Marie Curie

1 Marya Salomea Sklodowska

4 Documentation

2 L'Institut Curie

5 L'exposition numérique
3 Le Musée Curie 6 L'Association des Boursiers

Marya Salomea Sklodowska (1867-1934)*

Marya Salomea Sklodowska, plus connue sous le nom de Marie Curie, est incontestablement la femme de science migrante la plus célèbre. Polonaise, née à Varsovie le 7 novembre 1867, elle est contrainte d'émigrer à Paris en 1891 pour y poursuivre ses études en sciences physiques et en mathématiques. L'université de Varsovie (comme bien d'autres universités en Europe à cette époque) n'autorise pas en effet l'accès des femmes à l'université.

Elle est reçue première à la licence en physique en 1893, et l'année suivante seconde à la licence de mathématiques. En 1896, elle est classée première à l'Agrégation de physique.

Au cours de ses recherches, Marie Curie découvre en 1898 le thorium, une matière radioactive. Puis avec son mari, Pierre Curie, elle découvre le polonium. En décembre de la même année, en collaboration avec Gustave Bémont, les Curie découvrent le radium. Ses découvertes de la radioactivité naturelle, seront couronné par le prix Nobel de physique le 10 décembre 1903 avec son mari Pierre Curie (et Henri Becquerel), l'année même où elle soutient sa thèse de doctorat intitulée "Recherches sur les substances radioactives".

Son origine étrangère ne semble pas constituer un obstacle à sa carrière, même si elle sera stigmatisée lors de "l'affaire" Langevin en novembre 1911 où une violente campagne de presse accusera "l'étudiante polonaise" de briser un ménage français. Suite à ces attaques, le ministre français de l'Instruction "en est venu à souhaiter que Marie Curie retourne en Pologne".  Mais c'est surtout sa qualité de femme dans les milieux universitaires de l'époque essentiellement masculin, antiféministe et chauviniste qui pèsera sur sa trajectoire. Lors de l'attribution du prix Nobel de physique, l'Académie des Sciences ne transmets que les noms de Henri Becquerel et Pierre Curie. Les interventions de ce dernier et d'un membre de l'Académie suédoise permettront que le nom de Marie Curie figure aux côtés des deux lauréats.

A partir de 1908 elle occupe la chair de physique générale et devient ainsi la première femme Professeur à enseigner à la Sorbonne (suite à la mort accidentelle de Pierre Curie) et la première femme à occuper un poste à responsabilités dans l'enseignement supérieur. Elle ouvrira ainsi aux femmes la voie d'accès aux postes élevés de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en France.

Elle poursuit ses travaux sur le radium. Pour avoir isolé du radium métallique et déterminé sa masse atomique, elle reçoit le prix Nobel de chimie le 10 décembre 1911.

En 1914, Marie Curie est nommée Directrice du laboratoire de physique et de chimie situé dans l'Institut du Radium qu'elle occupera effectivement après la première guerre. Elle y accueilli de nombreuses femmes française et étrangères dont la chimiste norvégienne Ellen Gléditch. Elle créera en 1929 l'Institut du Radium pour la recherche et le traitement du cancer à Varsovie.

Marie Curie s'associa en 1921 à une protestation contre l'incarcération de responsable du mouvement suffragiste et prendra position en faveur du vote des femmes. Elle a aussi servi d'exemple à de nombreuses femmes qui ont suivi une carrière scientifique, particulièrement en France. Elle s'est engagée dans le combat pour la paix. Elle fut membre et vice-présidente de la Commission internationale de coopération intellectuelle de la Société des Nations à Genève où elle côtoie Albert Einstein. Elle y proposera notamment la création de bourses internationales pour soutenir les jeunes désargentés à se former dans les laboratoires. Les bourses Marie Curie de la Commission européenne respectent cet état d'esprit.

Marie Curie fut la première femme en France à obtenir un doctorat ès sciences, la première femme professeur à l'université, la première femme prix Nobel (le deuxième prix Nobel de physique attribué à une femme le sera en 1947) et la première à être couronnée deux fois. Elle a aussi été la première femme à siéger à l'Académie des Sciences (sa candidature fut rejetée en 1910 et suscita un débat sur l'accès des femmes aux Académies membres de l'Institut) lorsqu'elle fut reçue à l'Académie de Médecine en 1922. Enfin, elle est la première femme à entrer au Panthéon en 1995 en reconnaissance de son oeuvre scientifique et de ses mérites.
 

*Les informations ci-dessous sont tirées du site de l'exposition numérique Marie Curie du Ministère français de la Recherche (voir ci-dessous) et des ouvrages suivants:
 

            B. Goldsmith, Marie Curie. Portrait intime d'une femme d'exception, Paris, Dunod, 2006.

            E. Curie, Madame Curie, Paris, Gallimard, 1938.

            F. Giroud, Une femme honorable. Marie Curie, une vie, Paris, Fayard, 1981.

L'Institut Curie est né de la volonté d'une femme, Marie Curie, et de l'importance d'une cause, la lutte contre le cancer. Son origine remonte à 1909, date à laquelle l'université de Paris et l'Institut Pasteur décident de construire à frais communs l'Institut du radium, un grand laboratoire pour Marie Curie. Il a pour mission la recherche, le diagnostic et le traitement du cancer.



© A.C.J.C. Fonds Curie et Joliot-Curie


Le Musée Curie occupe le rez-de-chaussée du pavillon Curie de l'Institut du Radium, construit en 1914. Ce bâtiment abritait le laboratoire Curie, consacré à l'étude de la radioactivité et dirigé par Marie Curie jusqu'à sa mort en 1934.

 

 

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Documentation sur Marie Curie (livres, articles, films, adresses, liens Internet)

 

Lien de l'exposition numérique site du Ministère français de la Recherche présente la vie et les travaux de Marie Curie, ainsi que des explications claires et complètes sur le phénomène de la radioactivité.






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L'Association des boursiers Marie Curie est l'association des scientifiques (Boursiers Marie Curie) qui ont reçu une bourse de formation et de mobilité de la Commission européenne.




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        Page web Wikipédia sur Marie Curie-Skłodowska  

Credits - last update 30/04/2007