Université Libre de Bruxelles
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LES BELGES ET LES DROGUES
Enquête réalisée par
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"Les belges et les drogues" (15 novembre 2000).
SYNTHESE : Cette enquête porte sur la connaissance des belges en matière de drogues, leur opinion, leur attitude ainsi que certaines pratiques. Elle constitue pour ces dix dernières années, une première en Belgique, alors que dans d'autres pays, comme la France par exemple, des enquêtes sont menées régulièrement. D'une manière générale d'ailleurs la Belgique ne dispose pratiquement pas d'informations concernant ce qui entoure les pratiques de consommation de drogues. Il manque des données épidémiologiques, et on se réfère généralement à un apparent bon sens ou à des clichés invérifiés lorsqu'on évoque l'opinion des belges face à ces questions. L'évolution de la notion de drogue, la banalisation de certaines substances et l'émergence de nouvelles drogues (classées notamment sous l'appellation ecstasy) constitue un pôle central de l'enquête et une raison pour apprécier les réactions du public face à cette évolution. De même cette évolution concernant les substances s'accompagnerait d'une transformation de la consommation et surtout des modes de diffusion. Ainsi le dealer "classique", tel qu'on l'imagine à la sortie des écoles ou dans les rues de quartiers chauds, ne serait plus qu'un chaînon marginal dans la diffusion des substances, celles-ci transitant par des circuits sociaux plus proches comme le milieu de travail, les relations et connaissances et même le milieu familial. C'est également l'occasion de mesurer la distance entre la dangerosité attribuée aux différentes drogues et la réalité médicale. Cette mesure devrait permettre d'apprécier le degré de connaissance et d'information du public sur les dangers potentiels. Des questions portant sur des substances en vente libre ou médicalisées (comme le tabac, l'alcool, les tranquillisants, le café, ...) et leur positionnement dans la panoplie des drogues permet également de relativiser les opinions et d'apprécier la fiabilité de l'information du public en ce qui concerne ces dangers. C'est également l'occasion de prendre le pouls de l'opinion public en ce qui concerne la législation et son évolution, ainsi que de mesurer l'accueil réserver à l'éventuelle dépénalisation de certaines drogues qualifiées de "douces", à l'exemple de pays voisins. La perception de la personnalité - au sens large - des consommateurs de drogues devrait nous renseigner sur le caractère marginalisé ou non attribué à ces personnes et dès lors constituer un autre élément d'appréciation de l'image des drogues auprès du public. On envisage également de porter l'enquête sur les mesures de prévention, leur intérêt et leur efficacité perçue compte tenu du fait que cela concerne le grand public en général. En ce sens la presse a à jouer un rôle comme vecteur d'information et de sensibilisation de l'opinion et les informations qu'elle pourra recueillir au travers de cette enquête constitue un élément essentiel permettant d'ajuster avec pertinence ses propos, les rapprochant au mieux de ce que pense et attend le public. Contacter les auteurs du dossier : René Patesson Pascale Steinberg
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