V - LES AGRICULTEURS SUR BRULIS

Démographie
A - Île de Mindoro
B - Île de Negros
C - Île de Luzon
D - Île de Palawan
E - Île de Mindanao


Démographie

Noms d'ethnies traitées Nombre Territoire Densité
Hanunóo, Mindoro 7 000 (1987, SIL) 800 km2 9,75 / km2
Buhid, Mindoro 7 000 (1987, SIL)
Alangan, Mindoro 4 000 (1987, SIL)
Iraya, Mindoro 8 000 (1981 SIL)
Tadyawan, Mindoro 2 000 (1982, SIL)
Taubuid, Mindoro 6 000 (1982, SIL)
Tau't Batu, Palawan 86 (1978) 176 ha 2,4 / ha
Tagbanwa, Palawan 8 000 (1981, SIL)
Manobo, Mindanao 10/15 000 (1981 SIL)
Paranan, N. Luzon 10.000 (1981, SIL)
Ilongot, N. Luzon 6121 (1975, SIL) 1500 km2 4 / km2
Magahat, Bukidnon, Negros ?
Total 68 207 / 73 207

A - ILE DE MINDORO[10]

 

 

Cette île montagneuse de 10 244 km2 est divisée en 2 provinces. La population totale est de 670 000 hts (1980). On y dénombre sept groupes d'essarteurs appelés génériquement Mangyan : les Iraya, Alangan et Tadyawan dans la moitié nord, et les Taubuid (ou Batangan), Buhid (ou Buid), Hanunóo et Ratagnon (ou Loktanon) dans la moitié sud.

Bien que la documentation n'existe que pour 2 groupes, il apparaît que les situations ont beaucoup évolué depuis 20 ans. La migration a dramatiquement touché plusieurs de ces sociétés :

ainsi les Hanunóo sont aujourd'hui absorbés par les agriculteurs des plaines qui ont pris leurs terres et sont devenus leurs patrons. De même les Buhid (dont le nom signifie <<terre haute>>) se sont sédentarisés, pratiquant la culture de rente et utilisant la charrue et le buffle. La pénétration de l'argent a créé une stratification dans cette société traditionnellement égalitaire.

Par contre les Taubuid ou Batangan restés dans l'intérieur, continue à pratiquer la culture sur brûlis de tubercules et légumes. Ces derniers occupent les bassins versants des grandes

 

Les Essarteurs des Philippines

 

rivières de l'est et sud de l'île. Ils sont en contacts avec les Alangan au nord, à l'est avec les Balaban, au sud avec les Buhid. Les Batangan ont obtenus une <<réserve mangyan>> de 1 156 ha.

Situation géographique des populations

Ils vivent tous dans les régions montagneuses intérieures :

les Alangan entre 1 000 et 2 000 m, les Iraya dans les collines peu élevées proches des côtes entre 0 et 1.000 m, les Hanunóo dans les montagnes du sud de l'île, les Taubuid et Buhid, au nord des Hanunóo , dans un territoire partagé par une chaîne montagneuse culminant à 1.950 m, couverte de forêts sur ses pentes. De langue malayo-polynésienne, la plupart de ces populations est monolingue, certains sont bilingues comme les Taubuid et Buhid qui utilisent le Filipino comme lingua franca.

La densité de population varie selon les zones; ainsi les Hanunóo ont des densités variant, dans certaines zones forestières, de 25 à 35/km2 et 5/km2 dans les zones accidentées.

L'habitat proche de l'essart se déplace en fonction de la saison de la mousson (grosses pluies)

Ainsi les Taubuid vivant traditionnellement en hameaux de quelques maisons dispersées sur les essarts ont résidence près deschamps d'été et d'hiver pour tenter d'éviter les grosses pluies. Les groupes Buhid sont aujourd'hui en partie sédentarisés;
exemple Hanunóo village de Hawili village de Wasig
3 campements petits campements le long des 7 affluents de la Wasig, à 400 m d'alt.
67 pers. (1974) 210 pers. (1980)
45 foyers (4 pers./foyer)


* Chez les Hanunóo la maison de 1 ou 2 pièces est à 1 km au maximum de l'essart. Les habitants d'un village sont tous liés par des liens de parenté. La forêt est un domaine vital pour eux : ils en obtiennent leur nourriture, leur maison, leurs vêtements et la plupart de leurs outils (Conklin).

* La longue maison sur pilotis est présente chez les Iraya et Alangan.

Déplacements : en saison sèche, les Hanunóo se déplacent de 10 à 20 km pour rendre visite à d'autres campements, et toute l'année les jeunes gens font de courtes visites (id.).

Organisation sociale

La maisonnée est l'unité fondamentale pour les activités sociales, économiques et religieuses. Les membres du hameau sont liés par le sang et l'alliance ou bien ils se sont installés là et ont prêté allégeance au chef (Taubuid et Buhid, de parenté bilatérale). Chez les Hanunóo, la famille nucléaire est de résidence matrilocale devenant bilocale après un certain temps : 5 à 6 personnes (père, mère/s et enfants). 2 ou 3 familles nucléaires peuvent se regrouper, mais ces associations sont temporaires.

Il y a 4 types de campements chez les Hanunóo :

a - petit campement (8%),1 groupe de 2 maisons mais une seule famille résidente.

b - campement simple (74%), 1 groupe de 3 maisons mais 2 ou plus familles résidentes.

c - campement complexe (10%) 1 groupe de 4 maisons mais 3 ou plus familles résidentes étendues.

d - campement composé (8%), 2 groupes de maisons éloignées de quelques centaines de mètres.

Le pouvoir est égalitaire, de structure bilatérale

L'autorité est reconnue aux anciens du lignage, mais il n'y a pas de chefs (Hanunóo, Taubuid et Buhid). La décision ultime est prise par le chef héréditaire. Celui-ci contrôle les droits sur les terres à cultiver, il est le spécialiste religieux et dirige les cérémonies; il peut être chamane (Taubuid et Buhid). Aujourd'hui un <<gouverneur Mangyan>> (des basses terres) est appointé par le gouvernement. Il est secondé par un <<Mangyan tyniente>>, Yaom, lui-même Buhid, et qui est devenu un des principaux liens avec le gouvernement.

Propriété

Traditionnellement la terre non cultivée ne peut être possédée, aliénée ou contrôlée par aucun membre ou fragment de la société alors que toutes les cultures et mêmes les formes végétales peuvent être possédées, aliénées ou contrôlées par des individus du groupe familial.

Ces dernières années, la pression des migrants a amené de grands changements :

Les Tagalog et Bisayan ont poussé certains groupes Taubuid à céder la place aux migrants et à partir vers l'intérieur, mais ce sont les moins nombreux; ils continuent à pratiquer la culture sur brûlis.

Il est intéressant de noter que de nombreux groupes Buhid ont repensé leur concept de propriété en adoptant la propriété privée de la terre, aidés en cela par le CNI et leur chef buhid Yaom. Ils ont ainsi réussi à obtenir les plus grandes surfaces dans les aires de réserves forestières de Mindoro et sont le seul groupe de l'île à avoir le moins de problèmes forestiers.

En contraste avec les Buhid, les Mangyan-Patag ou Hanunóo ont perdu leur terres par les manoeuvres illégales des agriculteurs sans scrupule des plaines qui sont devenus les propriétaires de leurs terres et leurs patrons (amos), les faisant travailler comme gérants de leurs anciennes terres.

Religion et forêt

La cosmologie est basée sur la dichotomie du campement et de la forêt (talon).

La forêt est habitée par des esprits qui sont dans les plantes. De mauvais esprits vivent dans certains sites de la forêt. Celle-ci fournit aux guérisseurs des pierres sacrées et les plantes médicinales. Le corps d'un mort est enterré en forêt et son âme va vivre loin dans la forêt (Hanunóo).

Bien qu'en partie christianisés, l'animisme reste très fort chez les Taubuid et Buhid, car il est lié aux intempéries et à la pluie qui gênent beaucoup les cultures et le travail.

L'agriculture sur brûlis

C'est une activité très importante où se succèdent les plantations. Les tubercules sont partout présents.

On cultive de nombreuses variétés de taro, ignames et patates douces, et aussi maïs, haricot de Lima, manioc, banane, courge, canne à sucre, associant différentes espèces dans diverses parties du champ (Alangan et Iraya, MacDonald). On plante d'abord igname et taro, puis du riz de montagne avec maïs et haricots, puis on désherbe, tâche ardue et nécessaire pour une bonne récolte; après la récolte de riz, on plante manioc et patate douce (Hanunóo).

Le riz ne pousse pas au dessus de 1.000m (Alangan), il ne fut introduit qu'en 1933 chez les Iraya (1 ha rapporte 20 fois la semence). Aliment le plus valorisé des Hanunóo, il est la culture qui demande le plus d'attention :

Sur les essarts un essart
plus. des 92 var. connues de riz + 280 plantes alim. 16 plantes principales
90% des cultures

A cela s'ajoutent 87 genres de plantes de base dont 72% poussent sur l'essart. A l'intérieur de ce groupe 16 plantes principales sont plantées dans chaque essart et comprennent 217 cultivars; aliments de base : riz, maïs, patate douce, igname, taro, manioc, banane; aliments d'accompagnement : haricot de Lima, Vigna sinensis, haricot cajan, Dolichos sp., aubergine, potiron, melon, concombre, gombo; sont moins plantés piment, canne à sucre, tabac et bétel.

* Des 87 genres de plantes, 68 (78%) sont alimentaires : 17 sont les aliments de base, 47 fournissent l'accompagnement, 20 les en-cas; 39 de ces 87 genres de plantes plus les 19 plantes non alimentaires ont d'autres usages (47 pour la médecine, 17 pour la technologie, 11 pour le commerce, 10 pour les rituels et 4 pour la cosmétique). Après 1 ou 2 récoltes on peut planter l'essart en fruitiers, bananes, abaca, cacao, areca, cocotier, ou autres qui peuvent rester plusieurs décades; cette <<forêt>> peut être essartée plus tard.

Les Taubuid et Buhid cultivent principalement des tubercules :

diverses variétés de patate douce, igname, taro, plantés plusieurs fois dans l'année et récoltés tout au long de l'année, associés à d'autres cultures : maïs, banane (17 var.), papaye, courge, pois, Xanthosoma violaceum, Cytosperma merkusii (dans l'ouest) et dans les terres plus basses riz de montagne, aubergine, haricot de Lima et manioc. Poivre et gingembre sont d'abord médicinaux.

Cultures de rente de riz et surtout de maïs (Taubuid et Buhid)

Taille de l'essart de 1/4 à plus d'1 ha (Hanunóo, Taubuid et Buhid). On l'entoure de barrières contre les cochons sauvages, les singes et les quelques bovins qu'on possède (Taubuid et Buhid).

Sur l'essart de forêt secondaire, les Hanunóo laissent les cocotiers, aréquiers, bananiers d'une plantation précédente. Les grands arbres aussi sont souvent laissés, même ceux dont le tronc a plus de 15-20 cm de diamètre, pour servir de tuteur aux ignames. On essarte chaque année de 1/3 à 2/5 ha pour les céréales. Ce qui donne 1/6 ha /personne /an ou 1 ha pour 5,75/personnes/an.

Calculs montrant l'équilibre optimal entre le territoire et sa population

Si le cycle moyen d'essartage est de 12 ans et la population du village Hanunóo de Yagaw de 150 personnes (chiffre actuel), on trouve que 315 ha de terres sont nécessaires pour maintenir une balance stable de population. Yagaw possède env. 6,2 km2 de territoire dont environ 1,2 km2 ne sont pas cultivables pour des raisons rituelles, géographiques et de végétation. Cela fait env. 5 km2 (= 500 ha) de forêt secondaire valable pour l'essartage, soit un excès d'env. 185 ha. Ceci signifie que dans le système agricole actuel hanunoo, le territoire de Yagaw peut supporter une croissance de 60%; en d'autres termes Yagaw peut supporter un maximum de 240 habitants, ou 48 pers./km2 de terres à essart dans les conditions actuelles.

En résumé il faut un territoire agricole de 2 ha/pers. pour conserver un équilibre entre culture d'une année et jachère de 12 ans.

Le temps de culture de l'essart s'est allongé à cause des restrictions gouvernementales concernant les cultures sur brûlis (Taubuid et Buhid).

Le temps de jachère est traditionnellement de 1 à 20 ans selon les terrains et les plantes; 7 ou 8 ans est un cycle normal, moins pour les bambous, et souvent cela dure plusieurs décennies; 10 à 20 ans est l'idéal pour des céréales; 20 à 25 ans donnent une bonne forêt secondaire. Après 30 ans il n'y a guère de différence entre forêt secondaire et forêt climacique; les arbres atteignent 30 à 40 m de hauteur (Hanunóo, Conklin dessin p.134). Les Taubuid et Buhid ont une jachère de 5 à 10 ans.

 

Les usages successifs de la terre chez les Hanunoo (Conklin, 1957)

 

L'agriculture permanente est récente, ce sont des culture de rente de maïs principalement, de café, cacao, calamansi (sorte de citron) et cocotier chez les Taubuid et Buhid, où l'introduction des surplus de production leur a permis l'adoption de la charrue et du buffle. Les Hanunóo cultivent autour de la maison, banane et manioc.

Les animaux domestiques sont le cochon, le poulet. Les buffles (Bubalus bubalis), chèvres et chevaux ne sont élevés que pour être vendus aux gens des basses terres (Hanunóo). Les Iraya élèvent des poulets sauvages qui servent de leurre et des cochons.

 

Chasse et piégeage restent très importants pour l'alimentation

surtout aux périodes des fortes pluies qui empêchent de brûler les champs; les animaux sont alors la seule ressource alimentaire : singes, civettes abondent, chouettes et autres oiseaux.

Mais l'immigration récente dans les zones du sud diminue ces ressources de viande et cochons sauvages et cerfs ont presque disparus. De plus l'activité requise par la culture du riz ou du maïs entre en compétition avec les périodes de chasse (Taubuid et Buhid).

Les Hanunóo chassent cochon sauvage et singe (arc, lance), mais serpents et lézards sont tabous. Les enfants chassent au lance-pierres les oiseaux. Chez les Iraya le gibier abonde, cochon sauvage, poulet sauvage, singes, chevreuil, rongeurs. Lance et pièges.

La pêche prend une grande importance pendant la saison sèche où la baisse des eaux rend possible la collecte quotidienne de poissons, elle est un complément substantiel;

Les enfants pêchent depuis l'âge de 3 ans crabes, crevettes et petits poissons. Les Iraya pêchent 31 espèces connues dont 5 d'anguilles, 5 espèces de crevettes et 9 espèces de coquillages. Les hommes pêchent les gros poissons avec une sorte de "fusil sous-marin" fait d'un tube de bambou, une flèche d'acier et un fort élastique. Le gros poisson abonde dans les rivières taubuid et buhid. Quand la mer est à moins de 2 heures de marche, les Hanunóo vont la nuit attraper à la torche poulpes, calmars, holothuries etc.

Collecte saisonnière de fruits :

Noix de Canarium luzonicum et fruits d'Artocarpus odoratissima à chair juteuse et graines farineuses que l'on rôtit. Ces arbres sont individualisés, on leur donne des noms. Tout au long de l'année, de miel, champignons, ignames sauvages, sagou, larves, escargots, serpents et lézards(Taubuid, Buhid, Iraya) et aussi des tubercules de Dioscorea hispida, toxique.

Alimentation

2 à 3 repas par jour : tubercules bouillis ou rôtis accompagnés de feuilles- épinards (papaye, patate douce, taro) et de viande (singes, civettes, cochons sauvages et cerfs sont saisonniers, mais lézards, escargots et 7 sortes de larves sont présents toute l'année) et de poisson (saisonnier et annuel). Pousses diverses, ignames sauvages sont des aliments de pénurie. Nombreux fruits mangés comme en-cas lors des déplacements dont des groseilles (Rubus moluccanus et R. fraxinifolius) et les fleurs de Pseuderanthemum curtatum. (Taubuid et Buhid).

Chez les Buhid sédentarisés et monétarisés on mange plus de riz (acheté avec l'argent du maïs). Chez les Iraya la viande est économiquement secondaire. Chez les Alangan : tubercules, et produits de la chasse et cueillette. Le riz qu'ils obtiennent en participant aux récoltes dans les champs situés à une altitude inférieure.

Les Hanunóo sont très omnivores comparés aux habitants des plaines. Seuls les aliments cuits sont considérés comme de la vraie nourriture : bananes non mûres, céréales, tubercules, viandes et la plupart des légumes; les fruits mangés crus ne sont que des en-cas. Trois repas, mais en saison des pluies le repas du matin saute parfois. Nourriture de base: riz, maïs, banane, patate douce, igname cultivé et sauvage, taro, manioc. L'accompagnement est le plus souvent végétal, haricot de Lima, haricot cajan, haricot à oeil, aubergine, potiron, mais aussi petits poissons, crevettes, parfois cochon sauvage et singe. La viande d'animaux domestiques (cochon, poulet) est réservée pour les fêtes.

tubercules céréales bananes
27% 34% 33% 90% de l'alimentation totale

Les plantes de base, céréales, bananes et tubercules fournissent en quantité 90% de l'alimentation annuelle. Elles poussent toutes sur l'essart. Qualitativement les céréales (34%) reçoivent plus d'attention, spécialement le riz, aliment le plus valorisé, très utilisé pour les fêtes et en offrande (Conklin).

Calendrier de subsistence Tabuid (Pennoyer, 1977)

 

Commerce : La situation varie avec les ethnies.

Les Hanunóo, le dimanche, vont à la ville vendre légumes ou viande, et achètent du sel, feuilles de tabac, kérosène, poisson salé et séché. En saison sèche, on se déplace pour obtenir d'autres tribus des plantes médicinales, des graines, des pots, ou commercer avec les villages chrétiens de la côte.

La création de demande de produits de marché buhid a modifié leur production agricole; ce qui était marginal est devenu important au détriment des cultures de base traditionnelles, cas du maïs qui était marginal et du paddy qui a été abandonné. Le riz, cultivé comme culture de rente, est abandonné au profit du maïs. Paradoxalement l'argent rapporté par le maïs a entraîné, chez les Buhid, l'augmentation de la consommation du riz qu'ils ne cultivent plus. Ils s'engagent comme ouvriers saisonniers dans les rizières des migrants des plaines et pour la récolte du calamansi (un citrus), café, cacao.

Les Taubuid vendent le produit de leur cueillette : rotin, copal d'Agathis pour l'éclairage et plantes ornementales : orchidées, fougères, mousses. Ils vendent surtout beaucoup de bananes (douce et plantain) et de riz de montagne que les gens des plaines préfèrent au riz inondé.

Il subsiste un peu de cueillette de rente : rotin, copal d'Agathis pour l'éclairage et plantes ornementales : orchidées, fougères, mousses (Taubuid, Buhid).


* Les contacts inter-ethniques sont nombreux :

les Taubuid et Buhid avec les Balaban (Tadyawan) et les Alangan qui parlent buhid et sont leurs voisins.

Problèmes : immigration paysanne, diminution du gibier

[10]CONKLIN, LOPEZ 1977, PENNOYER 1977