Fondation médicale Reine Elisabeth

Pour 2011-2013, la Fondation médicale Reine Elisabeth (FMRE) a choisi de soutenir trois projets ULB.

Rôle des facteurs de transcription doublesex/mab3 related (DMRT) dans la régionalisation du cortex cérébral

Le cortex cérébral, une des régions majeures du cerveau responsable de la coordination des fonctions cognitives, motrices et sensorielles, est une structure complexe, constituée de centaines de types de neurones et de cellules gliales, organisée en six couches de cellules et en différentes aires ayant des fonctions distinctes. Les mécanismes moléculaires contrôlant son développement et en particulier ceux impliqués dans la définition des aires corticales sont encore mal connus.

Le laboratoire de Génétique du Développement (Faculté des Sciences) a montré que le gène DMRT5 est exprimé en gradient dans les cellules progénitrices du cortex cérébral, l'expression la plus forte étant détectée dans sa partie postérieure-médiane, et qu'il joue un rôle clef dans la régionalisation des progéniteurs corticaux. Le projet de recherche soutenu par la FMRE vise à mieux comprendre comment l'expression en gradient de DMRT5 est établie dans les progéniteurs corticaux et comment ce facteur de transcription contrôle la régionalisation précoce du cortex cérébral.

Le projet intitulé "Rôle des facteurs de transcription doublesex/mab3 related (DMRT) dans la régionalisation du cortex cérébral" est mené par l'équipe d'Eric Bellefroid au sein du Laboratoire de Génétique du Développement (Institut de Biologie et de Médecine Moléculaires, Faculté des Sciences).

Rôles de populations neuronales et de gènes spécifiques dans les fonctions et maladies du système cérébral des noyaux de la base

Les noyaux de la base forment un réseau de neurones sous-corticaux impliqués dans le contrôle et l'apprentissage des mouvements et dans les comportements motivationnels. Les rôles de populations neuronales distinctes qui constituent ce réseau dans les fonctions d'intégration des noyaux de la base, ainsi que les gènes spécifiques impliqués dans ces processus restent partiellement méconnus. Ce réseau de neurones est affecté dans des maladies neurodégénératives menant à des désordres des mouvements comme les maladies de Parkinson et de Huntington et est également la cible principale dans les assuétudes aux drogues et la schizophrénie. Pour toutes ces maladies, les mécanismes moléculaires impliqués restent largement inconnus, empêchant dès lors le développement de stratégies thérapeutiques adéquates.

Par une approche alliant identification de gènes spécifiques par "profiling" génétique, ablation spécifique de populations neuronales ou inactivation spécifique de gènes dans ces populations, ainsi que leur activation in vivo par optogénétique, le projet du Laboratoire de Neurophysiologie (Faculté de Médecine) soutenu par la FMRE vise à disséquer les propriétés fonctionnelles de ces différentes populations neuronales et à identifier leurs implications en pathologie.

Le projet intitulé "Rôles de populations neuronales et de gènes spécifiques dans les fonctions et maladies du système cérébral des noyaux de la base" est mené par l'équipe de Serge Schiffmann, du Laboratoire de Neurophysiologie (Faculté de Médecine).

From stem cells to cortical networks

Le groupe de Pierre Vanderhaeghen (IRIBHM, Faculté de Médecine) étudie le développement du cortex cérébral, structure complexe et essentielle de notre cerveau. Son projet se base sur un modèle de génération 'in vitro' de neurones corticaux à partir de cellules souches embryonnaires humaines et de souris. Grâce à cet outil novateur, il explore en particulier les mécanismes moléculaires du développement cortical chez la souris et l'homme, en tentant de faire le lien avec des gènes impliqués dans l'évolution du cerveau humain.

Il étudie en outre les mécanismes physiopathologiques de certaines maladies neurologiques humaines, grâce à des modèles analogues développés à partir de cellules souches dérivées de patients atteints de malformations cérébrales.

Le projet intitulé "From stem cells to cortical networks" est mené par l'équipe de Pierre Vanderhaeghen, de l'IRIBHM (Faculté de Médecine).