J'ai effectué ma thèse de doctorat (soutenue en 1973) dans le service du
Professeur I. Prigogine et le thème de recherche, qui ne m'a jamais quitté,
est la compréhension du rapport entre l'irréversibilité observée au niveau
macroscopique et la description microscopique réversible que la physique,
tant classique que quantique, propose.
Ces recherches ont abouti à la conclusion qu'une description microscopique
irréversible peut être construite qui englobe la physique quantique,
maintenant considéree comme décrivant une classe particulière de
conditions initiales.
Le mécanisme d'irréversibilité est interne à la théorie des champs
(classique ou quantique) et repose sur la présence de processus
d'auto-interactions (processus de self-énergie) bien connus.
Aucune source extérieure d'irréversibilité n'est requise.
La démonstration de la cohérence de ce point de vue est en cours de
publication dans Annals of Physics (Vol 311, N°2,314-349) dans un article
intitulé:
"Field theory reformulated without self-energy parts. Kinetic extension for
the Lee model", by M. de Haan.
Le synopsis de l'article est le suivant:
An alternative formulation of field theory is possible such that
self-energy contributions do no longer appear as dynamical processes. The
dynamics is now described by kinetic-like equations of motion, involving
more degres of freedom than in the original formulation, plus a constraint
propagating in time. Considering situations outside the equivalence
conditions provides a natural irreversible extension of quantum field.
The relevance of such extension relies on the positivity and normalization
of the extension. The feasability is examplified here on the Lee model
without focusing on a particular sector. The tool used is the single
subdynamics approach [M. de Haan and C. George, Trends Stat. Phys. 3 (2000)
115]. A partial treatment of the Lee model along those lines have been
considered for a particular sector [M. de Haan and C. George, Prog. Theor.
Phys. 109 (2003) 881]}. We intend to consider here a set of sectors using a
reduction formalism [M. de Haan, Physica A 171 (1991) 159] which provides
directly the required properties. Outside the equivalence conditions, our
approach couples sectors and the resulting statistical mixture changes its
composition with time.