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Mercredi l 28-03-2018
Résistance des plantes à la sècheresse

Les plantes sont dépourvues de système nerveux, elles perçoivent les stimuli environnementaux au moyen de divers signaux comme les variations de concentrations de calcium intracellulaire (Ca2+).

Une étude du Laboratoire de Physiologie et de Génétique moléculaire des Plantes (LPGMP, Faculté des Sciences), en collaboration avec l'Université de Milan, fournit plus d'explications sur ce mécanisme encore peu caractérisé. Publié dans la revue scientifique PNAS, ce travail de recherche a été principalement réalisé par Massimiliano Corso, collaborateur scientifique du FNRS au LPGMP, sous la direction de Nathalie Verbruggen.

Massimiliano Corso et ses collègues ont ainsi découvert l'implication d'un transporteur de calcium dans ce phénomène: CCX2 (Cation Ca2+ eXchanger 2), localisé dans la membrane du réticulum endoplasmique - un compartiment cellulaire relié au noyau. En régulant les concentrations de Ca2+ dans le cytosol et dans le réticulum endoplasmique, CCX2 module les réponses des plantes aux stress osmotiques, comme la sécheresse ou le stress salin. Les plantes dépourvues de la fonction CCX2 sont plus sensibles aux stress osmotiques tandis que celles avec un gain de cette fonction sont plus résistantes.

Cette étude fournit de précieuses informations sur ce nouvel acteur clé de l'homéostasie intracellulaire du Ca2+. Elle ouvre des perspectives pour répondre aux défis agricoles mondiaux: ce mécanisme de régulation pourrait en effet être exploité pour améliorer la résistance des plantes cultivées aux stress osmotiques.

Mercredi l 28-03-2018
1968-2018 : focus sur les minorités

En 1968, les manifestants défilent aux Etats-Unis derrière des affiches "Black is beautiful"; des émeutes raciales éclatent dans différentes villes du pays; la commission d'enquête Kerner conclut à la coexistence de deux sociétés aux Etats-Unis, en 1968: une blanche, une noire, séparées et inégales. En 2018, un nouveau rapport Kerner paraît, guère plus encourageant; le président Trump banalise les propos racistes; sur Netflix, la série Seven Seconds met en scène les violences policières faites aux Afro-Américains et les tensions raciales qui en découlent.

En 1968, les femmes sont présentes dans les manifestations en rue ou dans les occupations des usines, elles sont toutefois rendues invisibles; en 1969, elles passent à l'action, souvent avec humour, originalité et détermination; en 2018, le hashtag #MeToo s'est répandu sur les réseaux sociaux; en 2018 encore des femmes réclament toujours "un enfant quand je veux" et désormais la science leur répond congélation ovocytaire.

En 2018 comme en 1968, "le privé est politique"...

Analyses et interviews ce samedi 7 avril, dans le journal Le Soir, avec Isabelle Demeestere - Faculté de Médecine, Olivier Klein - Faculté des Sciences psychologiques et de l'éducation, Valérie Piette et Andrea Rea - Faculté de Philosophie et Sciences sociales. Ils interviennent dans le cadre du dossier 1968-2018, 50 ans de contestations, que réalisent ensemble des journalistes du Soir et des chercheurs de l'ULB, emmenés par Andrea Rea - professeur de sociologie - et Nathalie Gobbe - Communication Recherche.

Découvrez et partagez le teaser vidéo du prochain chapitre.

Tout le dossier à lire sur http://plus.lesoir.be/212358/sections/50-ans-de-contestations

Mardi l 27-03-2018
Descartes à travers le monde

Fin 2012, des chercheurs de l'ULB créent le Groupe Belge Francophone d'Études Cartésiennes avec pour objectif de fédérer les études philosophiques autour de la pensée de René Descartes, résolument universelle.

Cinq ans plus tard paraît « Fortune de la philosophie cartésienne au Japon », premier volume d'une longue série qui explorera la réception, l'interprétation et l'influence de cette pensée à travers le monde. Directement tiré d'un colloque tenu en 2014, le livre se concentre sur l'articulation entre la philosophie cartésienne et la pensée japonaise : « Lors de la Deuxième Guerre mondiale, beaucoup de Japonais ont migré en Allemagne, où ils ont été en contact avec la Phénoménologie, très critique à l'égard de Descartes. Leur interprétation, qui diffère fondamentalement de la nôtre est par ailleurs très influencée par la lecture allemande, ce qui a profondément enrichi notre réflexion », explique Jaime Derenne, chercheur au sein du Groupe de recherche en philosophie moderne (Faculté de Philosophie et Sciences sociales) et co-directeur avec Pierre Bonneels (EASt, Maison des Sciences Humaines) de l'ouvrage.

Après s'être livrés à l'exercice avec le Japon, les chercheurs ont choisi de s'intéresser au Brésil, avec un colloque dont les interventions feront l'objet du deuxième volume de la série. « Ensuite, ce sera au tour de la Belgique et peut-être après du Canada », annonce Jaime Derenne qui dirige le Groupe d'Études cartésiennes depuis sa création et qui se félicite de l'engouement suscité par celui-ci.

Mardi l 27-03-2018
Les lauréats ULB pour le concours MT180 sont connus!

Ils étaient 16 doctorants à "s'affronter" ce week-end lors de la finale ULB du concours Ma thèse en 180 secondes. Tous motivés par le défi - présenter en maximum 180 secondes leur sujet de thèse -, tous intéressés à partager leur recherche avec le grand public.

Le jury composé de scientifiques et de professionnels de la communication a choisi quatre d'entre eux pour défendre les couleurs ULB lors de la finale interuniversitaire, qui aura lieu également à l'ULB le 24 mai prochain:

  • Alexandru Mihai Dumitrescu (Une carte pour le neurochirurgien, Faculté des Sciences psychologiques et de l'éducation) - qui a reçu également le Prix du Public ;
  • Marie Eubelen (Le transport en commun du cerveau humain, Faculté des Sciences) ;
  • Claire Liefferinckx (Recherche de variations génétiques influençant la sévérité des maladies de Crohn et Rectocolite, Faculté de Médecine) ;
  • et Jennifer Watchi (Développer des nouvelles structures d'isolation, oui mais pourquoi?, Ecole Polytechnique de Bruxelles).

Félicitations et bonne chance !

Lundi l 26-03-2018
Des milliers de micrométéorites rapportées d'Antarctique (vidéo)

Etudier les météorites tombées sur Terre afin d'étudier les origines de l'univers, c'est le but des chercheurs du laboratoire G-TIME de la Faculté des Sciences. Mais où trouver ces météorites? Dans la dernière réserve naturelle préservée du monde, pardi: l'Antarctique!

Accompagné d'un collègue de la VUB, Matthias van Ginneken vient de rentrer d'une campagne de récolte de météorites dans les Monts Sør Rondane, situés à proximité de la Station Princesse Elisabeth en Antarctique. Le but principal de l'expédition BELAM (Belgian Antarctic Meteorites) était la recherche de micrométéorites sur les sommets des montagnes et dans les moraines glaciaires. Ces terrains, qui ont été exposés pendant des millions d'années au flux de matière cosmique, sont des sites d'échantillonnages privilégiés pour la recherche des micrométéorites.

Matthias van Ginnekens a réalisé une vidéo pour montrer comment se passe la recherche et la collecte de ces micrométéorites: à découvrir sur ULBTv.

Les deux chercheurs sont actuellement en train d'analyser les échantillons de sol afin d'isoler les micrométéorites. Ils estiment que le nombre final de micrométéorites approchera la dizaine de milliers, ce qui fera de cette collection une des plus importantes sur le plan international.

La plupart des météorites et micrométéorites sont issues d'astéroïdes de la ceinture principale entre Mars et Jupiter, qui se sont formés lors de la formation du Système Solaire il y a 4,6 milliard d'années. Leur analyse permettra donc d'étudier la formation du Système Solaire et des premiers blocs formant les planètes.

Jeudi l 22-03-2018
20 ans de "Matière Grise": 2 chercheurs de l'ULB récompensés

Lancée en 1998 sur la RTBF, l'émission de vulgarisation scientifique "Matière Grise" a mis à l'honneur de nombreux chercheur.e.s belges depuis 20 ans, y compris des chercheur.e.s de l'ULB.

À l'occasion de son anniversaire, l'émission a remis des trophées de vulgarisation scientifique à ses chercheur.e.s "coup de coeur" lors d'une réception au Royal Albert Hall. Parmi les personnes récompensées figurent Pasquale Nardone et Sophie Van Eck (tous deux Faculté des Sciences), collaborateurs réguliers de l'émission (voir photo en annexe). Bravo!

Un numéro spécial de l'émission a été diffusé ce mercredi: le Recteur de l'ULB, Yvon Englert, revient sur un épisode auquel il avait participé en 1998. À voir sur RTBF Auvio (extrait à partir de 35'40'').

Mardi l 20-03-2018
Membrane plasmique: un mystère levé!

C'est un mystère qui est levé ! En 2003, des chercheurs allemands observent un étrange phénomène en étudiant la membrane des cellules de levures : certaines protéines de la membrane, réparties habituellement de manière homogène, se regroupent en îlots localisés, sans raison apparente. Ce processus n'avait pas pu être expliqué... jusqu'à aujourd'hui !

Une étude du Laboratoire de Physiologie moléculaire de la Cellule du Pr. Bruno ANDRE (Faculté des Sciences, Biopark), en collaboration avec l'UCL et le Centre d'Imagerie CMMI du Biopark de Gosselies, apporte en effet des éléments de réponse. Décrites dans la revue scientifique PNAS, les expériences effectuées sur la levure démontrent que la membrane plasmique des cellules présente des renfoncements, au sein desquels certains transporteurs membranaires s'accumulent. L'étude démontre que cette accumulation est déterminée par la conformation tridimensionnelle de ces protéines.

Les chercheurs expliquent également que ce mécanisme protège ces transporteurs contre leur élimination lors d'une carence nutritionnelle : dans ces conditions, la cellule va digérer progressivement ses composants, dont les protéines de la membrane plasmique. En se regroupant dans ces îlots protégés, certains transporteurs évitent ainsi la dégradation. Ils subsistent alors en abondance dans la membrane, ce qui leur permet d'assurer efficacement leur rôle dès que les nutriments redeviennent disponibles.

Des microdomaines similaires, mais encore mal connus, ont également été observés dans la membrane des cellules humaines : cette étude est un premier pas pour comprendre leur rôle chez l'homme.

Lundi l 19-03-2018
Le Prix René De Cooman attribué à Karelle Leroy

Karelle Leroy, chercheuse au Laboratoire d'Histologie générale, de Neuroanatomie et de Neuropathologie (Faculté de Médecine) dans le service du Professeur J.P. Brion, recevra le 17 avril le Prix René De Coomanpour sa recherche sur le développement de la maladie d'Alzheimer. À travers son travail, la lauréate cherche à comprendre pourquoi et comment les lésions cérébrales apparaissent et se développent chez la majorité des patients. 95% des cas d'Alzheimer restent en effet aujourd'hui inexpliqués, contre 5% d'origine héréditaire.

Si la maladie associe deux types de lésions, Karelle Leroy a choisi de se concentrer sur la dégénérescence neurofibrillaire, responsable des troubles cognitifs. La protéine tau étant anormalement phosphorylée et agrégée dans ce type de lésion, la chercheuse a voulu en savoir plus. « Nos études ont démontré une activité augmentée de la glycogen synthase kinase-3b (enzyme phosphorylant la protéine tau) dans le cerveau de patients atteints de la maladie d'Alzheimer et la forme active de cette kinase est associée à un stade précoce de ces lésions. Elle pourrait donc jouer un rôle déterminant dans son développement », explique la chercheuse.

Après le traitement de souris developpant des neurodégénérescences neurofibrillaires avec un inhibiteur de cette kinase, Karelle Leroy a ainsi constaté l'arrêt du développement de ces lésions. Une découverte capitale pour contrer la maladie d'Alzheimer qui touche aujourd'hui plus de vingt millions de personnes dans le monde.

Lundi l 19-03-2018
Nouveau projet européen sur la sécurité des nanotechnologies

D'une taille de l'ordre du milliardième de mètre, les nanomatériaux sont présents dans de nombreux produits de la vie courante, qu'il s'agisse de produits électroniques, alimentaires, cosmétiques, d'emballages, de vêtements, de biocides ou même de dispositifs médicaux. Pourtant, les risques environnementaux, sanitaires et professionnels de ces nanomatériaux ne sont pas encore bien évalués.

Lancé en 2016, le projet européen EC4SafeNano vise à déterminer l'utilité d'un Centre européen de nanosécurité, chargé d'identifier et de gérer les risques liés aux nanotechnologies. Coordonné par l'Institut national français de l'environnement industriel et des risques (INERIS), le projet rassemble 15 partenaires, issus d'université ou de centres de recherche appliquée.

L'ULB en fait également partie, par l'intermédiaire d'Andrée Puttemans et Anthony Bochon (Centre de droit privé de la Faculté de Droit et de Criminologie – Unité de droit économique). Ils sont chargés de tous les aspects juridiques du projet ainsi que de la mise en place d'un réseau d'échange d'informations (focus network) sur la réglementation et la standardisation en matière de nanosécurité. Afin d'étendre l'implication de l'ULB, ils invitent tous les collègues, chercheurs et étudiants, de toutes disciplines, qui travaillent dans le domaine des risques liés aux nanotechnologies à prendre contact avec eux et à participer au focus network. L'appel est lancé !

Contacts : Andree.Puttemans@ulb.ac.be et Anthony.Bochon@ulb.ac.be

Jeudi l 15-03-2018
Croissance bactérienne: l'impact de la phosphorylation

Température, nourriture,... Les bactéries adaptent continuellement leur métabolisme aux changements de l'environnement dans lequel elles évoluent, notamment au moyen de modifications de leurs protéines.

Dans une nouvelle étude, publiée dans Science Advances, Abel Garcia-Pino (Laboratoire de Microbiologie Cellulaire et Moléculaire (cm2), Faculté des Sciences) détaille l'un de ces mécanismes: le chercheur a étudié l'impact de la phosphorylation – l'ajout d'un groupement phosphate – du facteur d'élongation "Tu" (EF-Tu), impliqué dans la traduction des protéines. La régulation de ce facteur est basée sur les changements de conformation majeurs lors de l'interaction avec les nucléotides GDP et GTP, nécessaires à son fonctionnement.

Abel Garcia-Pino a découvert que la phosphorylation d'EF-Tu impacte cette interaction et les changements conformationnels avec les nucléotides: cette modification post-traductionnelle entrave donc la fonction d'EF-Tu et, par conséquent, empêche la traduction des protéines. Le chercheur a également mis en évidence que ce mécanisme est réversible: ce mécanisme de régulation permet donc d'activer ou inactiver la production des protéines et la croissance bactérienne.

Chez les bactéries, la phosphorylation de protéines est notamment liée à la sporulation ou à la dormance, deux moyens de résistance à différents stress. En état de dormance, la bactérie est insensible aux agents externes, dont les antibiotiques. Comprendre ces mécanismes de régulation est donc un enjeu essentiel de santé publique.

Jeudi l 15-03-2018
Musiques migrantes à Bruxelles

Bruxelles accueille pas moins de 179 nationalités. La capitale regroupe dès lors une grande diversité de répertoires musicaux. C'est sur cette thématique que se pencheront des chercheurs, acteurs associatifs, musiciens et représentants du monde institutionnel lors d'une journée d'étude et d'échanges, ce mercredi 21 mars. "Il s'agira de comprendre comment les musiques migrantes se sont installées et adaptées à Bruxelles, mais aussi de réfléchir à comment améliorer leur visibilité et les valoriser le plus adéquatement possible", annonce Hélène Sechehaye, chercheuse au Laboratoire de Musicologie (Faculté de Philosophie et Sciences sociales) et co-organisatrice de l'événement.

A cette occasion, la doctorante en ethnomusicologie parlera de l'implantation bruxelloise des musiciens Gnawa, venus du Maroc à partir de la fin des années 1990. Connus pour leurs cérémonies nocturnes de louange à Dieu durant lesquelles les spectateurs entrent en transe, les Gnawa ont dû adapter leurs pratiques au public belge, moins réceptif au côté spirituel de leur musique. "Désormais, ils alternent entre cérémonies, plus intimes, entre eux, et performances en tant que 'simples musiciens' dans des concerts, des mariages ou des parades organisées par des associations socioculturelles ou dans la communcauté marocaine", constate Hélène Sechehaye. Lors de son intervention, la chercheuse abordera ainsi l'histoire, la variété des répertoires et la transformation des contextes de performance de la communauté Gnawa la plus active d'Europe.

Mardi l 13-03-2018
Pollution de l'air: un lien direct avec l'athérosclérose

Pour la première fois, des chercheurs de l'ULB démontrent un lien direct entre une exposition à un gaz polluant et l'athérosclérose chez un être vivant.

Les chercheurs de l'ULB – dont Karim Zouaoui Boudjeltia (Laboratoire de Médecine Expérimentale, ULB 222, CHU Charleroi), Cédric Delporte et Pierre Van Antwerpen (Plateforme Analytique de la Faculté de Pharmacie) – se sont penchés sur la métabolisation de l'acide cyanhydrique, la forme volatile du cyanure. Il s'agit d'un gaz généré par la combustion des matières organiques issue de l'utilisation de moteurs thermiques, la consommation de tabac, les feux, etc.

Les chercheurs ont tout d'abord démontré qu'une protéine humaine impliquée dans le développement de l'athérosclérose, la myéloperoxydase (MPO), est capable d'oxyder ce cyanure en cyanate, ce qui favorise la transformation de protéines circulant dans le sang. Avec l'aide d'équipes autrichienne et américaine, ils ont ensuite démontré, sur modèle murin, que l'exposition au cyanure induit l'accumulation de protéines modifiées par ce polluant spécifiquement dans les plaques d'athérome – ces plaquesque l'on retrouve dans la paroi des vaisseaux, à l'origine de certaines maladies cardiovasculaires. Les protéines modifiées de cette manière sont également impliquées dans le déclenchement de mécanismes inflammatoires pouvant devenir chroniques.

Ces travaux, publiés dans le Journal of Biological Chemistry, soulignent, si c'était encore nécessaire, le rôle de la pollution atmosphérique dans la survenue d'évènements cardiovasculaires médiée par l'athérosclérose.

Mardi l 13-03-2018
PANORAMA: nouvelle plateforme d'imagerie virtuelle 3D

PANORAMA est une nouvelle plateforme interfacultaire d'imagerie virtuelle en 3D lancée par trois laboratoires de l'ULB: le CReA-Patrimoine (Faculté de Philosophie et Sciences sociales), ALIce et le LISA (Faculté d'Architecture).

La plateforme s'est construite sur l'expérience de quinze années de projets communs autour des questions de l'archéologie, du patrimoine, de l'architecture, de l'ingénierie de l'image et de l'ingénierie informatique.

PANORAMA vise à mettre en commun des ressources autour de la numérisation, l'exploitation et la valorisation de données 3D appliquées à l'architecture et à l'archéologie. Elle réunit dès lors toutes les compétences scientifiques de la chaîne opératoire de l'imagerie 3D: différentes techniques d'acquisition numérique des données et de relevés de terrain, traitement et valorisation des données et exploitation dans différents logiciels, notamment de réalité virtuelle et augmentée.

Ce type de relevé est essentiel pour de nombreux acteurs académiques, mais aussi industriels et publics. Citons par exemple l'étude de l'implantation d'un nouveau projet immobilier, la géométrie d'un site archéologique, la modélisation virtuelle d'un lieu historique, etc.

Informations sur panorama.ulb.ac.be

Mardi l 13-03-2018
BePolitix

BePolitix, c'est le nom du nouveau blog de l'Association belge francophone de science politique (ABSP). S'adressant aux journalistes, décideurs publics, enseignants, étudiants et citoyens, ce blog vise à communiquer, de manière vulgarisée, les recherches en science politique. Les chercheur.e.s en science politique y présentent des synthèses courtes de leurs recherches, des analyses et leurs dernières publications, afin de contribuer au débat public.

Parmi les premières contributions en ligne figure l'article "Des gouvernements régionaux plus représentatifs des électeurs que les gouvernements fédéraux?". Emilie Van Haute (CEVIPOL, Faculté de Philosophie et Sciences sociales) y explique ses dernières conclusions de recherche. Ramona Coman (Institut d'études européennes) se penche, quant à elle, sur l'une des conséquences de la crise de l'euro dans un autre article, intitulé "La production de l'expertise sur l'euro et sa survie".

Bonne lecture !

Lundi l 12-03-2018
Les ambivalences de la citoyenneté

Que faire face à la crise de la démocratie représentative ? Quelles solutions apporter à ceux qui aspirent au changement ? Faut-il entièrement revoir le modèle ? Voici quelques questions qui seront abordées ce jeudi 15 mars lors de la conférence-débat organisée par le Centre de droit public. "L'idée est d'interroger les liens, parfois ambivalents, entre citoyenneté et démocratie et d'analyser les défis et enjeux que pose la démocratie actuelle", explique Anne-Emmanuelle Bourgaux, chargée de cours au sein du bachelier en droit ULB-UMONS (Faculté de Droit et de Criminologie).

La chercheuse se penchera d'abord sur l'existence effective, ou non, d'une crise de la démocratie : "une crise est une situation violente, soudaine et très négative, face à laquelle on serait largement impuissants. Or, le désamour entre gouvernants et gouvernés est une conséquence logique et prévisible de notre système. Il est donc possible de trouver des solutions." A l'heure où de plus en plus de citoyens réclament un régime fort, le modèle constitutionnel doit évoluer pour survivre. "La citoyenneté ne s'exerce plus de la même façon aujourd'hui qu'au XIXe siècle, lors de sa définition. Il faut donc réfléchir à la modernisation du système, que ce soit en matière de droit de vote, de participation citoyenne, d'intégration des nouvelles technologies, ou de simplification des structures et des normes", cite Anne-Emmanuelle Bourgaux, qui discutera de ces thèmes avec John Pitseys du CRISP et Emmanuel Charreau, chercheur au Centre de théorie politique (Faculté de Philosophie et Sciences sociales).

Lundi l 12-03-2018
Nouveau projet européen CONNECT

Le projet européen "CONNECT" vient de débuter. Associant 14 universités de part et d'autre de l'Atlantique, ce projet se focalise sur le comportement de réseaux complexes.

À l'ULB, c'est le Service d'Algorithmique du Département d'Informatique de la Faculté des Sciences qui est impliqué dans le projet. Le service s'intéresse particulièrement aux structures de données, c'est-à-dire la manière d'organiser les données dans la mémoire d'un ordinateur, pour en assurer un accès et une manipulation efficaces. Ces structures sont dites "adaptatives" lorsque leurs performances s'améliorent au fur et à mesure de leur utilisation : ceci permet de construire des logiciels qui s'adaptent au comportement de leurs utilisateurs et "apprennent" automatiquement leurs habitudes.

Dans le cadre du projet CONNECT, les chercheurs de l'ULB vont tenter d'adapter ces structures à la théorie des graphes : ces abstractions mathématiques, qui représentent des objets connectés entre eux, peuvent servir de support de modélisation théorique pour un grand nombre d'applications, comme le fonctionnement de réseaux de communication, certains processus de transformation chimique ou encore pour déterminer les lieux d'implantation de futures antennes GSM, par exemple.

Afin de développer cette théorie, essentiellement inexistante actuellement, les chercheurs de l'ULB seront amenés à intensifier leurs contacts et échanges avec des équipes qui partagent des intérêts de recherche communs : c'est en effet le but du programme européen RISE, qui supporte ce projet.

Lundi l 12-03-2018
Les classes populaires quittent aussi Bruxelles

En 2016, 24.381 résidents de Flandre ou de Wallonie sont venus s'installer à Bruxelles, tandis que 39.124 habitants quittaient la capitale. Ce bilan migratoire négatif de Bruxelles vis-à-vis des autres régions est souvient associé à un départ des classes moyennes. Pourtant, une nouvelle étude, publiée dans Brussels Studies par Sarah De Laet (IGEAT, Faculté des Sciences), démontre que les ménages issus des classes populaires quittent également la capitale.

D'après les estimations de la géographe, les ménages issus des classes populaires représentent 30 % du flux migratoire périurbain. Elles semblent d'abord privilégier la périphérie de Bruxelles, surtout au nord et particulièrement dans d'anciennes localités industrielles. Les causes sont une pression sociale accrue en ville (pénuries d'emplois, insécurité économique) ainsi qu'une pression spatiale (augmentation des coûts du logement).

Sarah De Laet s'interroge sur cette forme de tri sociospatial et ses implications pour la mixité sociale : les quartiers centraux de Bruxelles continuent de remplir une fonction d'accueil pour les populations arrivant depuis l'étranger. Ces populations qui éventuellement iront nourrir, plusieurs années plus tard, le flux des ménages populaires "stabilisés" sortants de Bruxelles. Les quartiers centraux sont donc des espaces d'accueil et de formation d'un capital social, culturel mais sans doute également économique.

Revoir à ce propos la vidéo "Bruxelles divisée ?", conçue dans le cadre du dossier "Carnets d'identités" l'année dernière.

Vendredi l 09-03-2018
Fonds Carine Vyghen 2017

Le jury du Fonds Carine Vyghen pour le don d'organes a décerné son prix 2017 au Pr. Thierry Gustot, Directeur de la Clinique de Transplantation hépatique de l'Hôpital Erasme. Le prix recompense ses recherches visant à étudier la décompensation aiguë des patients cirrhotiques.

Concrètement, les travaux du Pr. Gustot visent à déterminer des outils pour la meilleure utilisation des organes (le foie en l'occurence) pour la transplantation. Il s'intéresse particulièrement à un syndrome, fréquemment rencontré par les hépatologues et les intensivistes: "l'Acute-on-Chronic Liver Failure" (ACLF). Ce syndrôme est associé à une mortalité à court terme très élevée: un patient sur trois ayant une ACLF décède dans le mois.

Ce constat pose la question de la place de la transplantation hépatique comme traitement de sauvetage. Le Pr. Gustot et son équipe ont suivi 25 patients atteints de ACLF et ayant bénéficié d'une transplantation du foie: ils ont observé une survie, à 6 mois post-transplantation hépatique, de 81%. Les auteurs ont également démontré que la meilleure fenêtre de temps pour évaluer le patient, notamment pour la transplantation, se situe entre le 3e et 7e jour après le diagnostic du syndrome ACLF.

Le bénéfice de survie de la transplantation hépatique dans cette indication est donc indéniable. Les résultats de ces travaux devraient permettre de proposer une meilleure approche thérapeutique des patients dans le futur.

Vendredi l 09-03-2018
Langage, écriture et lecture: à vos questions!

Chercheuse au Laboratoire Cognition Langage Développement (Faculté des Sciences Psychologiques et de l'Éducation), Fabienne Chetail vient de lancer une page spéciale sur son site personnel: une page dédiée au partage de connaissances scientifiques avec le grand public.

"Je pense que le grand public est curieux et se pose des questions à propos de nombreux phénomènes. Certaines d'entre elles touchent la lecture et l'écriture, sans qu'il ne soit forcément facile de trouver les réponses", explique Fabienne Chetail. C'est là le premier but de son initiative: "J'aimerais répondre à ces questions en expliquant quel est l'état de la recherche en psychologie du langage aujourd'hui et casser les idées fausses. Les chercheurs sont les mieux placés selon moi pour partager les connaissances qu'ils produisent, mais qui appartiennent à tous finalement".

La page web comprend déjà des posts concernant la dyslexie, la lecture de mots avec des lettres dans le désordre et la taille du vocabulaire; des thématiques liées à ses thèmes de recherche ou d'expertise. La chercheuse propose également un formulaire, permettant au grand public de réagir ou de lui poser d'autres questions. "Les retours que j'ai déjà reçus, de collègues ou de personnes extérieures sont plutôt bons" se réjouit-elle. Fabienne Chetail envisage également d'autres thématiques liées aux travaux de ses collègues du LCLD ou, plus globalement, sur le processus de construction de connaissances scientifiques: ce qu'est une hypothèse, un protocole scientifique, à quels travaux se fier, etc.

Vendredi l 09-03-2018
Améliorer les diagnostics et traitements du diabète

Le diabète est un problème majeur de santé publique qui touche 425 millions d'individus dans le monde. Alors que les chercheurs commencent à découvrir qu'il existe plusieurs types de diabètes aux causes bien distinctes, les possibilités de traitements et diagnostics restent cependant limitées.

C'est dans ce contexte que vient de débuter le projet "DiaType - Personalized medecine in diabetes: towards an etiology-based diagnosis and better patient care", soutenu par Innoviris dans le cadre de son programme BRIDGE. Coordonné par Miriam Cnop (ULB Center for Diabetes Research), le projet a pour but d'implémenter, en région bruxelloise, une médecine personnalisée du diabète et d'identifier de nouveaux facteurs génétiques et environnementaux pouvant expliquer le développement de cette maladie.

Financé à hauteur de 2.35 millions d'euros sur 3 ans, DiaType rassemble 9 partenaires bruxellois comprenant des enquêteurs cliniques, des physiologistes, des spécialistes de l'imagerie, - des experts de la biologie du pancréas et des cellules souches, ainsi que 6 associations "parrains". Les chercheurs développeront des recherches en laboratoire pour identifier les mécanismes moléculaires de la maladie et tester des agents ou stratégies thérapeutiques potentiels. DiaType comprend également un important volet clinique: le consortium espère développer des outils diagnostics et tester des nouveaux traitements, pharmacologiques et/ou basés sur l'exercice physique.

Ce projet est dans la continuité des études de l'ULB Center for Diabetes Research etest également lié aux projets européens INNODIA et T2DSystems.