Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
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Stefan MICHIELS (Chercheur qualifié FNRS)

Parcours

" Lorsque je développe des méthodes statistiques pour la recherche médicale, j'ai l'impression que mon travail est utile à la société. C'est un sentiment extrêmement gratifiant que je ne ressentais pas forcément en intervenant dans d'autres domaines scientifiques ", confie Stefan Michiels, aujourd'hui docteur en Biostatistiques.

A la fin de ses études secondaires, Stefan Michiels choisit d'emblée de s'inscrire en Faculté de Mathématiques appliquées à la KU Leuven. Rapidement, son intérêt se porte vers l'application des statistiques. En 1998, son diplôme en poche, il décide donc d'entamer un second master dans cette discipline. Un domaine dans lequel il s'investit déjà puisqu'il travaille à mi-temps dans son université, en tant que collaborateur scientifique au Centre universitaire de Statistique. Il est consultant auprès des chercheurs qui ont besoin des méthodes statistiques dans le cadre de leurs recherches.

En 2001, Stefan Michiels fait la connaissance de Catherine Hill, une épidémiologiste française renommée, notamment responsable du Service de Biostatistique et d'épidémiologie de l'Institut Gustave Roussy (France), un grand centre européen de lutte contre le cancer. Cette rencontre s'avère déterminante pour la suite de son parcours professionnel : il décroche en effet un poste de biostatisticien au sein de son équipe. Depuis, il se consacre principalement à l'étude des biomarqueurs génétiques : " La récente révolution génomique a changé les perspectives de la recherche en cancérologie. Désormais, il est possible de développer des thérapies ciblées grâce à ce qu'on appelle des " biomarqueurs ". Ces caractéristiques biologiques permettent de prédire le devenir clinique et la réponse au traitement de patients atteints d'un cancer ", indique le chercheur.

En parallèle de ses recherches, Stefan Michiels entreprend un doctorat en Biostatistiques à l'Ecole de Santé Publique de l'Université Paris Sud. Sous la direction du professeur Simone Benhamou, sa thèse porte sur l'analyse statistique des biopuces. " Ce sont des puces à ADN qui mesurent simultanément l'expression de dizaines de milliers de gènes, à partir d'un seul prélèvement de tissus. Mon domaine de recherche étant la cancérologie, on peut ainsi prélever une tumeur chez des patientes atteintes d'un cancer du sein, congeler le tissu et analyser le niveau d'expression des gènes grâce à ces biopuces". En 2008, il reçoit le titre de docteur en Biostatistiques.

Par la suite, Stefan Michiels rejoint, durant plusieurs mois, le Département de Biostatistiques et de Bioinformatiques de l'Université de Duke, en Caroline du Nord (Etats-Unis). De retour en France, il se détourne un temps de la sphère académique pour rejoindre le secteur de l'industrie pharmaceutique. Il est en effet engagé au sein de la société Solvay Pharmaceuticals en tant que consultant en statistiques pour le développement d'essais cliniques. Rapidement, il prend conscience que le monde de l'industrie n'est pas fait pour lui. En 2010, les professeurs Martine Piccart et Christos Sotiriou, deux oncologues de renom, lui proposent de travailler à leurs côtés, au sein de l'Institut Bordet. Il intègre ainsi le Laboratoire J.-C. Heuson de recherche translationelle en cancérologie mammaire, à la Faculté de Médecine de l'ULB.

Récemment, Stefan Michiels vient d'être nommé chercheur qualifié FNRS : un prestigieux mandat qui lui ouvre de nombreuses perspectives d'avenir. Aujourd'hui, ses recherches se déclinent principalement en trois volets : " Premièrement, je travaille sur la découverte de biomarqueurs qui permettraient d'expliquer l'agressivité de certains cancers du sein. Deuxièmement, j'évalue les analyses d'essais cliniques combinant de nouvelles thérapies à des biomarqueurs spécifiques. Troisièmement, je rassemble des données issues d'études comparables menées dans le monde et je les réanalyse au moyen d'outils statistiques afin d'obtenir une plus forte certitude des résultats ".

Certes, la recherche scientifique ne se conçoit pas sans partage et collaboration. Cet " esprit d'équipe " a toujours guidé Stefan Michiels dans son travail mais aussi dans ses loisirs ; depuis près de 13 ans, il pratique l'ultimate frisbee, un sport collectif reposant sur des valeurs de fair-play et de respect mutuel. Dans un tout autre registre, le chercheur apprécie également parcourir des expositions de photographies et d'art contemporain.

Contacts

Stefan MICHIELS

Institut Bordet

tel 02 541 37 43, fax 02 541 33 39,
http://publicationslist.org/stefan.michiels

Institut Jules Bordet - centre des tumeurs
localisation: rue Héger-Bordet 1, 1000 Bruxelles