Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
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Isabelle MEURET (Chargé de cours à titre définitif - 2008)

Parcours

"J'ai toujours eu une double passion : les langues étrangères et la littérature. A la fin de mes humanités, j'ai eu envie de découvrir Goethe et Shakespeare, d'élargir mes horizons en me plongeant dans les littératures allemande et anglaise et j'ai entamé une licence en philologie germanique anglais-allemand à l'UCL", se souvient Isabelle Meuret.

Après l'agrégation, elle devient professeur à l'athénée de Saint-Ghislain et enchaîne plusieurs intérims dans l'enseignement. Parallèlement, elle entre aux Facultés universitaires catholiques de Mons (FUCAM) : en tant qu'expert, elle encadre des séances d'exercices; puis en 1994, devenue assistante, elle donne des cours d'anglais usuel et d'anglais des affaires. Elle entame alors une thèse de doctorat qu'elle défend en 2001 à l'UCL. "Je voulais écrire une thèse pour continuer à apprendre à explorer, et tenter de conceptualiser les choses, formaliser mes idées. J'ai choisi un sujet qui s'inscrivait dans un vaste projet mené à l'université sur le thème "Femmes, Littérature et Corps" : le rapport entre écriture et pathologie, et plus particulièrement l'anorexie. J'avais découvert que d'une part, il existait une multitude de textes autobiographiques sur l'anorexie dans la littérature contemporaine et que d'autre part, de nombreux écrivains et pas des moindres - Kafka, Byron, Gide, Woolf - avaient un rapport étrange à l'écriture et au corps. Dans le cadre de mon doctorat, j'ai surtout étudié des textes contemporains provenant de cultures différentes - européennes, américaines mais aussi asiatiques ou africaines -, ce qui remettait en question la définition même de la pathologie comme étant une maladie des sociétés occidentales. Ces textes étaient fort différents de ceux de la littérature scientifique, lesquels considèrent l'anorexie uniquement comme une pathologie mentale. Je me suis donc lancée dans une étude en littérature comparée sur ce thème", explique Isabelle Meuret.

Pour mener ses recherches, elle part aux Etats-Unis : elle passe trois mois au Département d'études francophones de UCLA (University of California, à Los Angeles) et six mois dans un centre de recherche, le Clayman Institute for Gender Research, à la Stanford University. "Ce séjour a été fabuleux : j'au eu accès à des ressources incroyables et ai rencontré d'autres chercheurs à la fois accueillants et passionnants", précise la chercheuse.

De retour en Belgique, sa thèse défendue - elle sera publiée quelques années plus tard sous le titre Writing Size Zero et suivie d'une adaptation en français, L'anorexie créatrice -, elle donne des cours dans différentes universités jusqu'au moment où un poste s'ouvre en Faculté de philosophie et lettres à l'ULB : elle l'obtient en 2005 et trois ans plus tard, elle est nommée chargée de cours à titre définitif. "Grâce à ce poste, je peux me consacrer à la fois à l'enseignement et à la recherche. Mes cours de Master - Language and Culture - me permettent d'aborder l'anglais sous l'angle de la littérature et de la culture. En recherche, on peut dire que je suis entrée dans ma second life : désormais j'étudie le journalisme littéraire", constate, enthousiaste, Isabelle Meuret.

Sujet encore peu exploré en Europe - contrairement aux Etats-Unis -, le journalisme littéraire est en quelque sorte du journalisme qui se lit comme un roman : le récit traduit les émotions de l'auteur et ses impressions subjectives, tout en traitant de faits de société, et d'actualité. Appelée à encadrer des étudiants de la section "information et communication", Isabelle Meuret aborde ce nouveau domaine de recherche, ce qui la mène à évaluer la production issue de ce courant innovateur. "La recherche nourrit mon enseignement et il est pour moi essentiel d'établir des liens avec mes travaux scientifiques, et ce également afin de mieux encadrer les mémoires des étudiants. La recherche, c'est aussi mener des projets interdisciplinaires à travers le monde et participer à la réflexion d'une communauté scientifique partageant un même intérêt d'étude", explique-t-elle.

Avec des centaines d'étudiants à former, et avec la présidence du nouveau master en communication multilingue de l'ULB, Isabelle Meuret a surtout été absorbée par ses tâches d'enseignement et de gestion ces derniers mois. Et de conclure : "Je donne cours tant à de larges auditoires qu'à des séminaires d'une dizaine d'étudiants et c'est toujours la même motivation qui me guide : partager une passion pour les langues et cultures des pays anglo-saxons et contribuer à ce que les étudiants progressent dans leur maîtrise de la lingua franca du 21e siècle".

Contacts

Isabelle MEURET

Fac Lettres, Traduction et Communication

tel 02 650 4061,

Campus du Solbosch

ULB CP123, avenue F.D. Roosevelt 50, 1050 Bruxelles