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L'Université née d'une idée

L'histoire de l'Université libre de Bruxelles est étroitement liée à celle de la Belgique. En effet, lorsqu'en 1830 les 9 provinces qui s'étaient détachées du Royaume des Pays-Bas formèrent l'État belge, trois universités d'État existaient dans le pays: celles de Gand, de Liège et de Louvain.
Bruxelles, bien que promue au rang de capitale, restait dépourvue d'enseignement universitaire.

Aussi, dès 1831, un groupe de personnalités bruxelloises du monde des lettres, des sciences et de l'enseignement se donna pour objectif d'y créer une université. Pour ces hommes, ce pouvait être une université d'État ou, à défaut, une institution privée, puisque la Constitution belge - la plus libérale d'Europe - en admettait le principe.

Trouvant déjà trop lourde la charge financière des trois universités existantes, l'État belge ne manifesta guère d'enthousiasme pour le projet. Mais, lorsque l'épiscopat décida, en 1834, de fonder une Université catholique à Malines, les événements se précipitèrent: les milieux libéraux et la franc-maçonnerie, qui étaient les promoteurs du projet bruxellois, redoublèrent d'efforts, si bien que, le 20 novembre 1834, sous l'impulsion d'Auguste Baron et de Pierre-Théodore Verhaegen, l'Université libre de Belgique - ce fut son premier nom - inaugurait sa première année académique.

À partir de 1842, elle allait s'appeler Université libre de Bruxelles: un terme géographique changeait, mais l'adjectif "libre" demeurait. Il était essentiel.

Retrouvez dans la Digithèque relative à l'histoire de l'ULB de nombreux articles et ouvrages publiés tout au long de son histoire.

Libre examen et participation

Libre, l'ULB le restera tout au long de son histoire, témoignant de son esprit d'indépendance et de résistance chaque fois que la démocratie et les droits fondamentaux seront menacés.
Elle fermera ses portes pour ne pas avoir à collaborer avec l'occupant nazi en 1941, fidèle au principe qu'elle s'est choisi au 19e siècle, le Libre Examen qui postule le rejet des dogmes et de l'argument d'autorité.
Ces options philosophiques seront confortées en 1970, par un mode de gouvernance particulièrement démocratique, fondé sur la participation de tous les corps de l'université à l’organe constituant le pouvoir organisateur de l’institution: étudiants, assistants, enseignants, employés.
En 2013, l’ULB a connu une réforme en profondeur de sa gouvernance. L’objectif était d’adapter les structures décisionnelles pour permettre un meilleur fonctionnement interne et une gestion plus efficace de l’Université, tout en conservant l’originalité de son processus de gestion participative.

L'ancien Palais Granvelle, situé rue des Sols et rue de l'Impératrice, au centre ville, constitua le siège principal de l'Université entre 1842 et 1928

Pierre-Théodore Verhaegen, avocat bruxellois, qui donna l'impulsion nécessaire à la création de l'Université libre de Bruxelles