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Mercredi l 31-01-2018
L'Océan côtier: un puits de CO2 de + en + efficace

L'océan dans son ensemble pompe environ 30% du CO2 émis dans l'atmosphère par les activités humaines. Au cours des dernières décennies, ce puits de carbone a tendance à s'affaiblir. Une nouvelle recherche réalisée par des chercheurs de l'ULB, en collaboration avec d'autres instituts américains et suisse, montre que ce phénomène n'est cependant pas uniforme.

Emmenés par Goulven Laruelle, chercheur à l'UR Biogéochimie et Modélisation du Système Terre (Faculté des Sciences), les chercheurs ont en effet démontré quela majorité des zones côtières - 7% de la surface globale des océans - ont tendance à piéger de plus en plus de CO2 atmosphérique. Publiée dans le journal Nature Communications, l'étude est une première : l'absorption ou non de carbone par les régions côtières est très différente selon leur position géographique et leur topographie, et peu de données étaient jusqu'alors disponibles.

Pour expliquer ce phénomène, les auteurs avancent le fait que l'océan côtier est moins profond que l'océan ouvert et transfère donc plus rapidement le CO2 vers celui-ci. Un gradient significatif de concentration en CO2 est alors maintenu entre l'atmosphère et l'océan côtier, ce qui favorise l'absorption de CO2 anthropique. Autre hypothèse : les activités humaines ont amplifié l'apport en nutriments des rivières vers les zones côtières, ce qui stimule la production biologique et, en conséquence, le piégeage de CO2 atmosphérique.

Ces résultats confirment qu'il est important d'intégrer les zones côtières dans les bilans de carbone à l'échelle globale et les modélisations du climat.

Mardi l 30-01-2018
Architecture de Charleroi : un nouveau guide

C'est le fruit de trois ans de recherche de la Faculté d'Architecture de La Cambre Horta. Le Guide d'architecture moderne et contemporaine Charleroi Métropole 1881-2017, édité par la Cellule d'architecture de la Fédération Wallonie-Bruxelles et les éditions Mardaga, vient de paraître. L'ouvrage rassemble les notices de 322 projets, dont quelques inédits, répartis dans 16 villes et communes. "Ce fut un long travail de fond. Les écrits sur l'architecture de Charleroi du XXe siècle sont rares, tout comme les archives à ce sujet. Il a donc fallu creuser pour trouver des sources primaires", explique Iwan Strauven, co-directeur du guide et auteur de plusieurs travaux sur les architectes du Pays Noir, notamment Marcel Leborgne.

Pour mener ce qui s'est révélé être une véritable enquête, la Faculté a pu compter sur pas moins de 80 collaborateurs scientifiques, dont plusieurs dizaines d'étudiants de 3e année et de master. "Ce n'était pas toujours facile car il fallait régulièrement faire des allers-retours sur le terrain pour observer, interviewer, consulter les archives, mais aussi (re)découvrir", précise le chercheur. Le guide rend en effet justice aux constructions modernistes remarquables des années 1930 et 1960 tombées dans l'oubli. "Grâce aux explorations de Marie-Noëlle Dailly, photographe et co-directrice du livre, nous avons découvert de nombreuses perles cachées." Une bonne occasion de redécouvrir un patrimoine souvent mal-aimé.

Lundi l 29-01-2018
Le droit des plateformes numériques

Du 6 février au 17 avril, le Centre Perelman de Philosophie du Droit (Faculté de Droit et de Criminologie) et le CRIDES (UCL) organisent un cycle de conférences sur le droit des plateformes numériques. "Cet événement s'inscrit dans un programme plus large : l'étude des transformations du droit à l'heure où la société bascule dans le numérique", précise Benoît Frydman, président du Centre.

En ligne, ces plateformes jouent un rôle crucial puisqu'elles créent et organisent les relations humaines sous de nouvelles formes, ce qui n'est pas sans poser de problèmes. "Par exemple, Deliveroo ou Uber ont créé un nouveau statut pour le travailleur, ce qui a mené à des procédures judicaires. Airbnb a quant à lui soulevé des questions de discriminations, tandis que Facebook est pointé du doigt pour la prolifération de fake news. Le droit doit donc s'adapter pour réguler ces plateformes, et, à travers elles, le comportement de leurs utilisateurs", soutient le chercheur.

Un exercice délicat pour l'Union européenne, qui est appelée à jouer un rôle important en la matière. Deux conférences y seront d'ailleurs consacrées. Lors de ce cycle, il sera également question de la gestion des données, de protection de la vie privée, mais aussi de la transformation des États en plateformes, par exemple au niveau fiscal.

Inscription obligatoire.

Lundi l 29-01-2018
550 ans de la destruction de Liège

En octobre 1468, Charles le Téméraire, Duc de Bourgogne, revient furieux à Liège. Depuis plusieurs années, les habitants de la Ville refusent de se soumettre au pouvoir bourguignon. Mais cette fois-ci, c'en est trop : les Liégeois ont capturé Louis de Bourbon, évêque de Liège, à Tongres où il s'était réfugié suite aux révoltes.

En guise de représailles, le Duc ordonne le 3 novembre l'annihilation de la ville, à l'exception des églises. Après avoir massacré ses habitants, les troupes bourguignonnes vont ainsi méthodiquement détruire tout le bâti de la Cité ardente, et ce plusieurs semaines durant. "L'objectif était de la rayer de la carte : c'était un projet aux proportions extraordinaires, même s'il n'a pas été mené jusqu'à son terme. Aujourd'hui, il ne reste presque rien du passé médiéval de la ville", explique Alexis Wilkin, chercheur du SOCIAMM (Faculté de Philosophie et Sciences sociales) et organisateur de la conférence.

Mais Liège n'a pas été la seule à subir une démolition planifiée de grande ampleur. C'est sur ce type d'événements, extrêmement symboliques, que propose de revenir le cours-conférence de ce 1er février donnée par Marc Boone, de l'Université de Gand, et Alexis Wilkin, à l'occasion des 550 ans de la destruction de Liège. La séance proposera également une réflexion sur l'impact de ces démolitions massives et brutales sur la mémoire collective.

Mercredi l 24-01-2018
Conférence annuelle sur l'Amérique latine et les Caraïbes

2017 fût une année riche en événements politiques pour l'Amérique latine et les Caraïbes. "C'était une sorte de lever de rideau avant le grand cycle électoral de 2018-2019", explique Frédéric Louault, coordinateur, avec le Professeur Serge Jaumain, du Centre AmericaS (Maison des Sciences Humaines). Pour dresser le bilan et poser les grands enjeux pour l'année à venir, AmericaS, Sciences-po Paris (OPALC), l'IRELAC et l'Institut Egmont présenteront le rapport annuel de l'OPALC ce vendredi 2 février.

A cette occasion, Frédéric Louault reviendra sur les élections qui ont marqué l'année : le tournant conservateur au Chili avec le retour de S. Piñera à la tête du pays, la résistance de la gauche en Équateur, ou encore les tensions faisant suite à la réélection contestée du président J.O. Hernández au Honduras. Le chercheur s'intéressera également aux élections au niveau local, notamment au Nicaragua, en Argentine, au Mexique et au Venezuela.

Grâce à l'analyse de ces résultats électoraux et à une remise en contexte générale - ralentissement économique, multiplication des scandales de corruption, rejet de la classe politique et polarisation des sociétés -, Frédéric Louault présentera les principaux enjeux à suivre pour 2018. "On constate déjà un net virage à droite de l'Amérique latine, comme un retour de balancier au virage à gauche du début des années 2000", note-t-il. Les élections présidentielles prévues au Brésil, au Venezuela ou en Colombie en 2018 permettront de confirmer, ou non, la tendance.

Inscription avant le 29 janvier.

Mercredi l 24-01-2018
Sport: une fatigue différente selon les sexes

Le 27 janvier aura lieu à Bruxelles "le congrès international de physiothérapie", organisé par le Service de Kinésithérapie de l'Hôpital Erasme et la Faculté des Sciences de la Motricité (FSM) de l'ULB. Le thème de cette année est "La Femme et le sport".

À l'occasion du congrès, Stéphane Baudry, chercheur de l'Unité de recherche en Neurophysiologie Appliquée (FSM), présentera l'état de la recherche sur les différences de fatigabilité entre femmes et hommes: "Depuis plus d'une vingtaine d'années, plusieurs études suggèrent que la fatigabilité neuromusculaire serait moindre chez les femmes que les hommes". Les études actuelles tendent cependant à montrer que cette différence varie avec le protocole expérimental utilisé: intensité des exercices, muscles sollicités, etc. "Ces études mettent en avant que l'influence des différences physiologiques entre hommes et femmes sur la fatigabilité neuromusculaire est plus complexe que ce que l'on pensait précédemment", explique le chercheur.

Comprendre ces différences physiologiques entre hommes et femmes permettrait notamment de personnaliser les programmes de revalidation ou les entraînements des sportifs: " Actuellement, on a tendance à appliquer les mêmes interventions aux patients/sportifs masculins et féminins, alors que l'efficacité des interventions a majoritairement été étudiée indépendamment du sexe des participants."L'avancée des travaux sur la fatigabilité neuromusculaire, et notamment sur les différences entre femmes et hommes, pourrait dès lors amener à une plus grande individualisation des programmes d'entrainement et de réadaptation", conclut Stéphane Baudry.

Lundi l 22-01-2018
Domaine .brussels : produit de niche ?

Quel est le succès d'adoption des noms de domaines web régionaux ? Des chercheurs du ReSIC- MASTIC, Faculté de Lettres, Traduction et Communication ont étudié la question à travers un cas précis: le nom de domaine ".brussels".

Récemment, plusieurs médias ont pointé le succès mitigé de ce nom de domaine, Seth van Hooland, co-auteur de l'étude, nuance. Pour lui, le taux d'enregistrement de noms de domaine ne reflète pas le taux de succès d'une extension. Une série de facteurs économiques et culturels ainsi que les stratégies marketing effectuées autour de l'extension influencent le taux d'enregistrement.

Cette analyse permet de mettre en évidence le nombre réduit d'enregistrements d'ordre spéculatif sous le .brussels. Les chercheurs postulent donc qu'il faut aller au-delà du simple calcul du nombre de noms de domaine vendus. S'il est vrai que les objectifs d'enregistrement sous le .brussels ne sont pas atteints, cet article démontre que ceux effectués jusqu'à présent suivent une croissance saine. Les .brussels sont pour le moment des produits de niche mais utilisés en grand nombre par le service public, des entreprises et des citoyens afin de mettre en avant un lien fort avec Bruxelles.

Au travers des témoignages effectués sur le terrain, les chercheurs ont pu réaffirmer que la cause principale de ce taux d'enregistrement encore restreint est dû à un manque de connaissance de l'arrivée de nouvelles extensions sur le marché.

L'ensemble de cette recherche est disponible ici et vient d'être publiée dans la revue "Brussels Studies".

Vendredi l 19-01-2018
Appel Anticipate: 5 projets ULB financés

Le programme Anticipate d'Innoviris vise à soutenir des projets collaboratifs contribuant au développement et au renforcement des connaissances sur la complexité urbaine bruxelloise ainsi qu'à la valorisation de la recherche d'un point de vue sociétal.

Sélectionnés lors de l'édition 2017, 5 projets (représentant un montant global d'environ 900.000 €) s'apprêtent à démarrer à l'ULB:

  • EMPOWER YOUTH (Pr. Dirk Jacobs – GERME – ULB/VUB): projet sur la participation sociétale et citoyenne des jeunes et jeunes adultes défavorisés en Région bruxelloise;
  • J&EP (Pr. Emilie Van Haute – CEVIPOL – UCL/ULB/VUB): projet sur la mise en place d'un dispositif pour jeunes bruxelloisappelés à voter pour la première fois dans la perspective des deux prochaines échéances électorales (2018 et 2019);
  • SUCIB (Pr. Judith Le Maire – CLARA – KUL Luca School of Arts /ULB): il s'agit dans cette recherche d'imaginer et évaluer un outil pour créer des interventions urbaines interactives ayant pour objectif de permettre une prise de parole des citoyens;
  • PLAB (Pr. Judith Le Maire – LOUISE – ULB/KUL Luca School of Arts): l'objectif de cette recherche est de contribuer à un déplacement et un renouvellement des réflexions sur ce que « participer » veut dire;
  • CONECI (Pr. Ludivine Damay – SASHA – ULB/UCL): projet visant à promouvoir l'économie circulaire sur le territoire de la Région Bruxelles-Capitale par le développement des connaissances sur les pratiques de consommation dans ce secteur et sur les appropriations citoyennes de l'espace que ces pratiques engagent.

Par ailleurs, deux autres projets ULB ont été renouvelés pour deux ans pour un budget de 276.000€ :

  • BRUCETRA (Pr. Wouter Achten – IGEAT/GESTE – ULB/KUL): analyse du potentiel économique et environnemental des flux de déchets pour une transition vers le modèle d'économie circulaire de la gestion des matériaux en Région bruxelloise.
  • ServiceBrussels (Een meerschalige spatiotemporele analyse van de economische geografie van geavanceerde dienstenclusters in Brussel) (Pr. Gilles Vanhamme – IGEAT – VUB/ULB): ce projet cherche à savoir à quoi ressemblera l'avenir de Bruxelles en tant que centre de services, dès lors que la numérisation rapide entraîne une restructuration géographique du secteur tertiaire, secteur qui constitue un élément clé du marché du travail citadin.

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Vendredi l 19-01-2018
Ahmad Awada reçoit le prix du Fonds Gaston Ithier

En juin 2017, le professeur Ahmad Awada et son équipe lançaient un projet de plateforme de recherche clinique et translationnelle pour l'optimisation de la prise en charge diagnostique et thérapeutique des métastases cérébrales. Ce jeudi 18 janvier, ils ont été récompensés pour leur travail par le prix du Fonds Gastion Ithier, qui encourage la recherche en oncologie à l'ULB.

La plateforme a pour objectif de mieux comprendre l'épidémiologie changeante des métastases cérébrales et des facteurs de risques qui y sont liés, ainsi que la biologie des tumeurs cérébrales grâce à la création d'une tumorothèque dédiée. Elle vise aussi à développer des protocoles d'études innovants avec un accent particulier sur la prévention primaire des métastases cérébrales ainsi que leur éventuelle récidive après un premier traitement.

Encore toute jeune, la plateforme rassemble aujourd'hui les experts de l'Institut Jules Bordet et de l'Hôpital Erasme, mais celle-ci compte bien s'étendre au niveau national et international avec l'aide du réseau Oncodistinct, le réseau international initié par l'Institut Jules Bordet, qui regroupe des centres de recherche en oncologie désireux de promouvoir des approches innovantes dans le traitement des cancers.

Mercredi l 17-01-2018
Colonialisme: des visions différentes

Le déboulonnage de la statue du Roi Léopold II au parc Duden par un groupe de militants afro-descendants il y a quelques jours en témoigne: le passé colonial suscite toujours l'émotion.

Ce lien entre les mémoires collectives du passé colonial et les relations interculturelles actuelles est au centre d'un numéro spécial de l'International Journal of Intercultural Relations, coordonné notamment par Laurent Licata (Centre de Recherche en psychologie sociale et interculturelle, Faculté des Sciences psychologiques et de l'Education). Il cosigne également un article présentant une enquête réalisée auprès de plus de 1000 étudiant.e.s, issu.e.s de trois pays européens et de six pays africains.

Les résultats montrent que la dimension d'exploitation (des ressources et de la main d'œuvre, racisme, mauvais traitements, destruction des cultures) était davantage mise en avant par les répondant.e.s européen.ne.s que par les répondant.e.s africain.e.s, à l'inverse de la dimension de développement (des voies de communication et des infrastructures économiques, des systèmes d'éducation et de santé publique).

Cependant, pour les répondant.e.s africain.e.s, ces représentations étaient liées de manière significative avec l'identification nationale et le soutien envers des actions réparatrices. Les représentations des répondant.e.s européen.ne.s semblent en revanche déconnectées de leur identité nationale, ainsi que de leur engagement moral envers les peuples anciennement colonisés, comme s'il s'agissait d'un chapitre fermé de l'histoire. Cette tendance interpelle et mérite d'alimenter une réflexion sur l'enseignement de l'histoire des colonisations.

Mardi l 16-01-2018
1968-2018, 50 ans de contestations

1968, année de la contestation... À l'occasion du 50e anniversaire de mai '68, l'ULB et Le Soir ont choisi d'unir leurs compétences pour explorer ensemble cette année hors normes qui a secoué la France mais aussi l'Allemagne, l'Italie, la Tchécoslovaquie, la Pologne, les Etats-Unis, etc. Contestation contre la guerre du Viêt-Nam, pour les droits civiques des Noirs américains; contestation politique, contestation sociale, contestation des valeurs; contestation à l'usine, sur les campus universitaires, dans les rues et sur les murs... Et en 2018, quel écho a laissé 1968? Ensemble, l'ULB et Le Soir s'interrogent sur les formes de contestations actuelles et leurs objets, à partir de travaux et expertises scientifiques et de reportages et rencontres de terrain.

Le tout est réuni au sein d'un dossier "1968-2018, 50 ans de contestations", qui commence ce samedi 20 janvier dans le journal Le Soir et sur LeSoir+. En avant-première, le teaser du dossier, à regarder et partager.

Coordonné par Andrea Rea, professeur de sociologie et Nathalie Gobbe, Communication Recherche, le projet éditorial implique des journalistes du Soir et 17 enseignants-chercheurs issus de six Facultés: Matéo Alaluf, Laura Calabrese, Olivier Corten, Pascal Delwit, Isabelle Demeestere, Elise Dermine, Daniel Dumont, Olivier Klein, Marek Hudon, Pierre-Guillaume Méon, Valérie Piette, Jean-Yves Pranchère, Bernard Rey, Antoine Roblain, Laurence Rosier, Emilie van Haute, Christophe Wasinski.

[Plus d'informations]

Mardi l 16-01-2018
Rétrospective 2017: 12 mois, 12 experts

Politique, social, environnement, histoire... L'année 2017 a été riche en événements, tant en Belgique qu'en Europe ou dans le monde. Le Service communication recherche a épinglé 12 actualités "majeures" et invité 12 chercheurs à les décrypter dans la rétrospective "12 mois, 12 experts":

  • Trump, 45e Président des Etats-Unis – Olivier Corten,
  • Les abysses polluées – Bruno Danis,
  • Des attentats, en Europe et ailleurs –Christophe Wasinski,
  • Macron, Président médiatique –Laura Calabrese,
  • Cyberattaques mondiales – Olivier Markowitch,
  • Décès de Simone Veil –Axelle Pintiaux,
  • Oeufs contaminés au fipronil –Pierre Van Antwerpen,
  • Racisme, haine, violence à Charlottesville –Olivier Klein,
  • Rentrée politique belge –Emilie van Haute,
  • Centenaire de la révolution russe –Pieter Lagrou,
  • Sommet social européen –Ramona Coman,
  • 25 ans après le premier sms – Nicolas van Zeebroeck.

Découvrez l'intégralité de cette rétrospective sur www.ulb.be/ulb12mois12experts/

Mardi l 16-01-2018
La légitimation de l'Union Européenne

La question de la légitimation de l'Union Européenne surgit régulièrement dans les débats depuis une quarantaine d'années. C'est aussi une question abordée par François Foret, chercheur au CEVIPOL (Faculté de Philosophie et Sciences sociales) et à l'Institut d'Etudes Européennes, dans un chapitre de l'ouvrage "Études Européennes".

"Cette question est récurrente, notamment depuis l'introduction du suffrage universel aux élections européennes de 1979", explique François Foret, "L'UE touche tous les aspects de la vie des citoyens et doit dès lors gagner leur soutien : les institutions recherchent de manière permanente l'adhésion des Européens".

Selon François Foret, ce problème de légitimation ne réside pas seulement dans un "déficit démocratique" d'une UE qui serait trop peu ouverte à la participation de la société civile ou dans une incapacité à communiquer efficacement. "Elle interroge également les effets inégalitaires des politiques européennes, entre ceux qui en bénéficient et ceux qui en subissent le coût", explique le chercheur, "Elle est notamment liée à des perceptions différentes des problèmes contemporains, comme par exemple la crise des réfugiés".

En conclusion, François Foret pense que les critiques adressées à l'Europe sont aussi le signe des fortes attentes dont elle est investie et la confirme comme horizon inéluctable du débat politique.

Mardi l 16-01-2018
Révolution Egyptienne : sept ans après

Le 25 janvier 2011, des milliers d'Egyptiens descendent dans les rues du pays. Ils dénoncent la corruption et les violences policières, mais aussi les inégalités sociales et économiques auxquelles ils sont confrontés. Très vite, les revendications se cristallisent autour de la place Tahrir, qui sera occupée de jour, comme de nuit, jusqu'à la démission du président Hosni Moubarak, le 11 février. Après une période de transition, Mohamed Morsi, candidat des Frères Musulmans, est élu président, avant d'être destitué à son tour. L'armée reprend alors le pouvoir et instaure un régime autoritaire.

Tout au long de ces événements, la télévision égyptienne va s'adapter : tantôt pour critiquer les manifestants, tantôt pour les encourager. Ce sont ces prises de position qu'étudie aujourd'hui Aicha Bacha, doctorante du CECID (Faculté de Philosophie et Sciences sociales). Au travers de deux émissions très populaires, "Albarnamag" et "Le Caire aujourd'hui", elle a analysé la couverture de la Révolution par deux médias détenus par des proches de l'ancien président Moubarak, d'une part, et un holding saoudien, d'autre part. Elle a ainsi découvert qu'un programme télévisuel peut jouer le rôle d'une allumette ou d'un extincteur des feux d'une révolution sans être un outil aux mains des journalistes. Et pour cause : faute de véritable instance d'autorégulation de l'information, ce sont les militaires qui dirigent la télévision en Égypte.

Jeudi l 11-01-2018
Nouveau projet ERC: démocratie et organes non-élus

Chercheur au Centre d'étude de la vie politique (CEVIPOL, Faculté de Philosophie et Sciences sociales), Jean-Benoit Pilet vient de recevoir un ERC Consolidator Grant pour son projet CureOrCurse.

Alors que de moins en moins d'Européens déclarent avoir confiance dans les institutions traditionnelles de la démocratie représentative, les autorités politiques tendent à multiplier les réformes institutionnelles pour réinstaurer la confiance. Parmi les multiples réformes observées ces dernières années, deux retiennent l'attention: la délégation de compétences politiques à des organes politiques composés soit d'experts, soit de citoyens tirés au sort. Cela revient cependant à déléguer du pouvoir politique à des non-élus, le contraire de la démocratie représentative.

Le nouveau projet de recherche de Jean-Benoit Pilet interroge ce paradoxe: de telles réformes auront-elles un effet positif sur le soutien des citoyens à l'égard de la démocratie représentative, ou vont-elles plutôt approfondir le fossé entre citoyens et les acteurs et institutions centrales? Le projet prévoit de combiner des données déjà collectées à l'échelle européenne afin de rédiger un "cadastre" de ce type de réforme et d'explorer le sentiment des citoyens européens vis-à-vis de celles-ci. A cette fin, de nouvelles enquêtes expérimentales en ligne et enquêtes par panel seront réalisées. Cette recherche contribuera directement aux débats sociaux et politiques en cours sur la démocratie représentative, sa crise et ses réformes.

Découvrir tous les projets ERC menés à l'ULB.

Lundi l 08-01-2018
À la surface d'une étoile géante

Une équipe internationale de chercheurs, dirigée par les chercheurs de l'Institut d'Astronomie et d'Astrophysique de la Faculté des Sciences, a réussi à observer les détails sur la surface de l'étoile Pi Gruis, située à une distance de 530 années-lumière de la Terre.

Leur travail est publié dans la revue scientifique Nature: ils ont observé, pour la première fois à la surface d'une étoile, des cellules de convection 60 000 fois plus grandes que celles du Soleil. Ces cellules sont dues au flux de chaleur transportée par la matière qui monte de l'intérieur vers la surface de l'étoile, à l'image des bulles formées par l'eau bouillante dans une casserole.

Ces propriétés valident les modèles actuels décrivant les flux de matière dans les couches les plus externes des étoiles, dans les phases ultimes de leur évolution. Ces observations renseignent aussi sur le futur de notre étoile, le Soleil: si le Soleil suit, comme prévu, les traces de sa cousine Pi Gruis, les 2 millions de cellules de convection actuellement présentes sur sa surface se transformeront en structures géantes comme celles qui viennent d'être découvertes.

Ces observations sont également un exploit technique: reconstruire l'image de la surface de l'étoile et en observer les inhomogénéités équivaut à observer des motifs gravés sur une pièce de 1€, placée à une distance de 230.000 km, soit un peu plus de la moitié de la distance Terre – Lune.