50 Avenue F. Roosevelt, 1050 Bruxelles – Belgique. E-mail: jlejoly@ulb.ac.be
(avril 2001 à octobre 2002)
______________________________________________________________________________________________
1. Illustration des plantes médicinales africaines.
La meilleure façon d'éviter les confusions d'emploi des plantes médicinales dans la recette consiste à placer à côté de chaque nom de plante médicinale des photos en couleurs de la plante entière et de ses parties les plus utiles pour améliorer leur identification. Des planches en noir et blanc seront également ajoutées pour compléter l'information fournie par les photos couleur car elles permettent d'attirer l'attention sur des détails nécessaires pour confirmer une identification correcte. De nombreuses illustrations de ce type existent déjà, notamment dans la collection « Médecine traditionnelle et pharmacopée » publiée par l’Agence intergouvernementale de la Francophonie par le passé.
Les capacités actuelles des ordinateurs personnels et des logiciels permettent d'envisager cette méthode rapide de l'identification par comparaison avec des images.
2.
Localisation géographique des plantes médicinales africaines.
Lors de l'identification ou de la recherche d'une plante médicinale, l'utilisateur doit tenir compte de son aire de distribution. Actuellement les cartes de localisation des plantes sont disséminées dans des centaines de publications. Leur mise à disposition sur Internet associée à l'image de la plante permettra d'informer rapidement les utilisateurs si la plante existe dans leur pays et où ils peuvent éventuellement la trouver.
3. Gestion
durable des plantes médicinales
Une utilisation plus intensive des plantes médicinales doit nécessairement tenir compte de la disponibilité à long terme des produits utilisés; dans ce but, il est prévu de définir le statut conservatoire des principales plantes médicinales retenues: plantes non vulnérables, vulnérables, en déclin, menacées.
Cette opération sera menée via des concertations au niveau national et régional par chacun des partenaires:
- en Tunisie et en Afrique du Nord
- au Bénin et en Afrique occidentale
- au Cameroun et en Afrique centrale
- au Burundi et en Afrique de l'Est.
La concertation avec les botanistes et les institutions spécialisées en pharmacopée traditionnelle mettra en évidence les plantes médicinales les plus utilisées et leur conservation éventuelle in situ dans des aires protégées et ex situ dans des jardins botaniques.
4.
Consultation directe des recettes en ligne
Actuellement la consultation des
recettes est rendue difficile car elles existent à l'état disséminé dans des dizaines de livres différents peu
accessibles à beaucoup d'utilisateurs. Par ailleurs les synthèses existantes,
comme par exemple dans la banque de données Pharmel (ancienne
et dont toutes les données sont difficiles d’accès : données codées du
fait des limites des technologies de l’époque, banque de données non
interrogeable à distance), fournissent uniquement les éléments constitutifs de
la recette et sa référence bibliographique. Il est proposé de mettre en ligne
sur Internet les recettes traditionnelles utilisées le plus fréquemment et
faisant en quelque sorte partie de la pharmacopée populaire africaine. La
recette complète sera introduite en indiquant les quantités requises, les
concentrations et la posologie et en mentionnant l'origine de l'information.
5. Forum avec remarques des utilisateurs
Lorsque
la diffusion des recettes aura été mise en place sur Internet, il est prévu de
reprendre contact avec les utilisateurs déjà consultés au point 3 ci-dessus
afin de les informer du nouveau système mis en place ce qui constitue en
quelque sorte pour eux un retour de l'information traitée. Il leur sera proposé
de constituer un forum engrangeant les remarques concernant l'utilisation des
plantes médicinales et des recettes. Ces remarques seront adjointes en addenda
après l'énoncé des recettes.