Les Tribunes de l'ULB
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Notre prochaine Tribune aura lieu le

Le mercredi 5 octobre 2016 à 18h30
Campus du Solbosch, Salle Dupréel, Bât S, 1er étage

JUGER LES EXACTIONS DES MULTINATIONALES

Accès gratuit, inscription obligatoire sur www.ulb.be/events/tribune

Avec Gabrielle Lefèvre, chroniqueuse et journaliste spécialisée dans les problèmes de développement, d’urbanisme et d’évolution sociétale ; ancien membre du Conseil supérieur de la Justice.

Au cours du XXe siècle, les multinationales ont conquis de vastes marchés : une montée en puissance – et en impunité – grâce notamment au soutien des États-Unis. Malgré l’inefficacité des mécanismes de régulation (Banque mondiale, OMC, OCDE), les multinationales n’échappent pas au droit et sont associées à un nombre certains de scandales retentissants (hydropiraterie en Inde, pesticides aux effets dévastateurs, exploitation pétrolière transformant le delta du Niger en désert écologique, drame du Rana Plaza au Bangladesh, etc.), faisant l’objet de poursuites judiciaires ou de « procès citoyens ». À quand un « tribunal pénal international » apte à juger les exactions de ces colosses industriels ?

Eric David, professeur émérite de droit international et président du Centre de droit international de l’ULB présentera et assurera l'animation du débat.

En partenariat avec la Faculté de Droit et de Criminologie et la Maison d’éditions Mardaga.

La conférence sera suivie d’une séance de dédicace. Les Presses universitaires de Bruxelles (PUB) proposeront le livre de Gabrielle Lefèvre et Eric David à la vente.

Le mardi 25 octobre 2016 à 18h30
Campus du Solbosch, Salle Drion, Bât R42

DROITS FONDAMENTAUX ET SÉCURITÉ : DES ALLIÉS INSÉPARABLES 

Avec Françoise Tulkens Docteur en droit, vice-présidente à la Cour européenne des droits de l’homme (et ancienne juge) et vice-présidente du comité scientifique de l’Agence des droits fondamentaux de l’UE

Les événements récents ont engendré une série de déclarations d’intention et de mesures prises par les gouvernements européens : les questions de sécurité sont aujourd’hui omniprésentes. Ces évolutions ne vont pas sans poser de singulières et difficiles questions en termes de droits et libertés. Intégrer les droits fondamentaux dans l’agenda sécuritaire ? Oui, une nécessité absolue.

Patrick Mandoux, Vice-Doyen de la Faculté de Droit et de Criminologie et Maître de conférences présentera et assurera l'animation du débat.

En partenariat avec la Faculté de Droit et de Criminologie.

Le jeudi 17 novembre 2016 à 18h30
Campus du Solbosch, Salle Drion, Bât R42

Y A-T-IL ENCORE UN POUVOIR JUDICIAIRE EN BELGIQUE ?   

Avec Jean De Codt, premier président de la Cour de cassation.

En Belgique, les gens ont toujours été épris de liberté. Mais celle-ci ne tombe pas du ciel. Le Constituant de 1830 l’avait compris. Pour protéger les habitants du Royaume contre les empiètements de l’exécutif, notre Constitution a créé un pouvoir judiciaire.
Il y avait, dans notre pays, cette chose extraordinaire qu’est un pouvoir judiciaire. Pas une autorité. Pas une administration. Mais un pouvoir constitué, placé au même niveau que les deux autres.
Quoique non élus, les juges représentent la nation parce qu’ils sont chargés de traduire ses volontés et parce qu’ils créent le droit en recherchant quelles peuvent être ces volontés.
Un pouvoir judiciaire constitué et indépendant est d’autant plus nécessaire qu’aujourd’hui, le législatif et l’exécutif n’existent plus comme pouvoirs distincts. Pour prévenir la tyrannie et les liaisons dangereuses, il faut, selon la théorie de Montesquieu, que le pouvoir arrête le pouvoir. Le législatif n’est plus en mesure d’arrêter l’exécutif puisqu’il se confond avec lui. Le judiciaire est donc le seul contre-pouvoir, le seul pilier sans lequel notre système politique, déséquilibré, pourrait dériver vers un régime de police.
Dans ce contexte, il est légitime de se demander si l’application linéaire des restrictions budgétaires à la justice et la volonté d’en soumettre le financement à des critères de productivité inspirés du secteur privé, constituent des marqueurs évidents de la qualité démocratique de notre société.

Patrick Mandoux, Vice-Doyen de la Faculté de Droit et de Criminologie et Maître de conférences présentera et assurera l'animation du débat.

En partenariat avec la Faculté de Droit et de Criminologie.