Les techniques et colorations

histologiques et histochimiques

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Les techniques et colorations histologiques et histochimiques Une "bonne" préparation est celle dont les structures sont conservées aussi fidèlement proches de l'état in vivo que possible. Immédiatement après leur prélèvement, les pièces sont plongées dans un liquide fixateur de composition variable (à base de formol, bichromate, acides acétique ou picrique, etc.). Ce liquide assure la fixation des structures, c'est-à-dire l'immobilisation des chaînes protéiques par la formation de ponts de liaison entre elles (= cross linking). Après un séjour d'une durée variable dans l'un de ces fixateurs, le tissu est ensuite déshydraté par passage dans des alcools de degrés croissants, pour ensuite être complètement imprégné de paraffine. Ceci lui confère une consistance permettant de le débiter en tranches minces (de 2 à 6 micromètres) dont la minceur permettra justement de l'observer par transparence au microscope. Une fois ces tranches minces étalées et collées sur lames de verre, il faut les colorer, car leur transparence même et l'absence de différences notables d'indice de réfraction au sein des tissus interdiraient autrement de rien y apercevoir. Les colorations utilisées par l'histologiste pour conférer aux structures tissulaires les contrastes nécessaires à leur visualisation sont multiples. Elles sont, le plus souvent, le résultat de nombreux essais empiriques, dont les débuts sont contemporains de l'avènement du microscope optique. Il s'agit en général de recettes qui n'ont, pour le non spécialiste, qu'un intérêt très limité. Un tableau est présenté, indiquant les teintes obtenues dans les préparations à la suite de l'emploi des plus fréquentes parmi ces colorations. Deux colorations histochimiques méritent une attention particulière : la réaction du P.A.S. et la métachromasie. Ces deux procédés ont leur importance dans l'histochimie des glycoconjugués et sont donc fort utilisés en histologie et histopathologie.