L'expérience d'Engelmann


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Dans les années 1880s, le botaniste allemand Engelmann put établir un lien entre la production d'oxygène par la plante et les chloroplastes, riches en pigments de couleur verte : les chlorophylles.

Comme matériel phototrophe, il choisit l'algue verte Spirogyra. Comme détecteur à oxygène, il utilisa la bactérie Bacterium thermo qui se déplace vers les régions à haute teneur en oxygène. Comme source de lumière, il se servit d'un microscope (voir figure ci-contre).

En disposant un filament d'algue sur une lame de microscope, en présence des bactéries, en absence d'air et en présence de lumière, Engelmann put constater que les bactéries se rassemblent autour des bandes vertes du filament d'algue.

Dans un deuxième temps, il reproduisit la même expérience en interposant, entre la source de lumière et la lame de microscope, un prisme, permettant ainsi de décomposer la lumière blanche en ses diverses composantes de couleur. La plupart des bactéries se concentrait alors dans les zones de l'algue exposées au bleu et au rouge du spectre visible. On savait à cette époque que les chlorophylles présentes dans les algues absorbaient les lumières bleues et rouges. C'est pourquoi, comme la photosynthèse nécessite l'absorption de lumière, Engelmann arriva à la conclusion que les chlorophylles sont les pigments photoréceptifs actifs pour la photosynthèse.