirer son énergie du sulfure présent dans l'eau. À ce jour, nul ne sait si le métabolisme particulier de Thiothrix joue un rôle dans la résistance de son hôte à la toxicité de l'hydrogène sulfuré. Au cours de cette expédition, de nombreux spécimens de Niphargus ont été collectés et ramenés à Bruxelles. La recherche en cours, qui porte sur l'identification moléculaire et la morphologie de l'animal et de ses bactéries, permettra peut-être de lever un coin du voile sur cette énigme souterraine.

Les chercheurs ont bénéficié du prêt de matériel audiovisuel du Service de communication recherche. Infos (intranet).

Mercredi l 12-07-2017
Iceberg détaché de Larsen C: un impact sur les écosystèmes marins

La nouvelle est tombée aujourd'hui: une partie de la plateforme glaciaire Larsen C vient de se détacher du continent Antarctique. L'iceberg, d'une superficie deux fois plus grande que celle du Luxembourg, dérive désormais sur les eaux du pôle sud.

L'évènement survient alors que 400 chercheurs de plus de 30 pays sont rassemblés à Louvain pour le 12e "SCAR Biology Symposium", organisé tous les quatre ans par le Comité Scientifique International pour la Recherche Antarctique. Les biologistes antarctiques du monde entier y présentent leurs derniers résultats autour du développement de la vie dans les conditions extrêmes du continent blanc.

Le Larsen C est une barrière de glace retenant les glaciers en amont, dont la fonte pourrait entrainer une augmentation du niveau des mers. Une telle séparation représente aussi un défi et une opportunité pour l'écosystèmes de l'océan Austral: les habitats sous la plateforme ont évolué dans l'obscurité totale et vont maintenant être exposés à la lumière pour la première fois depuis des milliers d'années. Toute la chaîne alimentaire de cette région va être modifiée, par la libération d'algues microscopiques englacées qui supportent un écosystème entier, y compris le krill et les mammifères marins.

Le vêlage d'icebergs peut par ailleurs provoquer des changements majeurs dans les courants océaniques et les conditions de glace. Les chercheurs ont ici une opportunité unique d'étudier les facteurs qui régissent les écosystèmes marins dans l'Antarctique, pouvant mener à des évènements de mortalité massive chez les prédateurs et les oiseaux marins.

Mercredi l 12-07-2017
Dystrophie musculaire: communication altérée dans le cervelet

La dystrophie myotonique (maladie de Steinert), maladie neuromusculaire la plus fréquente chez l'Homme, n'est pas encore bien comprise. Dans une recherche publiée dans la prestigieuse revue Cell Reports, un groupe de chercheurs explique le rôle des cellules de Purkinje, les cellules principales du cervelet, dans cette maladie.

Les chercheurs français, belges et américains ont étudié des modèles murins de la maladie. Leur recherche a permis de démontrer que cette altération cérébelleuse résulte d'un dysfonctionnement de la machinerie génétique des cellules gliales du cervelet (appelées cellules de Bergmann), dont le rôle est d'assurer le bon fonctionnement des cellules de Purkinje.

Dans le modèle de la maladie, ces cellules de Bergmann ne sont plus capables de communiquer correctement avec les cellules de Purkinje: elles n'arrivent pas à contrôler la concentration en neurostansmetteurs (le glutamate) dans les espaces synaptiques, ce qui entraîne au final les troubles de la coordination motrice. L'Unité de Recherche de Neurophysiologie et de Biomécanique du Mouvement (LNMB, Faculté des Sciences de la Motricité) a participé à cette étude en mettant en évidence l'existence d'oscillations pathologiques de haute fréquence du cortex cérébelleux, induisant les troubles moteurs.

Les chercheurs ont aussi démontré qu'il était possible de guérir ces troubles en modifiant la régulation du transporteur de glutamate "GLT1" au moyen d'injection de ceftriaxone dans le cervelet des souris. Une découverte qui ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques.

Mardi l 11-07-2017
L'agentivité expliquée dans "Les Éclaireurs" ce samedi

Ce samedi entre 15 et 16h, Émilie Caspar (Center for Research in Cognition and Neurosciences, Faculté des Sciences psychologiques et de l'éducation) participera à l'émission "Les Éclaireurs", l'émission radio de "La Première" consacrée à la recherche et aux chercheurs de la Fédération Wallonie-Bruxelles. La journaliste Fabienne Vande Meerssche y donne la parole aux chercheurs qui expliquent leurs recherches, leurs découvertes, leurs motivations.

Émilie Caspar travaille sur le sens de l'agentivité, c'est-à-dire le sentiment d'être responsable de ses actes. Un phénomène plutôt difficile à examiner, puisqu'il s'agit d'un sentiment qui n'est pas toujours conscient. Émilie Caspar a donc développé une expérience très proche des expériences de Stanley Milgram pour étudier ce sens de l'agentivité sous influence d'une autorité. La chercheuse explique cette expérience en vidéo.

D'autres chercheurs de l'ULB ont déjà participé à l'émission de La Première précédemment. Vous pouvez réécouter les précédentes émissions ici et découvrir les contenus multimédias ici.

Lundi l 10-07-2017
Un mapping des biodéchets bruxellois

Plusieurs chercheurs des centres de recherche BATir (École polytechnique de Bruxelles), LoUIsE (Faculté d'Architecture) et IGEAT (Faculté des Sciences) participent actuellement à une étude de six mois sur le potentiel des biodéchets collectables en Région de Bruxelles-Capitale. Leur objectif: estimer la répartition des déchets organiques sur Bruxelles et réaliser des scénarios de collectes sélectives.

Pour y parvenir les chercheurs ont d'abord réalisé une cartographie des flux et des producteurs de déchets organiques de la Région. Grâce au rapport intermédiaire, on apprend ainsi que le secteur HoReCa et les ménages bruxellois produisent le plus de déchets alimentaires, très loin devant les supermarchés. Les déchets verts sont eux aussi principalement issus des ménages, mais aussi des espaces verts des Communes et de la Région (14.577 et 18.964 tonnes par an).

Quant aux quartiers les plus concernés, on constate, sans surprise, que l'hypercentre accumule les déchets alimentaires issus de l'HoReCa, comme le quartier du Ceria, à Anderlecht ou encore celui de la Reine Elisabeth à Haren. Les déchets verts se localisent quant à eux dans le Sud de Bruxelles, surtout autour de la Forêt de Soignes, même si Laeken et le domaine royal ne sont pas en reste. Les résultats définitifs de cette étude sont attendus en septembre.

Lundi l 10-07-2017
Les voitures de société en Belgique

La question des voitures de société est régulièrement au centre de l'actualité, malgré les nombreux désaccords à propos des concepts, définitions et chiffres utilisés. Dans le dernier numéro de Brussels Studies, Xavier May, chercheur à l'IGEAT (Faculté des Sciences), se penche sur cette question. À partir des données éparses disponibles, Xavier May et Thomas Ermans, collègue de l'Université Saint-Louis, ont voulu définir et quantifier le nombre de voitures de société circulant sur le sol belge, localiser leurs bénéficiaires et profiler les entreprises qui les offrent à leurs travailleurs.

Les chercheurs ont retenu ici une définition au sens strict de la voiture de société: une voiture mise à la disposition d'un travailleur par sa société ou son employeur et qui peut être utilisée pour des besoins privés. Le nombre de voitures de société varie entre 550 000 et 670 000 en 2015, selon que l'on inclue ou pas les dirigeants d'entreprises - ayant un statut d'indépendant et donc exclut de la définition stricte. Certains observateurs considérant que 2/3 des dirigeants disposent d'une voiture de société, on peut avancer, sur base de cette hypothèse plus prudente, le chiffre de 625 000 voitures de société, ce qui correspond à 13,5 % des travailleurs et 11 % du parc automobile belge.

Les voitures de société sont plus nombreuses en Flandre et à Bruxelles qu'en Wallonie, où le Brabant Wallon en compte le plus. En Région de Bruxelles-Capitale, les entreprises proposant cet avantage à leurs salariés appartiennent très majoritairement au secteur des entreprises de services et sont essentiellement localisées dans des zonings périphériques. Mais ce ne sont pas forcément leurs travailleurs qui parcourent les plus longues distances domicile-travail.

Jeudi l 06-07-2017
Création de la Chaire Belgique-Brésil

Ce jeudi 6 juillet est lancée par l'ULB la Chaire Belgique-Brésil: cette nouvelle plateforme scientifique contribuera à renforcer les relations scientifiques belgo-brésiliennes et vise à développer un véritable hub scientifique entre l'Europe et l'Amérique du sud.

Son champ d'action privilégie des domaines d'excellence scientifique partagée, qui sont aussi stratégiques pour les relations belgo-brésiliennes: biologie médicale, biotechnologies, construction civile, droit de la propriété intellectuelle, science des matériaux, relations internationales, qualité de la démocratie, etc.

Le renforcement des collaborations scientifiques belgo-brésiliennes passe par une série d'actions concrètes: impulsion de projets innovants, rencontres entre chercheurs de rang international, formation de jeunes talents, organisation de séminaires et colloques conjoints.

Cette chaire est aussi un vecteur de rapprochement entre les universités et le monde de l'entreprise, dont les actions se font encore trop rarement de manière intégrée.

Mardi l 04-07-2017
De Bruxelles à Rio: les recherches de l'ULB se prolongent au Brésil

Ce jeudi 6 juillet sera inaugurée la Chaire Belgique-Brésil, une nouvelle plateforme scientifique visant à renforcer les relations scientifiques belgo-brésiliennes et à développer un véritable hub scientifique entre l'Europe et l'Amérique du sud. Les relations scientifiques entre l'ULB et le Brésil sont nombreuses: 25 universités partenaires, 60 collaborations scientifiques et 23 chercheurs visiteurs accueillis depuis 2013, 20 doctorants brésiliens inscrits en 2016,...

Des projets de recherche communs aussi. Citons par exemple cette recherche visant à isoler des bactéries de diverses éponges marines du littoral brésilien et européen (en particulier d'éponges récemment découvertes et qui n'ont donc pas encore été caractérisées) pour la recherche de nouvelles molécules antibiotiques. Un projet mené par Isabelle Georges (UR en Biologie Marine – Faculté des Sciences) avec l'Université Fédérale de Rio de Janeiro.

En sciences sociales, Frédéric Louault (CEVIPOL – Faculté de Philosophie et Sc. sociales) et ses collègues des Universités de Campinas, de Montréal et de Genève développent un projet évaluant l'impact de certaines innovations dans les démocraties contemporaines d'Amérique latine et d'Europe. Il s'intéresse en particulier aux expériences de budgets participatifs et à leurs effets sur la gouvernance locale.

Le renforcement des collaborations scientifiques belgo-brésiliennes passe par une série d'actions concrètes, soutenues par la Chaire Belgique-Brésil: impulsion de projets innovants, rencontres entre chercheurs de rang international, formation de jeunes talents, organisation de séminaires et colloques conjoints.

Lundi l 03-07-2017
Nouvelle étude sur le développement du cerveau

Le Laboratoire de Génétique du Développement (Eric Bellefroid, Biopark, Faculté des Sciences) étudie depuis plusieurs années chez la souris le rôle des facteurs de transcription Dmrt5/Dmrta2 et Dmrt3 dans le développement du cortex cérébral. Le cortex est une des structures majeures de notre cerveau et le siège des fonctions neurologiques supérieures comme la mémoire, le langage,...

Les chercheurs avaient déjà démontré que ces deux facteurs de transcription sont des régulateurs essentiels de la croissance et de la régionalisation du cortex cérébral. En collaboration avec l'Université de Cardiff, l'équipe a réalisé une nouvelle étude révélant l'importance de ces facteurs dans le choix des cellules progénitrices du cortex à rester en prolifération ou à se différencier: Dmrt5 et Dmrt3 maintiendraient les progéniteurs corticaux à l'état prolifératif, notamment en régulant l'expression de Hes1, un répresseur bien connu de la neurogenèse. Ces nouveaux résultats sont publiés dans la revue scientifique PNAS.

L'altération de la balance entre différenciation et renouvellement du stock de cellules progénitrices conduit à des pathologies sévères, dues à un déficit neuronal. Récemment, des mutations dans le gènes Dmrt5 ont été identifiées chez des patients atteints de microcéphalie. Cette étude fournit donc une première explication à la microcéphalie causée par la mutation de Dmrt5 chez la souris et l'homme.

Lundi l 03-07-2017
WIELS: transformation d'un quartier populaire par la culture

Dans le nouveau numéro Brussels Studies, Simon Debersaques, géographe à l'IGEAT (Faculté des Sciences), se livre à une analyse approfondie de la relation entre un lieu culturel et son quartier, en prenant le WIELS comme exemple. Premier centre d'art contemporain bruxellois, le WIELS a ouvert ses portes en 2007 dans un quartier de la commune de Forest, caractérisé par un tissu urbain anciennement industriel et une précarité socio-économique.

L'analyse de Simon Debersaques montre que le WIELS est un lieu culturel hybride dont la relation au territoire a évolué. D'équipement-vitrine lors de sa conception, il s'oriente vers l'équipement communautaire durant ses premières années d'existence. Aujourd'hui, le WIELS s'affirmerait comme un équipement créatif. Ces logiques sociospatiales se superposent toutefois: en tant qu'équipement communautaire, il offre aux habitants du quartier de nouvelles activités socioartistiques, tandis que sa dimension de vitrine entraîne une revalorisation de l'image de cette portion de la ville. Un coup de projecteur qui attire dans la commune de nouveaux résidents plus aisés et de nouvelles activités parfois faiblement pourvoyeuses d'emplois pour les habitants actuels.

Comme beaucoup d'autres villes, Bruxelles mise sur la culture pour fonder son attractivité et le redéveloppement de ses anciens quartiers industriels. Le projet de conversion de l'ancien garage Citroën place de l'Yser en pôle culturel d'envergure internationale en est l'exemple le plus récent. L'étude sur le WIELS permet de prendre un peu de recul pour comprendre les logiques et les effets sociospatiaux du développement urbain par la culture.