Les planètes et les petits corps du système solaire


L'intention initiale de ce CD-ROM étant d'apporter quelques illustrations et explications relatives à l'astrophysique qui vient d'être introduite dans les nouveaux programmes de physique, il n'était sans doute pas indispensable de consacrer une page complète au système planétaire qui entoure cette étoile nommée Soleil. Cependant, comme celle-ci nous concerne au premier plan et qu'une multitude d'images plus spectaculaires les unes que les autres sont disponibles, il était évidemment plus que tentant d'en présenter un aperçu ici.

Le superbe site The nine planets constitue une excellente introduction au système solaire. Il en existe quelques traductions et adaptations en français (par exemple Les 9 planètes), mais pour avoir la garantie d'obtenir les informations les plus à jour, il paraît préférable de consulter la version originale en anglais. Les utilisateurs qui ne disposent pas d'une connexion à l'Internet trouveront une copie de ce site sur ce CD-ROM


Hormis le Soleil, dont la taille domine très largement celles de tous ses autres membres, le système solaire compte quelques « gros » corps, les planètes, et de nombreux autres petits corps, les comètes et les astéroïdes.
Les planètes circulent autour du Soleil sur des orbites à peu près circulaires et voisines du plan de l'écliptique (plan de l'orbite terrestre). Par ordre de distance au Soleil ce sont : Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton.
Les quatre premières (Mercure, Vénus, Terre, Mars) ont des diamètres compris grosso modo entre 5 000 et 12 000 km et des masses volumiques entre 4 et 5,5 g/cm3. Elles sont rocheuses et possèdent une surface solide. Elles constituent l'ensemble des planètes telluriques.
Les quatre suivantes (Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune) ont des diamètres beaucoup plus grands, compris entre 50 000 et 140 000 km et possèdent des masses volumiques de l'ordre de 1 g/cm3. Elles sont essentiellement constituées de gaz (hydrogène, hélium, méthane, ammoniac,...). Pour cette raison, elles ont été baptisées planètes gazeuses (on dit parfois planètes géantes). Malgré leurs grands diamètres, elles effectuent leur rotation en une dizaine d'heures, raison pour laquelle les structures de leurs « atmosphères » sont étirées en bandes parallèles à l'équateur. Enfin, ces planètes possèdent toutes des anneaux (seuls ceux de Saturne sont aussi grandioses).
Entre les orbites de Mars et de Jupiter, on a découvert un grand nombre de petits corps, les astéroïdes ou petites planètes. On en compte actuellement une vingtaine de milliers, mais on en découvre de nouveaux chaque mois. Le plus gros, Cérès, atteint presque 1 000 km de diamètre, mais la majorité ne dépassent pas un à quelques dizaines de kilomètres.
Le cas de Pluton est particulier, en ce sens que, depuis 1992, on découvre une série de petits corps semblables aux astéroïdes, mais ayant leurs orbites au-delà de celle de Neptune et dénommés pour cette raison objets transneptuniens (ou TNO selon l'abréviation anglaise). Cette nouvelle ceinture d'astéroïdes porte le nom de ceinture de Kuiper. Les diamètres des objets déjà découverts sont de l'ordre de quelques centaines de kilomètres et les plus gros rivalisent avec Pluton. Il se dessine une tendance de plus en plus marquée à déclasser Pluton de la famille des planètes et à ne plus le considérer que comme un TNO.
Les comètes circulent sur des orbites en général très elliptiques (allongées), qui les amènent pour certaines (c'est le cas de la comète de Halley) à traverser périodiquement tout le système solaire. En outre, les plans des orbites cométaires ont des orientations quelconques.
Afin de rendre compte du fait que les comètes se déplacent dans toutes les directions dans le système solaire, l'astronome Oort a été amené à postuler l'existence d'un vaste réservoir de comètes, de forme sphéroïdale, situé aux confins du système solaire. Ce nuage, dont l'existence est toujours hypothétique, est appelé le nuage de Oort. Il posséderait un rayon de l'ordre d'une année de lumière !

Montage présentant les huit grosses planètes du système solaire (Pluton n'est pas illustré). Les proportions des diamètres ne sont pas respectées.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.


Mercure

Mosaïque d'images reconstituant un quartier de Mercure. Comme tous les corps dépourvus d'atmosphère, son sol présente de nombreux cratères d'impact.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.


Vénus

Vue de la couche nuageuse supérieure de Vénus par Mariner 10. L'atmosphère très dense (pression au sol avoisinant nonante fois la pression atmosphérique terrestre au sol) en masque la surface solide.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Cartographie radar de la surface par la sonde Magellan (image en fausses couleurs).
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Le cratère Dickinson et les coulées qui l'entourent témoignent, comme d'autres, de l'existence d'une activité volcanique passée.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.


La Lune

Unique satellite naturel de la Terre, la Lune est le seul astre à présenter une topographie visible à l'oeil nu. Les vastes plaines sombres appelées « mers » ne contiennent pas d'eau. Les régions plus claires, au relief très accentué, sont les « continents ». La Lune nous présente en permanence la même face, en raison du fait que sa période de rotation est exactement égale à sa période de révolution ; cette égalité n'est pas un effet du hasard, mais le résultat des effets de marées exercées par la Terre sur le manteau lunaire.
Crédit : National Optical Astronomy Observatory / Association of Universities for Research in Astronomy / National Science Foundation.

La Lune connaît des phases (nouvelle lune, premier quartier, pleine lune, dernier quartier) qui résultent du jeu de l'éclairage par le Soleil et de l'orientation de l'hémisphère éclairé vis-à-vis de la Terre. Voici la Lune en croissant entre le dernier quartier et la nouvelle lune.
Crédit : European Southern Observatory.


Mars

Cet ensemble de quatre images présente l'entièreté de la surface de Mars. Outre de vastes formations sombres, on note la présence d'une calotte polaire ainsi que de brumes matinales (liseré bleuâtre) au limbe où le Soleil se lève (à gauche sur les images).
Crédit : Space Telescope Science Institute (STScI, NASA).

Mosaïque d'images de la région de Valles Marineris (la vallée de Mariner), un gigantesque canyon, baptisé du nom de la première sonde à avoir exploré Mars. Il s'étend en longitude sur plus d'un demi-hémisphère. Le point de vue étant trop proche de la surface, l'image ne couvre pas tout un hémisphère.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Sur l'hémisphère opposé, on découvre le vaste cratère Schiaparelli (près du centre). En bas à droite, sur le limbe, apparaît en clair la gigantesque plaine Hellas.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

En 1976, les sondes Viking sont les premiers engins terrestres à se poser sur le sol de Mars. Voici une des « cartes postales » transmises. Le sol présente une couleur rouille, due à la présence d'oxydes dans le sol, qui est à l'origine du nom de planète rouge attribué à Mars.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Le relief martien prend parfois des aspects qui peuvent évoquer, par exemple, une figure humaine. Mais en y regardant à haute résolution...
Crédit : NASA/JPL/Caltech.


Jupiter

Plus grosse planète du système solaire, Jupiter est essentiellement gazeux. Malgré son diamètre plus de onze fois supérieur à celui de la Terre, il effectue une rotation en moins de dix heures. Ses caractéristiques visibles les plus marquantes sont l'aplatissement de son globe ainsi que les structures nuageuses alternativement sombres (bandes) et claires (zones), sans oublier la grande tache rouge.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Au cours de son approche, la sonde Voyager 1 a transmis des images de Jupiter et de la grande tache rouge prises à chaque rotation de la planète. Voici une séquence animée de l'ensemble du globe...
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

... et un gros plan sur la région de la tache rouge. Voyez comment les structures gazeuses circulent et se déforment !
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

La sonde Galileo a transmis une image en très haute résolution de la tache rouge.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Les sondes Voyager ont permis de découvrir l'existence d'un anneau autour de Jupiter. Il est extrêmement ténu (rien à voir avec celui de Saturne) et, d'ailleurs, invisible depuis la Terre. On en voit ici une image à contre-jour.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Lorsque Galilée observa Jupiter avec sa lunette en 1610 pour la première fois, il découvrit quatre grosses lunes gravitant autour de Jupiter : Io, Europe, Ganymède et Callisto, qui sont actuellement connus sous l'appellation de satellites galiléens. L'image ci-contre est un montage et les proportions des tailles ne sont pas respectées. Jupiter possède plusieurs autres satellites, mais leurs dimensions ne dépassent pas quelques dizaines de kilomètres.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.


Tailles relatives des quatre satellites galiléens par ordre de distance à Jupiter : Io, Europe, Ganymède et Callisto. À titre de comparaison, le diamètre de la Lune est intermédiaire entre ceux d'Io et d'Europe.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Io, le satellite galiléen qui gravite le plus près de Jupiter (le rayon de son orbite ne vaut que 5,9 fois le rayon de la planète et il la boucle en 1,78 jour), subit des effets de marée qui lui assurent un échauffement interne. L'absence de cratères d'impact indique que sa surface est perpétuellement remodelée (durée caractéristique : 200 ans).
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

L'une des plus grosses surprises révélées par les sondes Voyager, les premières à avoir survolé Io, réside dans la mise en évidence de plusieurs volcans actifs éjectant des panaches de gaz à des altitudes proches de 300 km !
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Des années plus tard, la sonde Galileo a mis en évidence d'autres volcans actifs. Ici, deux éruptions se déroulent simultanément.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Europe possède une surface particulièrement lisse : le relief atteint rarement plus de quelques centaines de mètres et les cratères en sont quasiment absents. Sa surface semble formée d'une couche de glace sale fracturée (lignes sombres).
Le manque d'images en haute résolution pour certaines régions est à l'origine des lacunes dans l'image composite.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Ganymède est le plus gros satellite du système solaire (5 268 km de diamètre). Il dépasse les planètes Mercure et Pluton en diamètre. Sa surface semble également constituée de glace couverte d'un dépôt sombre ; lors des impacts de météorites, de la glace propre est mise à jour, donnant aux cratères leur aspect très clair.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Autre mosaïque d'images de Ganymède, en couleurs.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

L'extrême densité de cratères sur Callisto donne à croire que sa surface est celle qui n'a plus été remodelée depuis le plus longtemps dans le système solaire (3,5 milliards d'années). La formation la plus spectaculaire est la structure circulaire Valhalla, témoin de l'impact d'une météorite énorme.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.


Saturne

Avec son anneau, Saturne est incontestablement la planète la plus spectaculaire à observer. Elle présente également la propriété exceptionnelle d'avoir une masse volumique moyenne de 0,69 g/cm3, signifiant qu'elle flotterait sur l'eau !
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Les deux larges anneaux bien visibles de Saturne se sont révélés posséder une structure complexe ; il y a lieu de parler de milliers d'anneaux étroits ou « annelets ». Ils sont constitués par l'accumulation d'une phénoménale quantité de fragments rocheux glacés gravitant chacun pour leur propre compte autour de la planète. Les régions extérieures accomplissent donc leurs révolutions en plus de temps que les régions plus internes.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Les anneaux sont situés dans le plan équatorial de la planète et sont extrêmement fins (moins de 1 km, pense-t-on). Ce plan étant incliné par rapport à l'écliptique, il nous présente sa face nord durant une demi-orbite de Saturne et sa face sud durant l'autre. Tous les quinze ans environ, ils se présentent par la tranche et deviennent quasiment invisibles. C'est alors l'occasion de chercher à découvrir ou retrouver de petits satellites. Sur l'image d'août 1995 on peut voir Titan, le plus gros satellite de Saturne, et son ombre qui se projette sur la planète. À noter également l'aplatissement très marqué du globe (10,5 %), le plus grand de toutes les planètes du système solaire. L'anneau extérieur (moins clair) est désigné A et l'anneau le plus brillant B ; à l'intérieur de ce dernier, un troisième anneau, l'anneau C ou anneau de crêpe, très ténu, est d'autant mieux visible qu'il se présente moins de face. La large division de Cassini sépare les anneaux A et B. L'anneau A contient lui-même une lacune, la division de Encke.
Crédit : Space Telescope Science Institute (STScI, NASA).

À l'extérieur de l'anneau A se situe un entrelacs de trois autres anneaux filiformes constituant l'anneau F. Cette structure complexe et son confinement sont attribués à l'influence gravitationnelle de deux satellites baptisés bergers pour cette raison.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Titan est le deuxième plus gros satellite du système solaire (5 150 km de diamètre). Il est le seul à posséder une atmosphère substantielle. Elle est composée d'azote essentiellement. La présence de méthane liquide au sol est probable, ainsi que de vapeurs et pluies de méthane dans l'atmosphère.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Rhéa est le deuxième plus gros satellite de Saturne (1 530 km de diamètre), mais est nettement plus petit que Titan.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

À peine plus petit que Rhéa, Japet (1 460 km de diamètre) présente une particularité remarquable : comme bien d'autres satellites, il présente toujours la même face vers sa planète et expose donc toujours le même hémisphère vers l'avant de son mouvement autour de sa planète ; il se fait que cet hémisphère est dix à quinze fois plus sombre que l'autre.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Dioné (1 120 km de diamètre) présente aussi toujours le même hémisphère vers l'avant de son mouvement orbital ; celui-ci est criblé de cratères, alors que l'autre présente un réseau de traînées claires et très peu de cratères.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Téthys (1 060 km de diamètre) présente un très vaste cratère d'impact aux antipodes de la fracture visible sur cette image.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Encelade (498 km de diamètre) possède une surface qui réfléchit 90 % de la lumière qu'elle reçoit (albédo). C'est énorme (l'albédo de la face sombre de Japet n'est que de 3 à 5 %).
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Mimas (392 km de diamètre) est le plus petit satellite de Saturne à posséder une forme quasi sphérique. Il est dominé par un cratère qui mesure près du tiers de son propre diamètre.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.


Uranus

Uranus présente la particularité d'avoir son axe de rotation quasiment couché dans son plan de révolution. À l'époque d'un solstice uranien, le Soleil se trouve à peu près à la verticale du pôle. Uranus présente également des structures atmosphériques étirées parallèlement à son équateur, mais qui n'apparaissent que sur des images traitées, en fausses couleurs.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

À l'occasion du passage d'Uranus devant une étoile, on a enregistré une série d'occultations avant et après le phénomène principal ; c'est ainsi que les anneaux d'Uranus ont été détectés depuis la Terre.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

La sonde Voyager 2 a pu les photographier et mettre en évidence d'autres anneaux, plus diffus.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Sur ce montage, on a fait apparaître Uranus (image en fausses couleurs), ses anneaux et le déplacement de plusieurs petits satellites découverts par Voyager 2.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Depuis la Terre, on avait découvert les cinq plus gros satellites d'Uranus : Miranda, Ariel, Umbriel, Titania et Obéron. Ils sont représentés ici avec leurs tailles à l'échelle. Miranda est le plus petit des cinq (472 km de diamètre) et Titania le plus gros (1578 km).
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Miranda.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Ariel.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Umbriel.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Titania.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Obéron.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.


Neptune

Neptune est la dernière grosse planète du système solaire. Les bandes nuageuses y sont plus marquées que sur Uranus.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.


On y distingue également la Grande tache sombre qui rappelle la Grande tache rouge de Jupiter.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Des nuages en altitude portent des ombres.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Comme les bandes sombres, les nuages sont étirés parallèlement à l'équateur.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Une autre tache sombre, plus petite et située dans l'hémisphère Sud, est surnommée le Scooter.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Détail de la Grande tache sombre.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

La sonde Voyager 2 a découvert des anneaux autour de Neptune. Depuis la Terre, on n'avait mis en évidence que des arcs, qui se sont révélés être les parties les plus brillantes des anneaux.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Neptune possède un seul gros satellite, Triton (ci-contre, 2 700 km de diamètre). Il est accompagné de sept petits autres, dont seul Néréide (340 km) a été découvert depuis la Terre.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.


Pluton

Pluton est la seule planète du système solaire encore inexplorée à ce jour par une sonde spatiale. Les performances du télescope spatial Hubble ont néanmoins permis d'en obtenir des images (petites « taches » dans la partie supérieure du montage ; les grands globes sont des modèles numériques).
Crédit : Space Telescope Science Institute (STScI, NASA).

Charon, le seul satellite connu de Pluton, a été découvert en 1978. Grâce à cette découverte, il devenait possible de déterminer la masse totale du couple, grâce à la troisième loi de Kepler. Il s'est alors avéré que les estimations très incertaines que l'on en avait étaient largement surestimées.
Crédit : National Optical Astronomy Observatory / Association of Universities for Research in Astronomy / National Science Foundation.

Sur cette image du couple Pluton - Charon, les proportions des distances et des diamètres sont respectées.
Crédit : Space Telescope Science Institute (STScI, NASA).

Pluton peut-il encore être considéré comme la neuvième planète du système solaire ? La découverte de nombreux corps gravitant au-delà de l'orbite de Neptune (objets transneptuniens), dont certains ont un diamètre du même ordre de grandeur que celui de Pluton (voire supérieur à celui de son satellite Charon), donne davantage de pertinence à la question.
Crédit : European Southern Observatory.


Petits corps

La comète Ikeya-Seki. Selon le modèle de F. Whipple, une comète consiste en une « boule de neige sale », le noyau, en général de forme irrégulière et dont les dimensions sont de l'ordre du kilomètre. Les glaces du noyau subliment à son approche du Soleil, libérant gaz et poussières qui forment une chevelure (coma) ainsi qu'une ou plusieurs queues suite à l'interaction avec le rayonnement et le vent solaires. Les queues cométaires sont toujours dirigées à l'opposé au Soleil.
Crédit : National Optical Astronomy Observatory / Association of Universities for Research in Astronomy / National Science Foundation.

De nombreux petits corps gravitent entre les orbites de Mars et de Jupiter : ce sont les astéroïdes ou petites planètes (950 km de diamètre pour Cérès, le plus gros d'entre eux). Parmi eux, Éros (image ci-contre), photographié par la sonde NEAR (Near Earth Asteroid Rendez-vous) qui s'est satellisée autour de lui avant d'y être projetée. Les astéroïdes sont de petits corps rocheux (parfois très riches en métaux) qui ont subi, comme les autres corps du système solaire, un bombardement météoritique, dont les cratères d'impact témoignent. La dimension et la masse de ces corps sont trop petites pour que la gravité soit capable de leur imposer une forme à peu près sphérique.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Cette image et les trois suivantes sont les dernières transmises par la sonde NEAR. Celle-ci est prise depuis une altitude de 1150 m du sol...
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

... 700 m...
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

... 250 m...
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

... Contact !
La transmission de cette image, la dernière de la série, prise depuis une altitude de 120 m, a été interrompue lors du contact de la sonde avec le sol d'Éros.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

L'astéroïde Gaspra. Mosaïque d'images obtenues par la sonde Galileo au cours de son périple vers Jupiter. Dans sa plus grande dimension, il ne mesure que 19 km. Les petits corps (moins de quelques centaines de kilomètres) ne parviennent pas à adopter la forme à peu près sphérique des planètes. Leur propre champ de gravité n'est pas suffisant pour ce faire.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.

Une surprise nous est réservée par l'astéroïde Ida : on découvre, à droite sur l'image, la présence d'un satellite, Dactyl. La plus grande dimension de Ida est de 58 km. Dactyl présente une forme assez ronde de diamètre voisin de 1,5 km ; il gravite à quelque 90 km de Ida.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.


Deux vues de l'astéroïde Mathilde, qui mesure environ 59 km sur 47 km. Découvert en 1885 par Johann Palisa, il a été baptisé ainsi en l'honneur de... l'épouse de l'astronome Moritz Loewy, vice-directeur de l'observatoire de Paris à l'époque. Il est d'usage, en effet, que le découvreur d'un astéroïde en propose le nom. Les comètes, par contre, reçoivent le nom de leur découvreur.
Crédit : NASA/JPL/Caltech.


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