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Jeudi l 26-10-2017
Quand le cerveau écoute les muscles

Pour beaucoup, tenir un objet relève d'une apparente simplicité. Pourtant, cette action nécessite un contrôle permanent de la force exercée sur base d'informations sensorielles. Mathieu Bourguignon du département de magnétoencéphalographie de l'Institut des Neurosciences et Riitta Hari de l'Université d'Aalto, en Finlande, ont donc tenté de mieux comprendre les mécanismes neuronaux à l'œuvre dans ce processus.

Grâce à l'enregistrement de l'activité cérébrale, les chercheurs ont pu démontrer dans un article du Journal of Neuroscience que le cerveau régule la force de contraction sur base d'un traitement à basse fréquence (en dessous de 3 Hz) des signaux générés par les organes sensoriels de la main. Cette découverte entre en contradiction avec les études précédentes qui envisageaient que le cerveau ne puisse se servir que de signaux à 20 Hz pour réguler la force. En effet, 20 Hz est la fréquence dominante de l'activité oscillatoire du cerveau provenant du cortex sensorimoteur, la partie du cerveau qui contrôle nos actions motrices et surveille les informations tactiles et proprioceptives. De plus, les signaux du cerveau et des muscles contractés sont couplés à 20 Hz.

Cependant, si le cerveau "parle" aux muscles à 20 Hz, on sait désormais qu'il les "écoute" à moins de 3 Hz, soit à une fréquence bien plus basse.

Jeudi l 26-10-2017
Infections nosocomiales : un combat transatlantique

C'est l'un des quatre projets de recherche retenus et financés par le FNRS et le Fonds de Recherche du Québec. Conduit par Baudouin Byl, Chef de la Clinique d'Epidémiologie et d'Hygiène hospitalière à l'Hôpital Erasme et chargé de cours à l'École de Santé Publique de l'ULB et à l'UMons, et Caroline Quach-Than, de l'Université de Montréal, il compte s'attaquer à un problème incontournable des hôpitaux : les infections nosocomiales. Responsables de complications chez 5 à 10% des patients hospitalisés, ces maladies ont pour conséquences une mortalité et une morbidité importantes et entraînent des prolongations et surcoûts des séjours hospitaliers.

Pour améliorer la prévention et, in fine, réduire le nombre d'infections, deux hôpitaux du réseau de l'ULB (l'Huderf et Erasme) et un hôpital montréalais vont tester une plateforme intégrée de traitement des données compatibles avec plusieurs modes de fonctionnement. Grâce à l'analyse des pratiques et des données médicales de ces trois hôpitaux, il sera ainsi possible de déterminer la meilleure manière de procéder pour réduire au maximum ces infections. "Nous sommes très heureux de pouvoir collaborer avec nos collègues du Québec sur un enjeu aussi important", s'est réjoui Baudouin Byl.

Jeudi l 26-10-2017
Une recherche sur les trypanosomes à la une

Nous vous en parlions il y a quelques semaines: Etienne Pays et son équipe (Laboratoire de Parasitologie moléculaire, Faculté des Sciences) publiaient une nouvelle étudie sur les capacités des protéines de la famille APOL à éliminer les trypanosomes, parasites sanguins dont certaines sous-espèces provoquent la maladie du sommeil chez l'homme. Ces recherches font aujourd'hui la une du dernier numéro de Nature Microbiology: les éditeurs du journal scientifique ont choisi de mettre en exergue la recherche de cette équipe et les magnifiques photos du Centre de microscopie et d'imagerie moléculaire (CMMI).

L'homme est naturellement protégé contre le trypanosome brucei brucei, grâce à une protéine sérique appelée apolipoprotéine L1 (APOL1), mais les trypanosomes rhodesiense et gambiense parviennent à échapper à son action. Ces parasites n'ayant jamais été au contact des autres protéines de la famille APOL, des protéines intracellulaires, celles-ci pourraient dès lors dévoiler une activité intéressante pour contrer le parasite.

Dans leur étude, les chercheurs montrent que la protéine recombinante rAPOL3 parvient à éliminer de nombreux sous-types de trypanosomes, notamment rhodesiense et gambiense. La protéine rPpAPOL1, une autre protéine de la même famille, partage partiellement ce pouvoir trypanolytique. Les chercheurs ont démontré que cette activité différente est liée à une dépendance distincte au pH.

L'instabilité de la protéine et sa toxicité in vivo ne permettent pas d'envisager l'exploitation thérapeutique d'APOL3. En revanche, un mutant expérimental de rPrAPOL1 est plus prometteur: il présente une activité trypanolytique plus élevée in vitro et est capable d'éradiquer l'infection de T. gambiense chez la souris.

Mardi l 24-10-2017
Jean-Pierre Boon, Fellow de l'APS

Professeur honoraire au Département de Physique de la Faculté des Sciences de l'ULB, Jean-Pierre Boon vient d'être élu comme "Fellow" de l'American Physical Society (APS). Il s'agit d'une distinction réservée à un nombre restreint de membres de l'association, reconnue parmi la communauté des physiciens.

La société récompense Jean-Pierre Boon pour "son rôle fondamental en mécanique statistique des fluides, qui s'est avéré déterminant pour le développement d'importantes méthodes computationnelles en Physique Statistique et en Hydrodynamique Moléculaire".

L'APS récompense les contributions d'importance en physique comme, par exemple, des recherches d'excellence, des applications importantes ou encore une contribution significative à l'enseignement de la physique.

Vendredi l 20-10-2017
L'or des étoiles à neutrons: une prédiction de 2011 confirmée

Ce lundi 16 octobre, les astrophysiciens membres des collaborations scientifiques LIGO et Virgo ont annoncé la première détection conjointe d'une coalescence d'étoiles à neutrons et d'ondes électromagnétiques. Nous vous en parlions ici.

Cette observation confirme plusieurs théories, notamment une prédiction de Stéphane Goriely, chercheur à l'Institut d'Astronomique et d'Astrophysique de la Faculté des Sciences de l'ULB: avec des collègues de l'Institut Max Planck d'Astrophysique (Allemagne), Stéphane Goriely a modélisé en détail les processus physiques qui ont lieu lorsque deux étoiles à neutrons entrent en collision et fusionnent. Les chercheurs ont notamment modélisé la production d'éléments chimiques dans la fraction de matière éjectée pendant ces événements. Ils ont ainsi calculé les captures de neutrons et les désintégrations radioactives permettant la production d'éléments lourds comme le platine, l'or, le thorium ou l'uranium, et leur recyclage dans des réactions ultérieures impliquant des fissions de noyaux super lourds.

Ces résultats ont été publiés dans la revue Astrophysical Journal en 2011. Cette étude permettait alors d'envisager les étoiles à neutrons comme lieu de production d'éléments chimiques par un processus appelé "processus r" (rapid), qui nécessite des flux de neutrons très importants. L'observation de la coalescence d'étoiles à neutrons de ce lundi confirme ce modèle théorique: la lumière émise par la source implique la production d'éléments chimiques lourds, tandis que l'évolution temporelle de la lumière est compatible avec la désintégration radioactive d'éléments produits par le "processus r". CQFD!

Mercredi l 18-10-2017
Vers une automatisation du droit

Le FNRS et le Fonds de recherche du Québec viennent d'attribuer un financement pour un projet sur le tournant numérique du droit porté conjointement par le Centre Perelman de philosophie du droit (Faculté de Droit et de Criminologie), IRIDIA (École polytechnique) et le Laboratoire de cyberjustice de l'Université de Montréal. "Dans ce projet réunissant juristes et ingénieurs, il s'agit d'étudier comment le droit se transforme à la faveur du développement des nouvelles technologies et de l'intelligence artificielle afin de déterminer comment garantir le respect de l'État de droit dans le contexte de la migration des normes juridiques dans des algorithmes", explique Gregory Lewkowicz du Centre Perelman.

Qu'il s'agisse de la voiture connectée qui s'immobilise lorsque son propriétaire ne rembourse plus son crédit, de l'utilisation du Big Data pour détecter la fraude fiscale en croisant toutes les données disponibles, ou encore des décisions administratives automatisées concernant le droit à certaines avantages sociaux, "l'analyse montre que le droit n'est pas simplement traduit dans de nouvelles technologiques, mais qu'il est profondément subverti par elles avec d'importantes conséquences pour le justiciable", souligne Gregory Lewkowicz.

Grâce à leur collaboration avec le Laboratoire de cyberjustice, pionnier dans l'informatisation de la justice, et d'autres experts montréalais spécialisés dans le machine learning, les chercheurs de l'ULB espèrent pouvoir répondre aux questions posées par le droit de demain.

Mardi l 17-10-2017
En route vers l'astronomie multimessagère

Ce lundi, les collaborations scientifiques LIGO et Virgo ont annoncé la première détection d'une coalescence d'étoiles à neutrons, c'est-à-dire une fusion de ces étoiles pour former un trou noir. Cette découverte est une prouesse scientifique, étant donné le faible signal d'ondes gravitationnelles envoyé par un tel phénomène. Par ailleurs, le satellite Fermi a également capté une émission d'ondes électromagnétiques deux secondes après les ondes gravitationnelles permettant de détecter la coalescence. Une observation qui confirme les modèles théoriques.

Des scientifiques de l'ULB ont participé à l'étude en cherchant un autre signal prédit par les modèles théoriques: les neutrinos. Kevin Meagher, chercheur à l'Institut Interuniversitaire des Hautes Energies (ULB-VUB), a transformé le détecteur de neutrinos IceCube en un télescope capable d'observer un point précis de notre univers en temps réel. Malheureusement, aucun neutrino n'a été détecté lors de l'observation des étoiles à neutrons. "Bien qu'IceCube n'ait pas détecté de neutrinos en coïncidence avec l'évènement, nous sommes prêt pour la prochaine coalescence et les nombreuses autres qui suivront", déclare Juan Antonio Aguilar Sánchez, principal investigateur du groupe IceCube à l'ULB.

Cette détection conjointe d'une coalescence d'étoiles à neutrons et d'ondes électromagnétiques marque déjà cependant une nouvelle page de l'astronomie "multimessagère": les astronomes pourront avoir une vue plus complète d'un phénomène astrophysique en étudiant ses différents signaux "messagers".

Lundi l 16-10-2017
Un appui aux politiques de coopération

Initié en mai 2017 et financé par l'ARES-CCD et le VLIR-UOS, le projet de recherche ACROPOLIS Governance for Development (G4D) d'appui à la politique de coopération belge se focalise sur la mise en place d'une politique intégrée et d'une approche 3D-LO (Diplomacy, Development, Defense, Law and Order) visant à mobiliser différents canaux et acteurs de la politique extérieure de la Belgique autour d'objectifs communs de développement. Ce 17 octobre, les chercheurs discuteront des résultats de leur travail préliminaire et des prochaines étapes du processus, notamment de deux études de cas, au Burkina-Faso et en Ouganda.

"Ces deux pays sont confrontés à des problèmes complexes, de par la multitude d'acteurs impliqués, la diversité des intérêts en jeu et des solutions possibles qu'ils sous-tendent. L'Ouganda fait notamment face à une crise des réfugiés, tandis que le Burkina-Faso doit répondre à des questions de sécurité. Dans ce contexte, nous essayons de voir comment les réseaux de gouvernance de ces problèmes peuvent éclairer et alimenter la mise en œuvre d'une approche globale de la coopération belge au développement", explique Sidney Leclercq, chercheur au REPI (Faculté de Philosophie et Sciences sociales) et participant au projet pour l'ULB avec Jessica Martini, chercheuse à l'unité Politiques et systèmes de Santé - Santé internationale (Ecole de Santé Publique).

Les résultats de ces études serviront notamment à appuyer de la Direction Générale Coopération au Développement et Aide Humanitaire au sein du SPF Affaires étrangères dans l'élaboration d'un plan d'implémentation. "Il s'agit d'obtenir plus de cohérence entre les différentes actions mises en place à l'étranger, mais aussi en Belgique", précise le chercheur.

Lundi l 16-10-2017
Développement de l'hippocampe: une régulation complexe

Au cours du développement du système nerveux des vertébrés, les cellules souches neuralesproduisentd'abord des neurones puis des cellules "supports", les cellules gliales astrocytaires. Les mécanismes moléculaires contrôlant la "balance" entre la neurogenèse et la gliogenèse restent actuellement mal connus.

Le Laboratoire de Génétique du Développement (Eric Bellefroid, Biopark, Faculté des Sciences) étudie depuis plusieurs années chez la souris le rôle des facteurs de transcription de la famille "Dmrt" dans le développement du cerveau. Une nouvelle recherche, publiée dans le Journal of Neuroscience, en dévoile un peu plus sur le rôle complexe de certains de ces facteurs.

En collaboration avec une équipe indienne, Marc Keruzore et ses collègues ont découvert que le facteur de transcription Dmrt5/Dmrta2 favorise la neurogénèse au détriment de la gliogénèse dans l'hippocampe, une structure du cortex cérébral. Les résultats montrent que Dmrt5 contrôle l'expression d'autres facteurs neurogéniques dont Lhx2, et que Dmrt5 est régulé en retour par ce facteur de transcription.

L'étude révèle donc un réseau complexe de régulateurs transcriptionnels contrôlant la production de neurones et de cellules gliales dans une région du cerveau importante pour les processus de mémorisation et d'apprentissage.

Lundi l 16-10-2017
Systèmes en temps réel: publication primée

Lors de la 25e édition de la conférence "Real-Time Networks and Systems", consacrée aux évolutions des systèmes et réseaux en temps réel,4 papiers ont été retenus comme étant les plus influents parmi les papiers publiés ces 25 dernières années dans les actes de cette conférence.

Parmi ceux-ci figurent une étude de Joël Goossens et ses collègues du Département Informatique de la Faculté des Sciences, publiée en 2001. Leur recherche portait sur les systèmes embarqués temps réel. Ces systèmes jouent un rôle important dans notre société et sont impliqués notamment dans les domaines de l'automobile, du spatial, des problèmes de trafic aérien, du contrôle de centrales nucléaires, des communications multimédia ou encore de la robotique.

Les programmes informatiques temps réel sont typiquement composés de tâches répétitives, survenant selon une période, une fréquence de répétition, précise. À l'échelle du système tout entier, les concepteurs du système utilisent la notion d'hyper-période, soit la répétition de ces périodes. Dans cet article, les chercheurs proposaient un algorithme de génération de tâches en temps réel qui a le mérite de limiter fortement l'hyper-période. L'idée originale de la recherche s'appuie sur l'arithmétique et plus précisément sur le fait que tout entier naturel (supérieur ou égal à 2) est décomposable en un produit de facteurs premiers.

Cette méthode mathématique appliquée aux systèmes en temps réel se révèle manifestement très porteuse, au vu du grand nombre de citations cette technique depuis sa publication.

Jeudi l 12-10-2017
Des rayons cosmiques provenant d'au-delà de notre galaxie

Les rayons cosmiques de très hautes énergies ne sont pas produits dans notre galaxie mais dans des objets extragalactiques plus lointains. C'est la conclusion expérimentale de la collaboration Pierre Auger, rassemblant 400 scientifiques de 18 pays. L'ULB y est associée depuis 2017.

Ces scientifiques ont étudié 30000 particules cosmiques, détectées entre 2004 et 2016. Plus précisément, l'observatoire Pierre Auger détecte les particules secondaires, issues de la collision des particules cosmiques avec les molécules de la haute atmosphère. Les chercheurs regardent la direction d'arrivée de ces particules, représentative de leur provenance spatiale originelle.

Publiée dans la revue Science, cette étude apporte pour la première fois la preuve expérimentale que les rayons cosmiques de très hautes énergies (au-delà de 2 Joules) proviennent d'objets extragalactiques lointains. En effet, les chercheurs ont détecté que le flux de ces particules est 6% plus élevé dans une zone du ciel pointant à 120 degrés du centre galactique, une direction qui ne peut être associée à des sources situées dans notre galaxie.

C'est la première preuve convaincante d'une origine extragalactique pour ces rayons cosmiques. Un programme d'amélioration de l'observatoire Pierre Auger est en cours et devrait permettre d'identifier plus clairement ces sources.

Jeudi l 12-10-2017
Nouveau type de diabète associé à une mutation génétique

Des chercheurs de l'ULB Center for Diabetes Research et de l'Hôpital Erasme de l'ULB, en collaboration avec l'Université d'Exeter (Royaume-Uni), l'Université d'Helsinki (Finlande) et l'Université de Kyoto (Japon), ont identifié un nouveau type de diabète causé par une mutation dans le gène RFX6. Les résultats sont publiés dans la revue scientifique Nature Communications.

Les individus qui portent la mutation RFX6 ont une forte probabilité de développer un diabète: il peut se déclarer avant l'âge de 20 ans et, à l'âge de 50 ans, 80% ont développé la maladie. Ce diabète est transmis des parents aux enfants et peut affecter de nombreuses générations dans la même famille. Le diabète RFX6 nécessite souvent un traitement par insuline car les patients ont une réduction de la sécrétion d'insuline par le pancréas.

Dr Miriam Cnop, professeur au ULB Center for Diabetes Research et à l'Hôpital Erasme, a identifié chez ces patients une production réduite de l'hormone "GIP", qui stimule la sécrétion d'insuline. Cette hormone est produite par l'intestin après les repas et est un régulateur important de la sécrétion d'insuline. Le diabète RFX6 est le premier type de diabète découvert à être lié à une production réduite de GIP. L'identification de ce nouveau mécanisme de maladie suggère que les analogues de GIP (c'est-à-dire des médicaments ayant une structure similaire à GIP) pourraient constituer une nouvelle option thérapeutique chez les patients atteints de diabète RFX6. Ces nouvelles observations soulignent l'importance d'identifier des formes spécifiques de diabète afin de fournir une thérapie personnalisée aux patients diabétiques.

[Redécouvrez le portrait de Miriam Cnop et le projet de recherche européen sur le diabète T2DSystem en vidéo]

Mercredi l 11-10-2017
Il y a 40 ans, Ilya Prigogine recevait le prix Nobel de Chimie (vidéo)

Il y a 40 ans, le 11 octobre 1977, Ilya Prigogine recevait le prix Nobel de Chimie pour ses travaux sur la thermodynamique de non-équilibre et la théorie des structures dissipatives.

Ses découvertes suscitent un grand intérêt dans le domaine de la thermodynamique, mais également dans beaucoup d'autres disciplines scientifiques: les chercheurs entrevoient alors de tous nouveaux champs de recherche à explorer. Aujourd'hui encore à l'ULB, des recherches sur les structures dissipatives et le phénomène de dissipation sont encore menées.

Plus de détails en vidéo

Mercredi l 11-10-2017
25 ans de l'expérience CMS

Le 1er octobre 1992, près de 500 scientifiques du monde entier, notamment de l'ULB, soumettent une lettre d'intention au Comité d'expérimentation du LHC (grand collisionneur de hadrons du CERN) au nom de la collaboration Compact Muon Solenoid (CMS). L'objectif de ce groupe international : réaliser un détecteur autour d'un aimant solénoïde, qui permette d'étudier les particules élémentaires et leurs interactions dans des collisions de protons ou d'ions lourds, aux très hautes énergies fournies par le LHC.

Quelques années plus tard démarre la construction du détecteur de vingt-et-un mètres de long, quinze mètres de diamètre et quatorze mille tonnes placé à cent mètres sous terre. Une véritable prouesse technique qui a permis en particulier de découvrir le boson de Brout-Englert-Higgs en 2012, un peu moins d'un demi-siècle après sa théorisation.

L'équipe de l'ULB, qui participe à l'expérience CMS depuis ses origines, étudie les propriétés du boson de Brout-Englert-Higgs, les interactions fondamentales à très haute énergie et recherche des nouvelles particules, notamment de matière noire. Avec leurs collègues de la VUB au sein de l'Institut Interuniversitaire pour les Hautes Energies ainsi que d'autres laboratoires belges, les chercheurs de l'ULB s'impliquent pleinement dans l'amélioration du détecteur.

Mardi l 10-10-2017
Journées d'étude sur l'Open Science

Dans le cadre de l'Open Access Week 2017, deux journées d'étude sur l'Open Science sont organisées conjointement par les universités belges.

> Le 23 octobre : "Discover Day".
Cette première journée d'étude a pour objectif de vous faire découvrir les concepts de l'Open Access et de l'Open Science. Au travers de cette journée, vous serez notamment invité à découvrir les bénéfices du partage d'informations scientifiques, l'implémentation de l'Open Access, ses liens avec le droit d'auteur, ....

> Le 24 octobre : "Advanced Day".
Au cours de cette seconde journée, ces sujets seront aborder de manière plus poussée et approfondie, avec notamment les compétences requises pour le personnel de support, le règlement général de protection des données, l'évolution de la loi sur le droit d'auteur en Belgique, les modèles économiques émergents dans l'édition scientifique, le support à la gestion des données de recherche...

Infos pratiques :
Public concerné : tous les chercheurs
Date : 23 et 24 octobre 2017
Lieu : Bibliothèque Royale, Mont des Arts, 1000 Bruxelles Langue : Anglais
Programme et inscription (obligatoire) sur le site d'Open Access Belgium.

Mardi l 10-10-2017
Papillomavirus et cancer du col de l'utérus: des lymphocytes impliqués

Une population particulière de cellules du système immunitaire, les cellules T γδ, pourrait avoir un effet important dans le cancer du col de l'utérus induit par les papillomavirus humains (HPV), la troisième cause de décès par cancer chez les femmes. C'est le principal résultat d'une étude menée conjointement par l'équipe de Nathalie Jacobs de l'ULiège (GIGA) et l'équipe de David Vermijlen, Département de Pharmacothérapie et de Pharmacie Galénique de l'ULB, publiée aujourd'hui dans PNAS.

Alors que ces cellules T γδ avaient démontré un effet protecteur dans de nombreux cancers, les chercheurs ont montré que ces cellules favorisent a contrario le développement des lésions induites par les oncoprotéines du virus HPV chez la souris.

L'expression de ces oncoprotéines induit en effet une infiltration de cellules T γδ produisant de l'interleukine 17, une cytokine proangiogénique, ainsi qu'une diminution de la densité de la sous-population protectrices de lympocytes T γδ résidents. Les chercheurs ont voulu savoir si ces cellules produisant de l'IL-17 étaient présentes chez les femmes atteintes de cancer du col de l'utérus. Ils ont constaté que les lymphocytes "T γδ IL- 17A+" sont détectés uniquement lorsque les oncoprotéines sont fortement exprimées, soit dans les biopsies de cancers, mais pas dans des lésions cervicales moins avancées. Ces observations cliniques appuient la pertinence de leurs observations chez la souris.

En conclusion, les résultats obtenus montrent que les oncoprotéines virales peuvent induire une réorganisation des sous-populations T γδ, les faisant passer d'une fonction antitumorale à une fonction pro-tumorale dans cette tumeur viro-induite.

Mardi l 10-10-2017
Nuit des étoiles au Centre de Culture Scientifique

Le 14 octobre à partir de 17h, Le Centre de Culture Scientifique de l'ULB à Charleroi organise une soirée de découvertes et d'explorations des beautés du ciel et des plaisirs de l'infini. Cette activité, en collaboration avec les clubs d'astronomes amateurs locaux, le Cercle Royal Photographique de Charleroi et l'Institut d'Astronomie et d'Astrophysique de l'ULB, s'inscrit dans le cadre de la 10e Nuit de l'Obscurité.

Au programme:

- Séances de planétarium* (Planétarium gracieusement prêté par l'UMONS et animé par Dimitri Pourbaix de l'Institut d'Astronomie et d'Astrophysique de l'ULB);

- À 18h30, spectacle pour enfants "Madame Cornebidouille a la tête dans les étoiles". La sorcière un peu gauche et naïve revient pour de nouvelles aventures avec madame la scientifique.

- À 20h30, conférence sur la cosmologie moderne par Sébastien Clesse (chargé de Recherches FNRS à l'Université de Namur et à l'Université Catholique de Louvain) - tout public;

- Observations astronomiques proposées par les clubs d'astronomes amateurs de Charleroi (le CAAPCet Charleroi Astronomie);

- Ateliers pratiques "Fabrique ton projecteur d'hologrammes" et "Il était une fois la vie ici et ailleurs";

- Animation nature* "Éblouissants papillons", à la découverte des papillons de nuit;

- Exposition de photographies et de matériels d'observation nocturnes;

- Contrôle à distance d'un télescope;

- Sensibilisation aux méfaits de la pollution lumineuse.

Cette soirée sera également l'occasion de découvrir la nouvelle exposition du CCS : "Georges Lemaître, le maître du Big Bang" et d'immortaliser votre passage au CCS grâce au nouvel espace selfie inauguré le soir même et de repartir avec votre photo souvenir.

L'entrée et les animations seront gratuites, et il y aura un bar ainsi que de la petite restauration sur place.

* Horaires sur le site web du CCS

Jeudi l 05-10-2017
Le décryptage génétique des troubles neurodéveloppementaux amélioré

Depuis plusieurs années, l'évolution et le développement des outils de diagnostic génétique a mis en évidence la prévalence d'anomalies génétiques liées aux troubles du neurodéveloppement (TND).

Rassemblés au sein de l'Institut interuniversitaire de bioinformatique de Bruxelles (IB)², une équipe de recherche dirigée par les docteurs Guillaume Smits, Nicolas Deconinck et Catheline Vilain de l'HUDERF et le professeur Gianluca Bontempi de l'ULB (Machine Learning Group, Faculté des Sciences) ont travaillé à l'intégration de grands ensembles de données génomiques, épigénomiques, transcriptomiques et cliniques de ces troubles.

L'étude menée par Claudio Reggiani concerne le gène DLG2, un gène qui joue un rôle important dans le développement, la plasticité et la stabilité des synapses, la zone dans laquelle deux neurones se touchent et échangent des informations. La perte partielle de ce gène a été observée chez deux patients de l'HUDERF atteints de TND.

Publiés dans le journal scientifique Genome Medicine, les travaux ont permis d'identifier deux nouveaux promoteurs et exons codant pour des isoformes protéiques du gène DLG2, conservés chez l'homme et la souris et présents dans le cerveau fœtal. La suppression de ces nouvelles régions est apparue comme étant statistiquement associée au retard de développement et à la déficience intellectuelle dans deux cohortes indépendantes de patients, confortant ainsi le rôle pathogène de ces nouveaux éléments dans les symptômes des deux patients de l'HUDERF.

Mercredi l 04-10-2017
La MSH s'aventure aux frontières de l'humain

Les sciences humaines, comme leur nom semble l'indiquer, s'intéressent à l'être humain comme objet de recherche. Mais où commence et termine l'humain? Quelles sont les frontières externes et internes qui définissent l'humain et comment évoluent-elles? C'est sur cette interrogation que la Maison des Sciences Humaines lance un cycle de conférences et d'évènements intitulé "Aux frontières de l'humain".

La MSH a constitué un comité scientifique en son sein pour réfléchir aux limites de cet "humain"; une thématique large, puisqu'elle englobe notamment les questions de droits de l'homme, la démocratie, les questions liées au genre, aux religions, aux nouvelles technologies, etc.

La séance inaugurale de ce cycle aura lieu le 5 octobre prochain, avec une conférence de Rosi Braidotti (U. Utrecht), et une performance musicale basée sur l'intelligence artificielle. Plusieurs chercheurs, de l'ULB ou d'autres Universités de par le monde, viendront présenter leurs recherches et expertises tout au long de l'année.

Plus d'informations sur le site web de la MSH.

Mercredi l 04-10-2017
Inquisition et sorcellerie

Ce mardi 10 octobre, le Palais des Académies accueille Benoît Beyer de Ryke, collaborateur scientifique au sein du Groupe de recherche en histoire médiévale - GRHM (Faculté de Philosophie et Sciences sociales), pour une conférence sur l'Inquisition et la sorcellerie à la fin du Moyen Age. "Contrairement à ce qu'on croit souvent, la grande chasse aux sorcières ne date pas de la période médiévale, mais des XVIe et XVIIe siècles, c'est-à-dire l'époque d'Erasme et de Descartes", annonce d'emblée le chercheur.

Une temporalité étonnante qui n'est pas due au hasard. "A la fin du Moyen Age, l'Inquisition, à court d'hérésies à éradiquer, établit la sorcellerie comme la pire d'entre elles : pour l'Eglise, les sorciers et sorcières forment une secte diabolique destinée à renverser la société chrétienne", explique le médiéviste. En 1486, un ouvrage intitulé Le Marteau des sorcières renforce cette aversion auprès de la population qui va faire de ces femmes les boucs émissaires de tous ses malheurs. Les autorités laïques vont également profiter du phénomène pour réaffirmer leur pouvoir.

Plus largement, la chasse aux sorcières constitue un moyen d'achever la christianisation de l'Europe moderne, dans un contexte de guerres de religion. "Dans chaque localité d'Europe du Nord ou presque, on recense au moins un cas de procès pour sorcellerie, soit environ 100.000. Quant au nombre d'exécutions, on l'estime autour des 50.000."

Informations et inscription sur le site de l'Académie royale de Belgique.