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Ilke ADAM
CP : 124 Tél : +32-2-650.34.44 Fax :+32-2-650.46.59 Email : ilke.adam
at ulb.ac.be
Statut:
Chercheuse
recherches
en cours :
La
politique d’immigration et la politique d’intégration des immigrés à
l’épreuve des piliers (1974-2003)
Projet de thèse (ARC) de Ilke ADAM
publications
:
ADAM I.(2007), ‘Immigrés et minorités ethniques sur le marché de l’emploi. Quelles politiques publiques en Belgique francophone ?’, in Martiniello M.et Rea A.(eds.), Immigration et intégration en Belgique francophone. Etat des savoirs, Louvain-la-Neuve : Academia Bruylant.
ADAM I.(2007), ‘Les immigrés et leurs descendants sur le marché du travail. Qu’en savons nous en Belgique francophone (1989-2004)’ in Martiniello M. et Rea A. (eds.), Immigration et intégration en Belgique francophone. Etat des savoirs, Louvain-la-Neuve : Academia Bruylant.
ADAM I.(2006), ‘La discrimination ethnique à l’embauche à l’agenda politique belge’, Formation-Emploi, N° 94, pp 11-24.
ADAM I. (2006), ‘Les sans-papières et leur combat de survie en Belgique’, in COLFEN, Vivre clandestines, Bruxelles : Université des femmes.
ADAM, I. (2006) "De impact op het beleid van het IAO-onderzoek naar etnische discriminatie bij aanwerving", Ethiek & Maatschappij, 9 (2): 6-21.
ADAM I. (2005), ‘Le rapport de la Commission du dialogue interculturel : vers une politique multiculturelle en Belgique ?’, L’Année Sociale, année 2005, pp 33-39.
ADAM I. (2004), Evaluatie
Samenlevingsinitiatieven, in opdracht van de Directie Welzijn en
Gezondheid van de Vlaamse Gemeenscapscommissie, Brussel: GERME.
rapport en ligne
A la demande de la direction « Bien-être et Santé »
de la Commission Communautaire Flamande (Vlaamse Gemeenschapscommissie –VGC),
Ilke ADAM a évalué les initiatives de cohabitation subventionnées par
cette instance. Ces initiatives qui ont pour objectif de «Contribuer
de façon visible et efficace à la cohabitation harmonieuse des
citadins d’origines diverses », représentent une partie importante
de la politique des minorités de la Commission Communautaire Flamande.
(Rapport disponible en néerlandais)
Brans, M., Jacobs, D., Martiniello, M., Rea,
A., Swyngedouw, M., ADAM, I., Balancier, P., Florence, E. & Van Der
Straeten, T. (2004), Recherche et politiques publiques: le cas de
l'immigration en Belgique - Onderzoek en beleid: de gevalstudie van
immigratie in België, Gent: Academia Press, 376p.
ADAM, I. (2004), ‘L’influence du contexte
politique sur l’utilisation de la connaissance: “Policy streams”,
“policy windows” et “policy paradigm”’, pp. 33-44 in Brans, M., Jacobs,
D. et alii, Recherche et politiques publiques: le cas de l'immigration
en Belgique - Onderzoek en beleid: de gevalstudie van immigratie in
België, Gent: Academia Press.
ADAM, I. (2004), ‘Les personnes d’origine
étrangère et l’emploi aux niveaux fédéral et bruxellois’, pp 195-243, in
Brans, M., Jacobs, D. et alii, Recherche et politiques publiques: le cas
de l'immigration en Belgique - Onderzoek en beleid: de gevalstudie van
immigratie in België, Gent: Academia Press.
Jacobs, D., ADAM, I., Florence, E. & Van der
Straeten, T. (2004)
'Het Belgisch
wetenschappelijk onderzoek naar het onderzoeksdomein van de immigratie
en integratie. Een algemeen overzicht: 1989-2002', pp. 55-75 in
Brans, M., Jacobs, D. et alii, Recherche et politiques publiques: le cas
de l'immigration en Belgique - Onderzoek en beleid: de gevalstudie van
immigratie in België, Gent: Academia Press.
ADAM I., 2003, “Social and Economic Aspects of
Living Conditions of Undocumented Migrants in Belgium, in PICUM,
Assisting Undocumented Migrants in Germany, the Netherlands, Belgium and
the United Kingdom (Volume I), Brussels, PICUM Editorial Committee.
ADAM I., Ben Mohamed N., Kagné B., Martiniello M., Rea A.,
2002, Histoire
sans-papiers. Trajectoires des sans papiers en Belgique, Bruxelles,
ed. Vie ouvrière.
ADAM
I., 2000, « Het andere verhaal van de regularisatie : de niet-aanvragers »,
Divers, n°6, juillet- août,
pp.14-15.
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I. ADAM, N. BEN MOHAMMED, B. KAGNE,
M.MARTINIELLO, A. REA
HISTOIRES SANS-PAPIERS
Collection Vista Citoyenne
Editions VISTA
Bruxelles, 2002.
227 p.
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Histoires sans-papiers
Il semble indéniable que le nombre de sans-papiers
n'a cessé de croître en Europe dans les
années nonante. Si par définition, les flux
migratoires illégaux et clandestins sont
difficilement quantifiables avec précision, ils
restent aussi trop méconnus au plan qualitatif:
d'où viennent les sans-papiers d'aujourd'hui? Quels
parcours, quelles routes complexes empruntent-ils? Quel est
leur profil sociologique, politique, curlturel? Quelles sont
leurs aspirations? Pourquoi arrivent-ils en Europe
plutôt qu'en Amérique du Nord? Pourquoi
arrivent-ils dans tel pays européen plutôt que
dans tel autre? Quels sont leurs motivations et leurs
espoirs? Comment se débrouillent-ils pour vivre dans
l'illégalité dans un pays qu'ils ne
connaissent pas? Quels projets développent-ils pour
l'avenir?
Fruit d'une enquête
qualitative réalisée auprès de 130
sans-papiers, l'ouvrage entend apporter des
éléments de réponses. A partir de la
parole des sans-papiers, le livre remonte aussi aux
mécanismes politiques de construction des
sans-papiers dans les sociétés d'immigration.
L'espoir des autres est non seulement d'améliorer la
connaissance scientifique des migrations contemporaines,
mais aussi de contribuer à l'indispensable
débat démocratique sur la mise en uvre
d'une politique d'immigration plus appropriée dans
l'Union européenne et en Belgique.
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Les auteurs
Ilke ADAM,
chargée de recherche au Steunpunt mensen zonder
papieren et actuellement chercheuse au GERME,
Université Libre de Bruxelles.
Nadia BEN MOHAMMED, chercheuse au GERME,
Université Libre de Bruxelles.
Bonaventure KAGNE, chercheur au CEDEM,
Université de Liège.
Marco MARTINIELLO, maître de recherche du Fonds
national de la Recherche scientifique et directeur du CEDEM,
Université de Liège.
Andrea REA, professeur à l'Université
Libre de Bruxelles et directeur du GERME, Université
Libre de Bruxelles.
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recherches précédentes :
LES
LIENS ENTRE LA RECHERCHE ET LA GOUVERNANCE DANS LE CHAMP DE L'IMMIGRATION
EN BELGIQUE
Projet
financé par : SSTC
2002-2003

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recherches en cours:
La politique d’immigration et la politique d’intégration
des immigrés à l’épreuve des piliers (1974-2003)
Projet de thèse (ARC) de Ilke ADAM
Promoteur : Andrea Rea
De
nombreuses recherches et publications sur les politiques migratoires ont
privilégié la méthode comparative. Si les premières études comparatives
ont souvent opposé les Etats pratiquant une immigration de peuplement
aux Etats qui privilégient la fonction d’adaptation conjoncturelle des
immigrés sur le marché de l’emploi, une autre interprétation s’est
particulièrement affirmée depuis vingt ans. Tant dans l’analyse des
politiques d’immigration (gestion des flux) que dans l’analyse des
politiques d’intégration (incorporation sociale et politique), de très
nombreuses recherches ont privilégié les interprétations en termes de
modèle national (Hammar, 1985 ; Brubaker, 1989 ; Layton-Henri, 1990 ;
Schnapper, 1992 ; Costa-Lascoux et Weil, 1992). Ainsi, les politiques
d’immigration et d’intégration sont fréquemment évaluées à l’aune de la
Pensée d’Etat (Sayad, 1999) des pays d’immigration. Ces recherches ont
conduit à la construction de typologies opposant en Europe, par exemple
le modèle républicain français au modèle communautariste anglais ou
encore le modèle multiculturel suédois au modèle ethnique allemand. Dans
ces études, la situation belge est peu souvent étudiée. Cette approche
est remise en cause depuis peu parce qu’elle fige les situations
nationales (Favell, 1998 ; Castles and Davidson, 2000). En effet, elle
aplani les conflits et les divergences politiques dans chaque contexte
national au profit des oppositions entre Etats-nations et ensuite elle
néglige les transformations récentes et importantes de l’action publique
dans la plupart des pays européens. En outre, cette approche a rarement
mis en relation le type de régime démocratique et définition de la
politique migratoire.
Or,
l’analyse des politiques d’immigration et d’intégration, par exemple sur
base des théories de la démocratie consociative peut s’avérer fructueuse
et particulièrement pour la Belgique qui semble de moins en moins
disposer d’une définition nationale et unitaire de ces politiques. Les
changements de la politique belge d’immigration ont souvent été imputés
aux modifications des besoins économiques ; l’Etat n’étant appréhendé
que comme l’instrument des milieux économiques. De son côté, la
politique d’intégration a davantage été étudiée à partir des théories
des mouvements de protestation des immigrés et de leurs alliés ou des
théories fonctionnalistes de transformation de l’action politique. Les
clivages ont joué des rôles différents dans le temps et leurs impacts
est en constante évolution. En effet, il apparaît que la période
s’étalant de 1945 à 1974 est majoritairement gouvernée par le clivage
socio-économique : le patronat appelant au recours à la main-d’œuvre
étrangère alors que les syndicats s’y oppose ou du moins le conditionne
à l’égalité de traitement entre travailleurs. Durant cette période, le
clivage philosophique et idéologique est peu déterminant si ce n’est
qu’il soutient généralement les demandes du versant patronal du clivage
socio-économique. A partir de l’arrêt officiel de l’immigration en 1974,
l’action autonome de l’Etat s’affirme et un autre clivage détermine
fortement la définition de la politique d’immigration et d’intégration :
celui politique et linguistique. En outre, la politique d’immigration et
d’asile est aussi conditionnée, au moins en partie, par l’intervention
d’un niveau supranational : l’Union européenne.
L’analyse de la situation belge peut être comparée à celle de deux pays
européens ayant connu et connaissant des vagues migratoires : les
Pays-Bas et la France. Les Pays-Bas qui partage le modèle consociatif
avec la Belgique a promu pendant quinze ans une politique
multiculturelle avant de changer sa politique en favorisant la
citoyennisation (inburgering) et l’intégration par la
naturalisation (Vermeulen, Pennix, 2000). A l’opposé, le
national-républicanisme français (Wiervorka, 1996) a nié l’existence de
la différence culturelle et les discriminations raciales en vantant le
mérite de l’intégration par le droit (jus soli) et l’école.
Toutefois, ce discours cache de nombreuses politiques de discriminations
positives qui ne disent pas leur nom en visant à répondre aux problèmes
qu’engendre la diversité culturelle (De Rudder et al., 2001). La
comparaison avec ces deux Etats est d’autant plus importante qu’en
Belgique ils constituent les référents pour les deux communautés
politico-linguistiques : les Flamands s’inspirent des politiques
hollandaises et les francophones s’inspirent des politiques françaises.
Les
débats qui s’engagent sur la possible ouverture des frontières ne
s’organisent plus selon les mêmes conditions qu’en 1945. Sachant à
présent que l’ouverture des frontières suppose aussi l’installation des
nouveaux migrants, la question de l’intégration des futurs migrants
conditionne également les débats politiques. Ceux-ci ne sont pas
indépendants de la politique d’intégration établie à partir de 1984, qui
comporte sur base des révisions institutionnelles une dimension fédérale
et une dimension régionale. Ces débats politiques touchent
immanquablement à certaines dimensions de la nature consociative de la
démocratie belge. En effet, la spécificité des cultures des migrants est
dorénavant prise en compte. Or, sur ce sujet, le clivage
politico-linguistique n’est pas sans incidence. En Flandre, s’inspirant
des politiques publiques hollandaises, le gouvernement flamand finance
des politiques spécifiques pour les immigrés et des politiques d’inburgering.
Dans la partie francophone du pays, la spécificité n’est pas reconnue
s’inspirant en cela du modèle français. L’étude des traitements
différenciés est particulièrement importante s’agissant d’une question
spécifique : la possible constitution d’un pilier musulman de
Belgique. L’ethniciation des rapports sociaux a conduit à la
constitution d’une communauté imaginée musulmane fière et forte qui
pourrait revendiquer dans un Etat se laïcisant, tout en étant encore
largement segmenté, une place auprès des piliers constitutifs de l’Etat
belge. S’il n’existe pas de syndicat ou de mutuel musulman, il y a par
contre un parti islamique (Noor) et une école libre de confession
musulmane. La politique d’intégration peut donc être étudiée en tenant
compte des théories de la démocratie consociative en même temps qu’elle
pose directement les éléments de la recomposition de pilarisation. Les
réponses qui peuvent être fournies à ces débats politiques peuvent
conditionner aussi les espaces géographiques de recrutement des futurs
migrants.
Comme
on le voit, la politique d’immigration et d’intégration de la Belgique
peut constituer à la fois l’objet d’étude à partir du schéma
d’interprétation de la démocratie consociative et un facteur à partir
duquel étudier les transformations de la structuration segmentée de
l’Etat et de la société belges.
Brubaker W.R. (Ed.), Immigration and the Politics of Citizenship in
Europe and North America,
New York, University Press of America, 1989
Castels S. and Davidson A., 2000, Citizenship and
Migration :Globalization and the Politics of Belonging, London,
MacMillan.
Costa-Lascoux J. et Weil P. (Dir), Logiques d'États et immigrations,
Paris, Kimé, 1992
De
Rudder V. et al., 2001, L’idéologie raciste, Paris, PUF.
Favell A., 1998, Philosophies of integration : immigration and the
idea of citizenship in France and
Britain, New York, St. Martin's Press.
Hammar T
(Dir), European Immigration Policy.
A Comparative Study, Cambridge, Cambridge
University Press, 1985.
Layton-Henry Z., The Political Rights of the Migrant Workers in
Western Europe,
London, Sage, 1990.
Sayad A.,
La double absence. Des illusions de l'émigré aux souffrances de
l'immigré, Paris, Seuil, 1999.
Schnapper D., L'Europe des immigrés, Paris, Burin, 1992.
Vermeulen `H, Pennix R (Eds), 2000, Immigrant Integration. The Dutch
Case. Amsterdam, Spinhuis Publishers.
Wieviorka M., (1996), “Racisme, racialisation et ethnicisation en
France”, Hommes et Migrations, février, pp. 27-33.
recherches précédentes :
LES
LIENS ENTRE LA RECHERCHE ET LA GOUVERNANCE DANS LE CHAMP DE L'IMMIGRATION
EN BELGIQUE
Projet
financé par : SSTC
2002-2003
Dans un contexte général de médiatisation et de
politisation des questions touchant à l'immigration depuis le
début des années 1980, la tâche des chercheurs en
sciences sociales et en science politique s'avère des plus délicates
et complexes étant donné qu'ils sont sensés produire
un savoir objectif sur des questions à ce point dominées
par les passions et les craintes. Dans de telles conditions, ces chercheurs
ne courent-ils pas le risque de voir leur travail contribuer à
une sur-dramatisation de l'immigration, alors qu'ils poursuivent justement
des objectifs opposés ? N'y a-t-il pas un danger de voir les
fruits de leur travail de recherche instrumentalisés afin qu'ils
puissent servir de faire-valoir à des stratégies politiciennes
?
En dépit de ces difficultés, de nombreuses recherches
ont été réalisées et un champ des études
ethniques et migratoires à vu le jour en Belgique au cours des
deux dernières décennies. Suite à la création
du Commissariat Royal à la Politique des Immigrés, plusieurs
recherches sur l'immigration ont été réalisées
sous l'impulsion des SSTC (1991-1994). Plus récemment, les SSTC
ont lancé un nouveau programme d'étude sur la cohésion
sociale. Plusieurs thèmes liés à l'immigration
ont été inclus sur la liste des objets de recherches.
Par ailleurs, d'autres études relatives à différents
aspects de l'immigration furent également financées par
les institutions européennes, les autorités politiques
(régionales, communautaires et locales) de même que par
le FNRS et le NFWO.
Au même titre que les sciences sociales et politiques en général,
les études ethniques et migratoires semblent souffrir d'un déficit
de crédibilité et de légitimité sociale
en Belgique. Parfois critiqués pour leur manque d'engagement
dans les débats de société, il est également
souvent reproché aux chercheurs de tenir un discours "désenchanteur",
d'une trop grande complexité, voire démesurément
critique, face aux discours plus séduisants des journalistes
et des experts non académiques.
La présente recherche s'inscrit dans ce cadre général.
Son but est d'évaluer l'impact de la recherche sur les différentes
facettes de la question migratoire sur les politiques publiques. Trois
questions majeures doivent être posées :
1. Jusqu'à quel point la formulation de politiques publiques
dans le champ de l'immigration a-t-elle reposé sur les acquis
de la recherche scientifique dans ce domaine ? Autrement dit, les policy-makers
se sont-ils inspirés des résultats des nombreuses recherches
menées pour dessiner les contours des politiques publiques et
de quelles manières (policy-making) ?
2. Quel a été le rôle des chercheurs dans la mise
en oeuvre des politiques publiques dans le champ de l'immigration (policy-implementation)
?
3. Comment améliorer l'utilisation réciproque des savoirs
par le monde scientifique, le monde politique et les dépositaires
d'enjeux. Autrement dit, comment améliorer les interactions entre
ces trois types d'acteurs afin d'améliorer la qualité
de la recherche, la qualité des politiques publiques et au bout
du compte, favoriser le changement social dans le sens du bien-être
?
De manière à contribuer à une exploration structurée
des barrières et des incitations à l'utilisation du savoir
sur les migrations dans le champ politique, la présente recherche
suivra le cadre suggéré par l'UNESCO. Ce cadre permet
d'identifier tant la demande que l'offre d'utilisation de savoir. Il
donne aussi une signification centrale au contexte politique et aux
caractéristiques du champ migratoire qui est le lieu de polarisations
et d'oppositions multiples.
La recherche sera menée dans un esprit interdisciplinaire. Les
équipes de recherches viennent d'horizons disciplinaires différents.
Par ailleurs, certaines sont spécialisées dans le champ
des études ethniques et migratoires alors que d'autres travaillent
surtout dans les domaines de l'administration publique, de l'évaluation
des politiques publiques et de la gouvernance.
Plusieurs techniques d'investigations seront mises en oeuvre. En premier
lieu, il s'agira d'analyser tous les documents susceptibles d'éclairer
nos questions de recherches. En second lieu, une recherche de terrain
sera menée. D'une part des entretiens individuels seront réalisés
avec des initiateurs, des financeurs, des évaluateurs, des responsables
de la dissémination, des chercheurs et des utilisateurs potentiels
des recherches effectuées dans le domaine des migrations. Par
ailleurs, des entretiens collectifs pourraient aussi être réalisés
selon des modalités encore à
déterminer.
La répartition des tâches entre les partenaires repose
sur un critère géographique. Les équipes liégeoises
(CEDEM et SPIRAL) travailleront en Wallonie, les équipes louvanistes
(IPSOM et Public Managment Institute) travailleront en Flandre et l'équipe
bruxelloise (GERME) travaillera dans la capitale. Tout le programme
de recherche, et en particulier la dimension fédérale
de l'étude, sera réalisé en étroite collaboration
entre les équipes universitaires qui toutes suivront le même
schéma de recherche et adopteront la même méthodologie.
Notre recherche, visant à évaluer l'impact de la recherche
sur l'élaboration et l'application des politiques publiques dans
le domaine de l'immigration, devrait mettre en évidence les interactions
entre chercheurs, décideurs politiques et dépositaires
d'enjeux. Elle devrait en outre contribuer à une meilleure utilisation
des connaissances dans le domaine de l'immigration.
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