ARC "Convective instabilities in porous media and sea ice (CONVINCE)"

Comment le CO2 pénètre-t-il la glace ? Le réchauffement climatique est lié à l'augmentation de la concentration de gaz à effets de serre, en particulier le CO2, dans l'atmosphère. Plus exactement, c'est la balance entre la production de ces gaz et son absorption naturelle qui est déséquilibrée. Le CO2 peut en effet être métabolisé par les plantes ou capturé dans la glace.

C'est sur ce dernier point que se focalise le projet CONVINCE. Plus particulièrement, le projet se concentre sur la compréhension du rôle des mouvements de convection, un mouvement généré suite au déplacement de fluides et liquides, sur l'emprisonnement du dioxyde de carbone dans la glace de banquises.

L'équipe du Laboratoire de Chimie Physique non linéaire - Faculté des Sciences prévoit la mise au point d'un modèle expérimental d'interaction gaz-glace-eau pour observer les interactions entre les trois milieux.Le challenge étant de se rapprocher le plus possible des conditions naturelles.

Ces observations expérimentales seront croisées avec des observations de terrain: le Laboratoire de Glaciologie - Faculté des Sciences examine ses « carottes de glace », prélevées dans les banquises des régions polaires, pour déterminer la balance entre les processus de « source » et de « puits » de dioxyde de carbone au sein de celles-ci, et donc l'efficacité avec laquelle elles contribuent à la régulation du CO2 atmosphérique produit par l'homme. Les chercheurs ont déjà pu déterminer que le dioxyde de carbone est prélevé en quantité importante par la glace durant les périodes estivales, ces échanges étant en grande partie contrôlés par les transports convectifs au sein du solide. Lors de la croissance de la glace, au contraire, les mouvements de convection sont réduits et le CO2 est rejeté dans sa majorité dans l'eau sous-jacente.

Les observations des deux équipes seront ensuite analysées et comparées à une modélisation théorique faite par le Service de Physique Statistique - Fcaulté des Sciences.

Les chercheurs espèrent ainsi extrapoler leurs conclusions pour estimer la quantité de CO2 que les banquises pourraient absorber et contribuer aux prédictions concernant notre avenir climatique.


Anne DE WIT

Faculté des Sciences

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