|
La photosynthèse : un peu d'histoire et, surtout...
... quelques dixièmes de Prix Nobel au mm3!
|
|
|
|
Depuis les travaux du botaniste allemand Theodor Wilhelm Engelmann dans les années 1880, qui ont permis d'établir que les plantes doivent leur capacité à capturer la lumière et à produire de l'oxygène à la présence des chloroplastes dans le cytoplasme, d'importantes découvertes ont jalonné l'histoire des recherches sur la production d'énergie par cet organite cellulaire végétal, dont certaines furent récompensées par un Prix Nobel :
Depuis environ une trentaine d'années, les chercheurs se sont également intéressés à l'enveloppe, car ils ont alors mis au point une procédure permettant la purification de chloroplastes intacts, une étape indispensable à l'obtention de ces membranes. A partir de ce matériel, ils ont pu identifier des composants de nature protéique, ancrés dans la membrane, dont le rôle est de sélectionner, parmi les protéines dont l'information génétique se trouve dans le noyau de la cellule et qui sont donc synthétisées dans le cytoplasme, celles qui doivent être importées dans le chloroplaste, où elles peuvent exercer leur activité. Sur les 2000 à 2500 protéines différentes qui oeuvrent au sein du chloroplaste, seule une centaine d'entre elles est codée par le génome de cet organite cellulaire. Toutes les autres sont donc codées par l'ADN du noyau de la cellule végétale, synthétisées au sein du cytoplasme et dirigées ensuite vers le chloroplaste. L'étude de la signalisation cellulaire assurant l'acheminement correct des protéines codées par le génome du noyau vers leur destination finale dans la cellule (la mitochondrie, le chloroplaste, le reticulum endoplasmique, etc.) a également été récompensée par un Prix Nobel de la catégorie «physiologie ou médecine», attribué à Günter Blobel en 1999 (www.nobel.se/medicine/laureates/1999/). Et là aussi il est question notamment d'énergie! En effet, d'une part, ces aiguillages de protéines sont impossibles sans dépense d'énergie (sous forme de nucléotides triphosphates tels que l'ATP et le GTP), d'autre part, ils sont indispensables au fonctionnement même de l'organite cellulaire et par conséquent à sa production d'énergie. |
|
|
|
|
|
|