Les archives
Act'ULB pour mobileAct'ULB pour tablette

Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux

Retrouvez nos communiqués de presse et nos experts sur la page Presse

Contactez-nous : Service Communication Recherche

Jeudi l 30-11-2017
Droits LGBTQ: conférence et projets de recherche

Le 29 novembre prochain, Line Chamberland présentera une conférence intitulée "Des injustices structurelles à la reconnaissance de la diversité. Regard critique sur l'évolution des politiques publiques contre l'homophobie et la transphobie au Québec".

Titulaire de la Chaire de recherche sur l'homophobie de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), Line Chamberland est invitée par la Maison des Sciences Humaines (MSH) de l'ULB. Sa présence à Bruxelles sera l'occasion de renforcer les liens avec l'équipe STRIGES, avec qui elle partage plusieurs projets de recherche.

Line Chamberland dirige notamment le projet de recherche "SAVIE-LGBTQ", financé par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. Ce projet vise à documenter les expériences vécues par les personnes LGBTQ dans leur intégration sociale au travail, dans la famille et dans leurs réseaux sociaux. Caroline Closon, professeure à STRIGES, participe à un volet de ce projet, consacré au milieu du travail. David Paternotte, codirecteur de STRIGES, participe quant à lui à un volet visant à comparer les politiques publiques concernant l'intégration des personnes LGBTQ, en particulier entre le Québec, le Canada et la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Dans ce cadre, Line Chamberland et David Paternotte ont décroché un financement bilatéral de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de Québec pour amorcer cette comparaison. Le projet concernera le domaine de l'éducation et de l'intersectionnalité et associe également quatre partenaires de terrain, impliqués dans la reconnaissance des droits LGBTQ : le GRIS-Montréal et le GRIS-Wallonie, Arc-en-ciel d'Afrique, ainsi que Massimadi Montréal et Massimadi Bruxelles.

Jeudi l 30-11-2017
Des robots pour produire plus de noisettes

Utiliser les robots pour améliorer les méthodes d'agricultures dans les plantations de noisettes, c'est le but du projet PANTHEON. Ce nouveau projet européen est mené par 4 universités, en collaboration avec le groupe italien Ferrero et un partenaire industriel. À l'ULB, c'est Emanuele Garone, professeur au Département SAAS (Service d'Automatique et d'Analyse des Systèmes) de l'Ecole Polytechnique de Bruxelles, qui dirige les recherches.

Le but du consortium est de créer un système intégré dans lequel des robots aériens et terrestres collecteraient des informations sur la culture et pratiqueraient certaines interventions en conséquence. Les données récoltées pourraient ainsi permettre d'ajuster automatiquement le système d'irrigation ou aider les agronomes dans la prise de décisions, par exemple. Le tout afin d'améliorer la production.

Suite à la collaboration avec Ferrero, le projet se focalise donc sur l'exploitation de noisettes: un test grandeur nature devrait avoir lieu dans une culture de la région de Tuscie (province de Viterbe, Italie).

Mardi l 28-11-2017
Nunataryuk, nouveau projet sur la fonte du Permafrost

Le permafrost représente un quart de la surface continentale de l'hémisphère nord, principalement dans la région arctique. Ces sols, perpétuellement gelés depuis des milliers d'années, s'érodent cependant à vive allure, suite au réchauffement climatique.

Nunataryuk est un nouveau projet européen de 5 ans, coordonné par le Alfred Wegener Institute Helmholtz Centre for Polar and Marine Research (AWI), et rassemblant 27 partenaires de recherche. Le projet vise à explorer le rôle du permafrost dans le système climatique terrestre et les conséquences de sa disparition sur le climat et la vie des habitants de l'Arctique.

"Nunataryuk" signifie "de la terre à la mer" en langage Inuvialuit. Les chercheurs travailleront en collaboration étroite avec les communautés locales afin de définir des stratégies d'adaptation à la fonte de leurs terres et les modifications des écosystèmes.

Chercheure à l'Unité de recherché BioGeosys (Faculté des Sciences), Sandra Arndt participe à ce projet: elle développera et testera un modèle pour examiner les conséquences biogéochimiques de la fonte du permafrost.

Vendredi l 24-11-2017
Le droit comme engagement

"Pour l'Ecole de Bruxelles, le droit est avant tout un instrument pour trouver des solutions", résume Benoît Frydman, chercheur et responsable du Centre Perelman de Philosophie du droit (Faculté de Droit et de Criminologie). C'est cette vision pragmatique du droit qu'il viendra exposer à l'Université d'Aix-Marseille le 30 novembre prochain, lors d'un colloque international intitulé « Doctrine juridique et philosophie politique et morale ».

"Le problème du droit a souvent été de rester neutre par rapport à la politique et à la morale, quitte à tomber dans un certain formalisme. Ce n'est pas la conception du droit développée à l'ULB depuis la Révolution industrielle par l'Ecole de Bruxelles", explique le chercheur. Pour celle-ci, le droit doit être mobilisé pour résoudre les problèmes sociaux, imaginer des solutions et les mettre en place dans l'espace public et pluraliste. "Le juriste ne se contente donc pas d'appliquer des règles formelles, mais s'engage pour une cause et la défend, que ce soit devant le parlement ou les tribunaux."

Si cette conception très engagée du droit est assez répandue aux Etats-Unis, elle est plus minoritaire en France. L'événement permettra ainsi au chercheur de discuter de cette philosophie, de son histoire et de ses évolutions avec ses confrères de l'Hexagone et d'ailleurs.

Jeudi l 23-11-2017
Traite des êtres humains et terrorisme

Ce mercredi 29 novembre, Charles-Eric Clesse, professeur à la Faculté de Droit et Criminologie, et Philippe de Koster, président de la CTIF, proposeront au public du Palais des Académies une conférence consacrée à la traite des êtres humains et la manière dont elle finance les mafias et le terrorisme.

"Il s'agira de présenter les différentes formes d'exploitation et d'expliquer les mécanismes mis en place par des réseaux internationaux et des individus, au travers de nombreux exemples issus de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'Homme et des Cours et tribunaux belges et français", annonce Charles-Eric Clesse. Lors de son intervention, le professeur, également auditeur du travail du Hainaut, se penchera particulièrement sur les indices qui permettent de déterminer que la traite alimente des organisations terroristes ou mafieuses.

La conférence offrira également l'occasion d'explorer le trafic en dehors des grands réseaux. "Il y a plein de petits exploitants. A Charleroi par exemple, des familles ou des particuliers amènent des Bulgares en microbus pour réaliser de petits travaux ou se prostituer, ce qui finance les mafias des pays d'origine de ces travailleurs", note Charles-Eric Clesse.

La seconde partie de l'exposé, donnée par Philippe de Koster, s'intéressera aux flux financiers issus du terrorisme et au blanchiment d'argent.

Mercredi l 22-11-2017
Diabète de type 1: l'exercice a un effet protecteur

Faire de l'exercice modéré régulièrement aurait un effet protecteur pour les individus présentant un risque de développer le diabète de type 1. C'est la conclusion d'une étude menée par Decio L. Eizirik et son équipe de l'ULB Center for Diabetes Research et publiée dans le journal scientifique FASEB-J.

Il était déjà considéré que l'exercice physique permettait d'augmenter la sensibilité des cellules à l'insuline. L'étude des chercheurs de l'ULB démontre aujourd'hui que l'exercice induit également une protection directe des cellules bêta du pancréas, les cellules produisant l'insuline.

Les chercheurs se sont demandé si l'exercice pouvait protéger les cellules bêta contre le stress et l'apoptose, deux processus responsables de la mort de ces cellules dans le diabète de type 1. Ils ont récolté du sérum d'humains et de rongeurs, avant et après un entraînement modéré de 8 semaines, qu'ils ont ensuite appliqué sur des cellules bêta. Les chercheurs ont observé que le sérum obtenu auprès d'individus entraînés est lié à une réduction de la mort cellulaire induite par des cytokines pro-inflammatoire (IL1β+IFNγ) ou des facteurs de stress et d'apoptose. Ce processus serait au moins partiellement dû à l'activation du facteur de transcription STAT3.

Cette étude indique donc que l'exercice améliore la survie des cellules bêta dans des conditions propices au développement du diabète de type 1. Les chercheurs envisagent de lancer une étude clinique pour déterminer l'impact d'un programme d'exercice sur la perte des cellules bêta chez les patients à risque pour le diabète de type 1.

Mercredi l 22-11-2017
Carte blanche: expérimentation animale

"Interdire l'expérimentation animale ou la rendre impraticable priverait la Société d'un outil indispensable à la recherche fondamentale et médicale, ainsi qu'à l'innovation dans les sciences du vivant dont les animaux eux-mêmes bénéficient. Face aux défis que constituent notamment l'augmentation de la population, l'allongement de la durée de vie, le contrôle des infections émergentes et le réchauffement climatique qui bouleversent nos écosystèmes, pouvons-nous décider de cesser d'innover et hypothéquer notre futur ainsi que celui de nos descendants?"

Cette interpellation est lancée par quelque 219 chercheurs belges, dont 4 Prix Francqui, issus des différentes universités du pays. Leur "opinion-carte blanche" est publiée sur les sites web du journal Le Soir et de La Libre Belgique.

Mercredi l 22-11-2017
Horizon Recherche ULB: droits de l'homme et question migratoire

Horizon Recherche ULB est en ligne. Au menu de cette édition de novembre: un dossier consacré aux droits de l'homme dans la question migratoire en Belgique.

Découvrez aussi des articles sur le diabète ou l'implication de nos chercheurs dans les dernières découvertes des coopérations LIGO et Virgo, ainsi que la place de l'économie circulaire à Bruxelles. Sans oublier quelques passages de nos chercheurs dans les médias.

Bonne lecture!

Mercredi l 22-11-2017
Le conflit linguistique belge éclairé par la psychologie sociale

Alors qu'il rythme régulièrement les débats publics et politiques, le conflit linguistique belge n'a été que peu étudié par les psychologues. Sous la direction rédactionnelle de Nicolas Van der Linden (Center for Social and Cultural Psychology, CeSCuP – Faculté des Sciences psychologiques et de l'éducation) et Arne Roets (UGent),une série de 7 articles parus dans un numéro spécial de la revue scientifique Psychologica Belgica se penche sur ce conflit.

Les différentes études ont été menées auprès d'échantillons de citoyens flamands et/ou francophones. Parmi celles-ci, l'une dévoile que les stéréotypes attachés aux Francophones et aux Flamandsressurgissent quand le conflit linguistique s'intensifie. Deux autres études montrent que les attitudes vis-à-vis de l'amnistie pour les collaborateurs de la Seconde Guerre Mondiale sont majoritairement négatives tant chez les Francophones que chez les Néerlandophones.

Les Flamands sont-ils plus racistes? Non, si l'on en croit une 3e recherche: les Flamands entretiennent des attitudes plus favorables que les Wallons à l'égard des immigrés et des homosexuels. Une attitude qui se répercutera cependant différemment sur les intentions de vote.

Parmi les autres articles, l'un se penche sur les sentiments de victimisation imputés à l'autre communauté, tandis qu'un autre compare les préjugés à l'égard des minorités ethnoculturelles à ceux vis-à-vis des Wallons. Enfin, une dernière étude a été réalisée au sein de la communauté germanophone, qui conserve une attitude positive et un attachement à l'égard de la Belgique plus prononcé.

Lundi l 20-11-2017
Santé publique & environnementale: des enjeux multiples

Impacts des perturbateurs endocriniens sur le cerveau, biomarqueurs et de la biosurveillance, exposition à la fumée de biomasse au Burkina Faso, expositions non-professionnelles liées au cancer, qualité de l'air: toutes ces thématiques seront présentées lors de la Cinquième Journée de Santé Environnementale le jeudi 24 novembre 2017.

Ces thématiques sont étudiées à l'École de Santé Publique (ESP) de l'ULB, dans la finalité santé environnementale du master en santé publique: ce programme unique n'est proposé qu'à l'Université libre de Bruxelles depuis maintenant 10 ans. À l'occasion de cet anniversaire, l'ESP propose une journée consacrée à différents domaines de recherche en santé environnementale, afin d'offrir un aperçu des défis et d'innovations.

Le matin, plusieurs chercheurs présenteront leurs recherches : les préoccupations liées aux impacts sur le cerveau des perturbateurs endocriniens, biomarqueurs et biosurveillance, exposition à la fumée de biomasse au Burkina Faso, la qualité de l'air ou encore les expositions non-professionnelles et le manque de reconnaissance juridique de certains cancers.

Le programme de l'après-midi sera festif et tourné vers l'avenir : une jeune startup indienne présentera son projet innovant sur la manière dont elle récupère les émissions des pots d'échappement de nos voitures pour transformer la pollution en art. La journée se terminera par des témoignages des quelques 80 diplômés de master en santé publique spécialisé en santé environnementale, afin de découvrir comment leur carrière a évolué depuis la fin de leur master.

Programme complet en pièce jointe

5JSE_draft_programme_MEP_5.pdf

Mercredi l 15-11-2017
Bâtiments démolis: une "banque" de matériaux réutilisables

"Par économie circulaire, on entend principalement le fait de réutiliser les matériaux afin de maximiser la valeur technique et économique de ceux-ci", explique Aristide Athanassiadis. Chercheur au Service BATir (Ecole Polytechnique de Bruxelles). Le chercheur vient de dévoiler les principales conclusions de son rapport sur l'économie circulaire dans le secteur de la construction à Bruxelles, effectué pour Bruxelles Environnement. C'est une des 111 mesures proposées par le Programme Régional de l'Economie Circulaire (PREC) à Bruxelles.

Parmi ses conclusions, Aristide Athanassiadis souligne qu'aujourd'hui, 80% des matériaux de construction sont recyclés, principalement comme base pour la construction de routes asphaltées. "On peut être fier de ce chiffre, mais cela reste du sous-cyclage. Dans un secteur de la construction circulaire il faudrait plutôt viser 80% de réemploi, c'est-à-dire voir comment on peut réemployer ces matériaux pour maintenir des bâtiments existants". Les bâtiments en passe d'être démolis deviendraient alors une banque de matériaux: "Il faudrait alors prévenir les architectes et entrepreneurs que ces matériaux seront bientôt disponibles et qu'ils pourront les réutiliser. C'est une des actions concrètes qui est ressortie des workshops avec les professionnels du secteur afin de développer l'économie circulaire dans le secteur de la construction à Bruxelles dans le futur", avertit le chercheur.

Beaucoup de questions restent cependant à approfondir, comme, par exemple, le respect des nouvelles normes énergétiques lors de la réutilisation de matériaux plus anciens.

Mercredi l 15-11-2017
4500 échantillons pour le musée de minéralogie virtuel

Turquoise, Diorite, Molybdenite, Franklinite,... De nombreuses roches sont présentes dans les vitrines du couloir du Laboratoire G-Time (Département Géosciences, Environnement et Société – Faculté des Sciences). Désormais, l'intégralité de la collection de minéralogie du département, comprenant plus de 4500 échantillons, est disponible sur une base de données en ligne.

Ce musée minéralogique virtuel a été conçu par le minéralogiste bénévole Michel Zavadsky, sous la supervision d'Alain Bernard et avec l'aide du centre de technologie au service de l'enseignement. Cette collection contient des échantillons à la fois historiques et d'une grande importance scientifique, notamment pour l'étude de gisements miniers du monde entier.

Les échantillons ainsi inventoriés sont disponibles pour l'enseignement, mais également pour de la recherche et des expositions. Certaines pièces viendront compléter l'exposition de minéraux déjà existante : rendez-vous au niveau 5 du bâtiment D pour une visite libre et gratuite.

Lundi l 13-11-2017
Chine-UE: accords et discordes

Après plus de 40 ans de relations diplomatiques, le partenariat entre l'Union Européenne et la Chine est solidement enracinée dans une histoire commune. Cependant, de nombreux challenges demeurent. L'ouvrage "Deepening the EU-China Partnership", récemment publié, se penche sur les sujets de convergences et de divergences qui affectent les relations entre les deux parties.

Parmi les auteurs, Frédérik Ponjaert (Institut d'Etudes Européennes, IEE) signe, avec Stéphanie Ghislain, un chapitre sur les conflits autour de la reconnaissance de la Chine comme "économie de marché" ; un statut juridique qui lui accorderait un accès plus aisé au marché européen. "En Europe, la question est traitée essentiellement selon l'angle des gains et pertes économiques escomptés", explique Frédérik Ponjaert, "Les acteurs en faveur de cette reconnaissance sont aussi nombreux que les détracteurs, qui voient le potentiel afflux de marchandises chinoise comme une menace. Ce conflit d'intérêts au sein de l'UE a mené à une impasse". Pour la Chine, en revanche, cette question est devenue essentiellement politique et symbolique. "Le fait d'être reconnue comme une économie de marché est une question de prestige et de principe pour la Chine, au point de devenir une question de politique étrangère. Nous sommes dès lors souvent dans un relatif dialogue de sourds entre l'UE et la Chine."

Coordonné par Mario Telò (IEE) et signé par autant d'auteurs chinois qu'européens, le livre est le résultat de 3 ans d'effort et de contacts entre les chercheurs de l'ULB, collègues européens et institutions chinoises. Les auteurs y abordent les accords ou désaccords idéologiques, politiques ou institutionnels entre ces deux acteurs importants du commerce mondial.

Lundi l 13-11-2017
Médaille Louis Agassiz pour Frank Pattyn

Frank Pattyn (Laboratoire de Glaciologie – Faculté des Sciences) vient de recevoir la médaille Louis Agassiz de l'Union Européenne des Geosciences (EGU). Créée en 2005, cette distinction est destinée aux scientifiques s'illustrant dans le domaine des sciences cryosphériques : elle récompense des travaux scientifiques exceptionnels dans l'étude de la cryosphère sur Terre ou ailleurs dans le système solaire.

Frank Pattyn recevra officiellement cette médaille en avril 2018, lors de l'Assemblée Générale de l'EGU à Vienne, où il présentera également une conférence.

Jeudi l 09-11-2017
Projet HECTOR : colloque de clôture

Ce mercredi 29 novembre, le Palais des Académies accueillera le colloque de clôture du projet HECTOR. Né en 2014 grâce au financement du programme de recherche BRAIN-be (Belspo), le projet réunit l'ULB, l'UNamur, les Archives de l'Etat et l'Université de Montréal autour d'un objectif : dégager un modèle de gestion intégrée des documents numériques et papiers à valeur probante pour les administrations fédérales belges.

"Cette problématique soulève des enjeux politiques, juridiques, économiques et logistiques. Il faut créer ces documents dans de bonnes conditions, en donner l'accès aux bonnes personnes, y compris aux citoyens dans un but de transparence, retracer les modifications effectuées, assurer la pérennité, etc., tout cela en respectant évidemment les droits belge et européen", explique Laurence Maroye, chercheuse au MaSTIC (Faculté de Lettres, Traduction et Communication).

Après avoir analysé les pratiques et le cadre légal au cours de ces dernières années, les chercheurs présenteront leurs résultats lors de ce colloque qui réunira également des experts internationaux autour de la question de la transition vers une administration numérique, fiable et efficace. Une monographie rassemblant les recommandations de l'équipe marquera la fin du projet HECTOR en 2018.

Mercredi l 08-11-2017
Horizon Recherche est en ligne

Le dernier numéro d'Horizon Recherche ULB est en ligne. Découvrez-le !

Au sommaire, notamment un focus sur la qualité de l'air. Bruxelles deviendra en 2018 une zone de basse émission (LEZ): pourquoi est-ce nécessaire? Quel est l'impact des particules fines sur la santé? Existe-t-il des carburants plus propres?

Parmi les autres rubriques, retour sur le 40e anniversaire du Prix Nobel de Chimie d'Ilya Prigogine (en vidéo) et sur l'exploration de la lagune de Venise par les robots.

Le tout à découvrir dans Horizon Recherche ULB.

Lundi l 06-11-2017
VIH: les chercheurs présentent leurs résultats

Rassemblant des équipes de 4 pays européens (Irlande, Belgique, France, Italie) et le Canada, le programme européen EU4HIVCURE vise à promouvoir les échanges entre chercheurs en vue d'accélérer les recherches vers un traitement du VIH.

Membre du consortium, l'équipe de Carine Van Lint (Laboratoire de Virologie moléculaire, Faculté des Sciences) présentera quelques résultats lors du 2e consortium EU4HIVCURE ces 8 et 9 novembre. Les recherches de l'équipe portent sur la latence, c'est-à-dire le fait que le VIH sommeille dans certaines cellules et est ainsi invisible aux défenses immunitaires de la personne infectée.

Réactiver ces virus et éliminer ces réservoirs est une stratégie thérapeutique prometteuse: Sophie Bouchat, membre du Laboratoire de Virologie moléculaire, fera notamment le point sur l'essai clinique lancé en novembre 2016 en collaboration avec le service des maladies infectieuses du CHU Saint-Pierre (dirigé par le Professeur Stéphane De Wit) et l'agence française ANRS. "Certains patients ont déjà marqués leur intérêt et nous avons reçu les composés médicamenteux: les tests cliniques démarreront en janvier prochain", explique la chercheuse.

Plusieurs pistes fondamentales explorées par le laboratoire seront également évoquées lors du colloque: "Je présenterai notamment nos recherches sur le lien entre la réactivation du virus et les variations du profil de méthylation de l'ADN du promoteur viral", explique Sophie Bouchat, "Nous avons repéré un endroit du génome viral qui, une fois déméthylé, permet la réactivation des virus latents via la délocalisation d'un facteur négatif pour la transcription du VIH. Ce facteur est donc une cible potentiellement intéressante d'un point de vue thérapeutique".

Lundi l 06-11-2017
Commémorations de la Grande Guerre à Bruxelles

Un peu plus de trois années après le début des commémorations liées au centenaire de la Guerre 14-18, le Brussels Studies Institute publie une première analyse rétrospective des activités organisées à Bruxelles.

Plusieurs chercheurs de la Faculté de Philosophie et Sciences sociales et de la Faculté des Sciences Psychologiques et de l'Éducation de l'ULB ont participé à l'étude. Ils se sont penchés sur les événements commémoratifs organisés à Bruxelles, leurs thématiques, leurs organisateurs, leur financement et leur impact sur le grand public.

L'émergence de la Région de Bruxelles-Capitale comme acteur mémoriel à part entière a été une des principales leçons de ces commémorations. D'autres instances fédérales ou fédérées, communales ou de la société civile ont également organisé des actions sur le territoire de la capitale, souvent de manière partagée, mais parfois aussi concurrente.

La thématique de la majorité des événements bruxellois étudiés oscille entre deux axes: le quotidien des Bruxellois et l'histoire globale du conflit dans sa dimension belge. L'étude souligne que l'approche du passé a souvent été utilisée comme outil de cohésion et levier d'intégration, pour susciter débats et réflexions sur des questions actuelles comme l'accueil des réfugiés, la vie quotidienne dans un pays occupé, l'image de l'homosexualité, etc. Une commémoration plurielle donc, à l'image de Bruxelles.

Les chercheurs notent enfin une certaine réappropriation par le grand public des commémorations et, derrière elles, d'une partie de son histoire. Ils plaident pour un dialogue direct et original entre chercheurs et le grand public.