Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
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Farid DAHDOUH-GUEBAS (Chargé de cours à titre définitif - 2010)

Parcours

" Mon père voulait que je devienne technicien, électronicien ou mécanicien. Il n'y avait pas du tout de tradition scientifique dans ma famille ", raconte Farid Dahdouh-Guebas. Sa passion pour la biologie c'est à l'Athénée royal de Zaventem qu'il la découvre grâce à deux professeurs enthousiastes dont il retient les qualités de pédagogues. Après ses secondaires, il s'inscrit donc en biologie à la VUB; le néerlandais étant sa langue maternelle.

Durant ses études, Farid Dahdouh-Guebas développe un intérêt plus particulier pour l'éthologie (l'étude du comportement animal) ; un thème qu'il souhaite approfondir grâce à son mémoire. " Je suis allé voir le professeur responsable en lui disant que je voulais étudier le comportement animal et si possible d'un grand animal. Singes, éléphants, lions : le plus grand serait le mieux. Il m'a répondu qu'il avait un contact intéressant mais dans le domaine des crabes. Si ça m'intéressait, il fallait que j'apprenne l'italien, que je parte en Erasmus et que j'étudie le crabe au Kenya ", se rappelle le chercheur qui, semblant aimer les défis, apprend donc l'italien avec des cassettes, part en Erasmus à Florence et passe 3 mois au Kenya dans les mangroves pour son mémoire de fin d'étude. " A ce moment-là, les Italiens ne parlaient que leur langue mais j'ai beaucoup apprécié l'expérience grâce à laquelle je peux encore parler l'italien couramment aujourd'hui ", se réjouit le chercheur qui peut également communiquer en anglais, français et néerlandais bien sûr et a des bases en arabe et en kiswahili. Il poursuit : " Mon intérêt pour les régions tropicales est finalement un hasard. Je ne me suis jamais dit que je voulais absolument étudier des pays éloignés. C'est l'éthologie en général qui me plaisait, que ce soit à propos d'animaux vivants ou disparus, dans des régions tempérées ou tropicales. A un moment, je pensais même étudier les dinosaures... Ce sont les contacts des professeurs qui m'ont orienté ".

Farid Dahdouh-Guebas défendra son mémoire en 1994. " Je ne me sentais alors pas prêt pour un doctorat. Je trouvais qu'il me manquait les aspects socio-économiques ". Il décide dès lors de compléter sa formation par un master en Ecologie humaine qui lui a permis d'aborder les problèmes environnementaux comme la pollution de l'eau, la conservation des espèces... Des questions de socio écologie qu'ils abordent aujourd'hui dans les cours qu'il donne à l'ULB : " c'est important de leur montrer qu'il n'y a pas que la biologie et de montrer les liens entre l'homme et la nature ou entre la faune et flore", souligne le chercheur.

Sa formation complétée des éléments qui lui manquaient, Farid Dahdouh-Guebas entame alors son doctorat. Après avoir défendu sa thèse en janvier 2001, il obtient un poste d'assistant jusqu'au mois de septembre 2001, puis un poste de post doctorat de la FWO (le FNRS en Flandre) jusqu'au mois de septembre 2007. Durant ce post doc, il étudiera l'impact des crabes sur la régénération des mangroves. Dès la fin de son mandat, il décroche un poste à l'ULB où il vient d'être stabilisé. Un parcours récompensé par l'Agence Universitaire de la Francophonie qui décerna son prix au chercheur en 2009. Une première pour un Belge.

Recherche, enseignement, visites sur le terrain, l'agenda du chercheur est chargé : " J'essaye d'aller une à deux fois par an sur le terrain ; souvent durant les vacances d'été parce que c'est à ce moment-là qu'on a le plus de temps ", explique-t-il. Toujours désireux d'approfondir ses connaissances, il prévoit de se spécialiser à Dresden l'été prochain en modélisation écologique. " Cela me sera utile par exemple pour encadrer des sujets de mémoire dans ce domaine-là... ", souligne-t-il. Estimant avoir été toujours soutenu par ses professeurs qui lui ont donné la chance d'aller à gauche et à droite, de participer à des conférences... il veut à présent faire de même avec ses étudiants. " Laisser un étudiant découvrir les choses par lui-même et le soutenir : c'est le mixte qu'il faut atteindre pour offrir un bon encadrement ", estime-t-il.

Malgré toutes ces activités liées à sa recherche ou à l'enseignement, Farid Dahdouh-Guebas ne se définit pas comme un " workaholic " et trouve le temps de toucher à la musique : au didgeridoo, aux percussions ou au piano-jazz. Il aime également chanter, composer de la musique ou des poèmes. Enfin, père de famille, il précise que celle-ci a toujours été et reste sa priorité depuis le début de sa carrière. En somme, Farid Dahdouh-Guebas semble avoir bien suivi le conseil que lui prodigua un professeur à l'université : " Il faut faire ce que tu aimes et il faut le faire bien ".

Contacts

Farid DAHDOUH-GUEBAS

Faculté des Sciences

tel 02 650 2137,
http://www.ulb.ac.be/sciences/biocomplexity/

Campus de la Plaine

ULB CP264/01, boulevard du Triomphe, 1050 Bruxelles