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Mardi l 10-10-2017
Papillomavirus et cancer du col de l'utérus: des lymphocytes impliqués

Une population particulière de cellules du système immunitaire, les cellules T γδ, pourrait avoir un effet important dans le cancer du col de l'utérus induit par les papillomavirus humains (HPV), la troisième cause de décès par cancer chez les femmes. C'est le principal résultat d'une étude menée conjointement par l'ULiège (GIGA) et l'équipe de David Vermijlen, Département de Pharmacothérapie et de Pharmacie Galénique de l'ULB, publiée aujourd'hui dans PNAS.

Alors que ces cellules T γδ avaient démontré un effet protecteur dans de nombreux cancers, les chercheurs ont montré que ces cellules favorisent a contrario le développement des lésions induites par les oncoprotéines du virus HPV chez la souris.

L'expression de ces oncoprotéines induit en effet une infiltration de cellules T γδ produisant de l'interleukine 17, une cytokine proangiogénique, ainsi qu'une diminution de la densité de la sous-population protectrices de lympocytes T γδ résidents. Les chercheurs ont voulu savoir si ces cellules produisant de l'IL-17 étaient présentes chez les femmes atteintes de cancer du col de l'utérus. Ils ont constaté que les lymphocytes "T γδ IL- 17A+" sont détectés uniquement lorsque les oncoprotéines sont fortement exprimées, soit dans les biopsies de cancers, mais pas dans des lésions cervicales moins avancées. Ces observations cliniques appuient la pertinence de leurs observations chez la souris.

En conclusion, les résultats obtenus montrent que les oncoprotéines virales peuvent induire une réorganisation des sous-populations T γδ, les faisant passer d'une fonction antitumorale à une fonction pro-tumorale dans cette tumeur viro-induite.

Lundi l 09-10-2017
Ateliers tandems du CCS

Envie de profiter en famille des ateliers à la carte ? Le CCS offre dès à présent la possibilité de s'inscrire chaque mois à une après-midi d'activités! Accompagné de votre (petit-)enfant, partagez ensemble une expérience privilégiée au CCS.

Calendrier :

  • Mercredi 20 septembre, 14h : La soupe aux choux et la chimie fun (dès 8 ans)
  • Mercredi 25 octobre, 14h : Qu'est-ce que tu as dans la tête ? (dès 8 ans)
  • Mercredi 22 novembre, 14h : Découverte de l'exposition Georges Lemaître et planétarium
  • Mercredi 17 janvier, 14h : Ordre dans tous ces animaux (dès 7 ans)
  • Mercredi 14 février, 14h : Faire du pain avec des cellules vivantes (dès 8 ans)
  • Mercredi 14 mars, 14h : atelier dessin-animé (dès 8 ans)
  • Mercredi 4 avril, 14h : Découverte de l'exposition Là-haut et Space Trek (dès 7 ans)
  • Mercredi 16 mai, 14h : Lecture de cartes et tout azimut (dès 8 ans)
  • Mercredi 16 juin, 14h : Le Soleil, notre étoile (dès 8 ans)

Inscriptions au 071 600 300 ou via ccsinfo@ulb.ac.be.
Tarif : 7,50 €/pers (accès aux espaces d'exposition compris).

Lundi l 09-10-2017
École MiniMed 2017-2018

Vous êtes intéressé.e par les problèmes de santé ?
Vous voulez en savoir plus à propos de la médecine et de la recherche ?
Vous souhaitez vous familiariser avec la terminologie médicale et être un citoyen et un patient mieux informé ?

L'école MiniMed est un enseignement fait pour des adultes de 18 ans et plus qui veulent en savoir plus à propos des questions et des développements importants en matière de santé et de soins de santé. Bien que les cours soient dispensés par des experts dans les domaines pointus de la science de la santé, ils vous permettent de découvrir la médecine dans un langage compréhensible par tous.

Cette année, le cyle porte sur le système nerveux : les maladies, traumatismes et accidents associés et durera jusqu'au 5 mars 2018.

Le cycle est composé de 9 leçons d'une durée de 2 heures chacune et se tient sur le campus Erasme - Bâtiment F - Auditoire F2.303. Les inscriptions à chaque leçon sont ouvertes jusqu'à une semaine avant la date de la leçon. Vous pouvez toujours vous inscrire sur place le jour même.

[Infos et programme complet sur: http://minimed.ulb.ac.be/]

Jeudi l 05-10-2017
Le décryptage génétique des troubles neurodéveloppementaux amélioré

Depuis plusieurs années, l'évolution et le développement des outils de diagnostic génétique a mis en évidence la prévalence d'anomalies génétiques liées aux troubles du neurodéveloppement (TND).

Rassemblés au sein de l'Institut interuniversitaire de bioinformatique de Bruxelles (IB)², une équipe de recherche dirigée par les docteurs Guillaume Smits, Nicolas Deconinck et Catheline Vilain de l'HUDERF et le professeur Gianluca Bontempi de l'ULB (Machine Learning Group, Faculté des Sciences) ont travaillé à l'intégration de grands ensembles de données génomiques, épigénomiques, transcriptomiques et cliniques de ces troubles.

L'étude menée par Claudio Reggiani concerne le gène DLG2, un gène qui joue un rôle important dans le développement, la plasticité et la stabilité des synapses, la zone dans laquelle deux neurones se touchent et échangent des informations. La perte partielle de ce gène a été observée chez deux patients de l'HUDERF atteints de TND.

Publiés dans le journal scientifique Genome Medicine, les travaux ont permis d'identifier deux nouveaux promoteurs et exons codant pour des isoformes protéiques du gène DLG2, conservés chez l'homme et la souris et présents dans le cerveau fœtal. La suppression de ces nouvelles régions est apparue comme étant statistiquement associée au retard de développement et à la déficience intellectuelle dans deux cohortes indépendantes de patients, confortant ainsi le rôle pathogène de ces nouveaux éléments dans les symptômes des deux patients de l'HUDERF.

Mercredi l 04-10-2017
Sexualité, filiation et parentalité dans l'Eglise catholique

L'ouvrage "La Sainte Famille, Sexualité, filiation et parentalité dans l'Eglise catholique" vient de paraître. Dirigé par Cécile Vanderpelen-Diagre et Caroline Sägesser, chercheuses au CIERL (Faculté de Philosophie et Sciences sociales), il rassemble les contributions de plus d'une vingtaine d'auteurs originaires d'Europe et des Etats-Unis, sur l'évolution des positions de l'Eglise catholique quant au couple et à la famille.

"Ce qu'on constate, c'est qu'il n'y a pas de grandes ruptures entre le Moyen Age et nos jours. La contraception reste interdite et l'on répond toujours à l'impératif croissez, multipliez-vous. Ce qui change, c'est la manière dont les croyants vont respecter cet interdit", souligne Cécile Vanderpelen-Diagre. La révolution sexuelle des années 1960 y jouera notamment un rôle crucial.

Et c'est précisément sur cet événement et les réactions qu'il va susciter auprès du monde catholique que travaillent la chercheuse et son équipe depuis maintenant deux ans dans le cadre d'une Action de Recherche Concertée. Ce projet de recherche étudie en particulier l'histoire des plannings familiaux et institutions de protection de la jeunesse catholiques dans leur rapport avec les mutations de genre et de sexualité, mais aussi les discours des autorités catholiques belges sur ces questions.