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Lundi l 02-10-2017
Histoire de la représentation de la violence

C'est le résultat de plusieurs années de recherche sur le théâtre de la première modernité. Le livre "The Hurt(ful) Body: Performing and Beholding Pain, 1600-1800", coordonné par Tomas Macsotay, Cornelis van der Haven et Karel Vanhaesebrouck, chercheur au Centre de recherche en cinéma et arts du spectacle (Faculté de Lettres, Traduction et Communication), se penche sur la représentation théâtrale de la violence à l'époque baroque à travers les contributions d'une quinzaine d'auteurs.

"Il s'agissait d'un théâtre d'action avec beaucoup d'effusions de sang et des histoires de martyrs", souligne Karel Vanhaesebrouck. Dans l'ouvrage, les chercheurs s'intéressent, entre autres, aux moyens utilisés pour provoquer des émotions puissantes chez le spectateur, mais aussi aux rapports qu'entretiennent alors le théâtre et les arts visuels avec le contexte historique. "Le frontières sont parfois poreuses entre la réalité et la fiction, et ce jeu permet au spectateur de commémorer et d'aborder certains éléments de la vie réelle dont il ne peut pas parler. "

A travers un état des lieux interdisciplinaire du théâtre et de la théâtralité, les chercheurs offrent un nouveau regard sur cette période marquée par la violence religieuse. Une période qui nous renvoie douloureusement au présent. "Daesh utilise aujourd'hui les mêmes procédés dramaturgiques", note le chercheur.