Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
sommairesommairepage précédentepage précédentepage suivantepage suivanteimprimerimprimerenvoyerenvoyermarquermarquer

Vitalie FAORO (Premier Assistant - 2010)

Parcours

" J'ai toujours été admirative de l'adaptation du corps à l'effort ", raconte Vitalie Faoro, chercheuse au sein de la Faculté des Sciences de la Motricité. Pratiquant la gymnastique de haut niveau enfant, elle fait aujourd'hui de la course à pied et de l'aérobic. Vitalie Faoro a donc depuis toujours été attirée par le sport et c'est ce qui l'a poussée à entamer des études en kinésithérapie à l'ULB. " J'avais hésité un moment avec l'éducation physique mais l'étude plus théorique du corps et des pathologies m'intéressaient davantage que l'étude des différents sports ", explique-t-elle.

Après sa licence en kinésithérapie, Vitalie Faoro effectue une spécialisation d'un an en médecine du sport ; ce qui lui permet d'obtenir une bourse d'étudiant-chercheur. " La recherche m'attirait a priori plus que la pratique. J'avais notamment été particulièrement sensible aux cours de physiologie ", se souvient-elle. Vitalie Faoro intègre alors le Laboratoire de physiologie de la Faculté de Médecine où elle entame des recherches sur l'?dème pulmonaire en altitude. " Nous avons monté des expéditions en altitude ; en 2005 en Equateur, à 5000 mètres, où nous avons cherché à savoir si ce n'était pas la circulation pulmonaire qui limitait l'effort. Nous sommes également partis deux ans plus tard en Bolivie près de La Paz, au Népal ou encore au Pérou. Les tests ont été effectués sur des gens habitués à vivre en plaine et amenés à s'acclimater à l'altitude. Ces différentes expéditions ont précisé mon sujet de recherche portant sur les limites du corps en altitude au niveau cardio-respiratoire ", confie Vitalie Faoro.

Depuis deux ans, la chercheuse donne également des cours aux étudiants en kinésithérapie ayant choisi le master en prévention-santé. Elle aborde avec eux la pratique du sport par des patients diabétiques ou obèses ; des pathologies de santé publique donc. Ces thématiques sont nouvelles tant dans l'enseignement qu'au niveau de la recherche. " Nous n'avons pas beaucoup de recul sur les situations d'obésité. Nous ne disposons pas de 30 à 40 années d'études pour connaître l'impact d'une pratique sportive quotidienne face au diabète ou à l'obésité ", explique la chercheuse. Aujourd'hui, en raison de l'importance croissante de ces pathologies dans nos sociétés, l'intérêt pour celles-ci se développe petit à petit.

Pour Vitalie Faoro, " la recherche est un plaisir et doit le rester parce que c'est aussi très accaparant. Pour le moment, j'ai la chance d'allier le sport, les voyages, les rencontres et la recherche. Je pense que j'ai trouvé un domaine de recherche qui me convient. Je n'aurais pas été capable de travailler seule dans un laboratoire avec des éprouvettes par exemple. Donc si ça continue comme ça, il n'y a pas de raison d'arrêter - c'est mon moteur - mais le jour où ça ne m'amuse plus, j'arrête ".

Enfin, la chercheuse récemment devenue maman pense que malgré le côté accaparant de la recherche, celle-ci est compatible avec une vie familiale. Tout est question d'organisation avec le conjoint et l'(es) enfant(s). " Si on arrive à définir ses limites, c'est possible. Même si à un moment, il faudra peut-être faire des concessions dans un sens ou dans un autre ", sourit-elle.

Contacts

Vitalie FAORO

Faculté des Sciences de la Motricité

tel 02 555 3889,

Campus Erasme

ULB CP640, route de Lennik 808, 1070 Bruxelles