Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
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Vinciane DEBAILLE (Chercheur qualifié FNRS - 2010)

Parcours

" Quand j'étais petite, j'avais envie d'étudier les volcans. Tout ce qui touchait aux sciences en général, aux roches... m'intéressait mais plus particulièrement le fonctionnement de la Terre ", se souvient Vinciane Debaille. C'est donc naturellement qu'après ses secondaires, l'étudiante se tourne vers la géologie. Des études qu'elle mènera à l'UCL et à l'ULB. " Durant mes études j'ai découvert la discipline de la géochimie isotopique, qui est une spécialité à l'ULB. Ca a été une sorte de révélation ", poursuit-elle. Pour son mémoire, Vinciane Debaille travaille sur l'Ile de Saint Paul, située dans l'Océan Indien. Les îles d'Amsterdam et de Saint-Paul, formant un district, sont les plus isolées du monde. " Ca a été ma première expérience de recherche ; menée ici en Belgique. Je n'ai en effet pas eu l'opportunité d'aller là-bas ", sourit Vinciane Debaille. " Après cette expérience, j'ai vite compris que les possibilités étaient limitées en Belgique à ce moment-là. La directrice de recherche FNRS avec qui j'avais travaillé pour mon mémoire était partie à l'étranger. J'ai donc été faire un DEA à l'université Blaise Pascal de Clermont Ferrand en volcanologie, processus magmatique et métamorphique. J'y ai travaillé durant un an sur un volcan indonésien ", explique-t-elle. Un DEA mené avec brio qui lui permet de bien se classer et d'obtenir une bourse de thèse dans cette même université. Une thèse divisée en deux parties : d'une part le volcan indonésien sur lequel elle travaillait déjà et d'autre part l'Océan atlantique et la ride atlantique. La chercheuse effectuera également une partie de ses recherches à l'école normale supérieure de Lyon.

Vient ensuite le post doctorat : " J'ai envoyé une dizaine de CV un peu partout. A chaque fois on me disait que j'avais un CV intéressant mais qu'il n'y avait pas d'argent. Finalement j'ai reçu une réponse positive ; mais de quelqu'un qui travaillait sur les roches lunaires et martiennes et non sur les roches terrestres... J'ai donc rédigé un projet en ce sens qui a été accepté et je me suis envolée pour Houston (USA)", raconte Vinciane Debaille. Après son post doctorat, la chercheuse revient en Belgique forte d'une expertise qui n'existait pas ou plus en Belgique et qu'elle tentera donc de développer. Elle y obtient un poste de 3 ans comme chargée de recherche du FNRS durant lesquels elle met en place des synergies entre l'ULB, la VUB et le Museum des Sciences naturelles pour être, au début de l'année académique 2010, nommée comme chercheuse qualifiée du FNRS.

Beau parcours donc pour la petite fille qui rêvait de volcans. " Je les étudie mais d'une manière différente. Les laves qu'on échantillonne proviennent de volcans. J'utilise ceux-ci pour étudier ce qu'il se passe sous nos pieds ", précise-t-elle. " Les trois quarts de mon temps sont consacrés aux météorites mais j'essaye de garder les pieds sur terre et de voir les applications possibles à notre planète. Grâce aux météorites, on étudie la Terre primitive, l'évolution des planètes et particulièrement la manière dont la Terre a évolué dans le passé. On croit bien connaître la Terre car on vit dessus, mais en fait pas si bien que ça : les cent premiers kilomètres de la Terre sont assez bien connus mais plus profondément on ne sait pas. C'est comme un puzzle dans lequel il manquerait des pièces. Est-ce que la Terre est une exception ? Si oui, pourquoi ? ", nous questionne la chercheuse.

Attirée depuis toujours par les volcans, c'est finalement les deux pieds sur terre qu'elle choisit de rester pour étudier les météorites. Un travail qui, loin du terrain, se fait surtout en laboratoire. " Les Etats-Unis et le Japon ont déjà de très belles collections de météorites qu'il est indispensable d'étudier. Mais en avoir plus reste nécessaire afin d'augmenter le nombre de météorites rares à notre disposition. Travailler sur les météorites implique de rester dans des laboratoires sauf cette fois-ci où nous avons la chance d'aller en Antarctique pour en trouver ", s'enthousiasme Vinciane Debaille, nous confiant que c'est un voyage inattendu. Surtout pour la grande frileuse qu'elle est.

Du feu sacré de son enfance aux secrets de la Terre qu'elle tente de percer, c'est en toute simplicité que la chercheuse trace sa route. Et quand il lui reste du temps, pour se défouler, c'est dans l'eau ou en l'air qu'elle se rend, grâce à ses deux loisirs : la plongée sous-marine et l'escalade. Une chercheuse dans son élément, quel qu'il soit, en somme !

Contacts

Vinciane DEBAILLE

Faculté des Sciences

tel 02 650 2271, fax 02 650 3748,

Campus du Solbosch

ULB CP160/02, avenue F.D. Roosevelt 50, 1050 Bruxelles