Mathieu HILGERS
Faculté des Sc. sociales et politiques
tel 02 650 3423, Mathieu.Hilgers@ulb.ac.be
Campus du Solbosch
ULB CP124, avenue F.D. Roosevelt 50, 1050 Bruxelles
Mathieu HILGERS (Chargé de cours à titre définitif) |
Si nous devions dater l'attrait de Mathieu Hilgers pour l'anthropologie et la sociologie, il nous faudrait remonter à ses études secondaires, lorsqu'il visite pour la première fois le Bénin. Il apprécie tellement ce pays qu'il décide de monter une petite association caritative. Ce projet et les nombreux voyages qui en découlent ont éveillé en lui un intérêt dévorant pour le continent africain, sa culture et ses habitants. " A travers cette expérience, j'ai appris énormément sur l'Afrique, mais aussi sur les malentendus culturels, le rapport à l'autre, les difficultés qu'impliquent les différences économiques dans les relations sociales, etc. ", commente-t-il. Lors de son inscription à l'UCL, le jeune homme se tourne pourtant vers des études en philosophie. Mais, une fois son diplôme en poche, il enchaîne simultanément des études en sociologie et en anthropologie. Grâce à un mandat d'Aspirant FNRS, Mathieu Hilgers entame, ensuite, un doctorat en anthropologie à l'UCL. Sous la direction du professeur Pierre-Joseph Laurent, il consacre sa thèse aux dynamiques urbaines et politiques dans une ville qualifiée de " rebelle " au Burkina Faso : " Les théories urbaines sont largement dominées par l'analyse des grandes villes occidentales, or celles-ci sont loin d'abriter la majorité des citadins sur la planète. J'ai souhaité voir ce qu'il se passait ailleurs et m'intéresser à une petite ville d'opposition dans un pays marqué par une absence cruelle d'alternance et d'alternatives politiques, le Burkina Faso ". Il achève son doctorat en 2007. Il obtient ensuite un mandat de chargé de recherches du FNRS et réalise une partie de son post-doctorat au sein du Département de Sciences politiques de l'Université du Michigan, qui abrite l'un des plus grands centres africanistes des Etats-Unis, et au Département d'anthropologie de l'Université de Berkeley. Aux Etats-Unis, il poursuit la recherche entamée durant sa thèse qu'il publie sous forme de livre et rédige de nombreux articles scientifiques. De retour en Belgique, Mathieu Hilgers est engagé au sein du Laboratoire d'Anthropologie des mondes contemporains à l'ULB. Il analyse toujours les dynamiques urbaines et politiques des petites et moyennes villes en Afrique de l'Ouest mais aussi les révoltes en contextes " semi-autoritaire ". Par ailleurs, il mène un ambitieux projet de recherche sur le capitalisme, en collaboration avec sa compagne, anthropologue elle aussi : " Nous nous intéressons notamment à la façon dont les individus justifie leur engagement dans le capitalisme dans un contexte de crise. Nous réalisons des enquêtes sur des terrains divers. Par exemple, dans des multinationales impliquées dans des activités minières qui ont des conséquences écologiques et sociales délétères au Ghana ou encore à la City à Londres, au moment où le monde de la finance est pointé du doigt ", explique-t-il. A entendre son enthousiasme, le retrouver en salle de classe n'a rien de surprenant ! Mathieu Hilgers dispense aujourd'hui les cours d'Anthropologie du proche, d'Anthropologie de la globalisation, de Débats et controverses en anthropologie, et enfin de Colonialisme et post-colonialisme. Il veille en permanence à actualiser le contenu de ses cours en fonction de l'avancée de la recherche et de ses propres travaux. Alors que beaucoup ressentent le besoin de se déconnecter de temps en temps de leur travail, ce n'est pas le cas de Mathieu Hilgers. Sa vie professionnelle et sa vie familiale sont d'ailleurs intimement entremêlées puisque sa compagne et lui exercent le même métier : " L'anthropologie pour nous, c'est aussi une histoire de famille. Lorsque nous partons sur le terrain, c'est avec nos enfants. Quand on vit et qu'on perçoit le monde en anthropologue, les évènements quotidiens, les rencontres, même les loisirs sont des sources de réflexions. Me demander de ne pas être anthropologue, c'est comme dire à un musicien d'arrêter de jouer de la musique ou de couper la radio durant ses vacances ! ", conclut-il avec le sourire. |
Mathieu HILGERSFaculté des Sc. sociales et politiques tel 02 650 3423, Mathieu.Hilgers@ulb.ac.be Campus du Solbosch ULB CP124, avenue F.D. Roosevelt 50, 1050 Bruxelles |